21 août 2005             Pour avoir un texte sans fond.



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Alliance
Ose Osiris
Y croire
Long courrier
Compagnon de vie
Hélène et Clara
Lettre à l'absente
Calomnie
Ne me suis pas
Je me souviens
Nos quinze ans
Camille Claudel
J'arracherai
Mon bric-à-brac
Face à elle
Blessures d'un homme
Lettre de sang
choisir son sauvetage
Dans la lumière
Mon amour grand
Un mauvais chapitre
Un peu moins sale
Des rêves anciens
Juste une pensée
Pas vraiment ça
Le temps s'évade
Symphonie du rêve


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ALLIANCE





Valérie GROSJEAN




La diversité des textes écrits par Valérie
est très étonnante.
Certes, l'amour n'est jamais très loin,
mais tout en restant toujours soigné,
son style s'adapte à chaque chanson.
Aucune formule rémanente ne permet
de reconnaître sa "patte" au premier coup d'œil.
Valérie, c'est la diversité
avec toujours le même niveau de qualité !

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Alliance


Dix années douces et belles d'attente
Sur une promesse d'amour
Faite par delà le temps
Et les printemps du jour
Du jour d'il y a dix ans
Quand il m'a dit bonjour.

C'était l'hiver ensoleillé
Dans son regard de bronze
J'y ai découvert le passionné
L'autre face du monde
Celle qui reste cachée
A la quête d'un frisson.

Alliance, acte discret et sincère
A l'abri des regards indiscrets
D'une jalousie d'autrui
Alliance, pacte d'amour dans l'éternel
Filet d'or au doigt qui caresse
La certitude de s'aimer toute une vie.

Dix années à s'aimer, à s'attendre
Sur une promesse de nous
Faite par-dessus le temps
Où les heures s'enroulent
Du bien-être des amants
A la poésie des fous.

Bien au-delà des rêves survolés
Nos corps enlacés qui se fondent
Toucher du bout des doigts, l'ivresse abandonnée
Qui attendait patiemment nos deux prénoms
Pour nous marier d'éternité
De s'aimer dans la ronde... Du monde.

Alliance, acte discret et sincère
A l'abri des regards indiscrets
D'une jalousie sur nos vies
Alliance, pacte d'amour sans vieillesse
Filet d'or au doigt qui caresse
La profondeur des sentiments qui survivent
Bien au-delà de ce qui paraît
Parce que l'amour, c'est lui
Puisque l'amour, c'est moi
Ensemble, vivons les jours de nous.


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Ose Osiris


Elle s'avance lentement vers le lit
Où repose son amour Osiris
Le cœur blafard et les yeux vides
Par la douleur qui la meurtrie
Déesse égyptienne belle et divine
Par la magie, elle le fera revivre.

D'incantations rituelles au Delta Oriental
Prêtresse Isis fera renaître son cadavre
Que Seth en quatorze morceaux dispersa
Que leur amour à jamais s'efface
" Jamais mourir ", dit-elle, " tu ne pourras
Mon roi divinisé, de treize morceaux tu ressusciteras. "

" Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde
Reviens à la vie éternelle
Quitte à jamais ton sommeil
Que nos corps se mélangent
Unique amour dans l'offrande
Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde. "

Divinité rusée qui a su le réveiller
La vie ne pouvait que les rassembler
Dieu Osiris pouvoir encore l'aimer
A tout jamais près d'elle le garder
Seul l'amour les aura sauvés
Pour survivre à l'éternité.

Amour sublime, divine puissance
Regarder grossir lentement son ventre
Bientôt naîtra leur enfant
Unis, ils deviendront une légende
Leur fils Horus a le même sang
Il est leur plus beau testament.

" Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde
Reviens à la vie éternelle
Quitte à jamais ton sommeil
Que nos corps se mélangent
Unique amour dans l'offrande
Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde. "


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Y croire


J'aimerais croire à demain
Au jour qui se lève
Pour annoncer l'été câlin
D'un soleil qui caresse
La peau satin
De se laisser matin.

J'aimerais vraiment y croire
A la nuit qui s'efface
Pour me laisser la place
D'y mettre un bout de tout
D'amour.

Je voudrais croire au destin
Le cuivre indien des rêves
Qui survit au chemin
Sans démon qui s'élève
Pour me tirer la main
M'entraîner vers l'abyme.

J'aimerais vraiment m'asseoir
Sur un lit d'étoiles
Et croire aux histoires
D'y mettre un bout de tout
De moi, d'amour.

Je voudrais croire à demain
Au jour qui s'éveille
Pour dessiner un refrain
Qui réveillera le faible
De ce qui me maintient
Les pieds et poings chagrins.

J'aimerais vraiment voir
L'horizon dans mes larmes
Et croire aux images
D'y mettre un bout de tout
De tout, d'amour
D'y mettre un bout de jour
De moi, d'amour
D'y mettre un bout de tout
D'un nous, toujours.


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Long courrier


C'est dans les mots de ces années volées
Que je te retrouve, toujours aussi passionnée
Sa majesté le ciel ne nous a pas abandonné
C'est dans tes larmes d'amour que je me suis retrouvé.

Des années ont passé sans tuer les souvenirs
D'une absence en conflit avec quelques cheveux gris
Les fenêtres du temps à la couche de ton lit
Nous ont protégés du froid vide de la nuit.

Cérémonie d'alliance dans ce long courrier
La fiancée du rêve était mon géant de papier
Aux frontières invisibles elle était là, prisonnière
Du paradis perdu, berceau d'humanité d'Eden
C'est dans ces lignes écrites que j'y voyais ses peines
Ses joies ou ses colères d'émotions dans les veines
Inoubliables alliances au cœur de ce courrier.

C'est dans les phrases des lettres à l'absente
Que j'y ai découvert cette légende d'innocence
Qui vivait en toi en compagnie du temps
A l'attente incessante d'un retour au présent.

Des années ont coulé, comme ont coulé tes larmes
Notes de voyage sur la traversée de ton drame
C'est dans tes lettres d'amour que j'ai vu ton sillage
La mer paraît si loin, garde-moi dans tes bras.

Cérémonie d'alliance dans ce long courrier
La fiancée des mots, tel un géant de papier
Dans nos rêves invisibles, elle était un poète
Du paradis perdu, berceau d'égalité
C'est dans ses lignes écrites que j'y voyais ses veines
Elle, fille de la mer en compagnie des baleines
Inoubliable amour au creux de ces longs courriers.

Tu ouvriras la voie des amants passionnés
Feras taire ce monde aux milles préjugés
Qui nous a si souvent terré
L'idée de toi, de cette femme portée à exercer
De hautes leçons d'humanité
Jusqu'à la réserver
Aux hommes et à leurs façons de penser.

Merci à toi de nous avoir retrouvés... Merci.


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Compagnon de vie


J'ai eu le cœur fontaine
Et les yeux porcelaine
En souvenir de toi
Mon compagnon de vie
Qui savait m'attendrir.

Le cristal de mes larmes
Se reflète au miroir
Des joies passées fragiles
Qui loin, ont disparues
Nouvelle demeure d'azur.

J'espère que tout là-haut
Dans ton nouveau royaume
Celui des animaux
La lumière des autres
Guideront l'émeraude
D'un horizon plus beau
Pour toi, mon ami, mon drapeau.

J'ai le cœur malheureux
Et les yeux douloureux
En mémoire du regard
Que j'aimais te lire
Dans le silence d'être amis.

Le brouillard de mes larmes
S'échoue au hasard de nulle part
Je marche sans bruit dans le vide
Et ton absence me voit perdu
C'est pire qu'une déchirure.

J'espère que tout là-haut
Dans ton nouveau royaume
Celui des animaux
La lumière des autres
Guideront l'émeraude
D'un horizon plus beau
Pour toi, mon ami, mon drapeau.

Que mes prières t'accompagnent
Jusqu'à ta dernière demeure
Que mon amour pour toi
Te guide de douceur.


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Hélène et Clara


Incontournable fruit du hasard
Elle est venue, Clara
Dans le monde seul d'Hélène
Comme une pluie de soleil
Pour faire naître son cœur
D'un mélange de bonheur.

Duel sous un ciel de feu
Sur des chemins hasardeux
Leurs mains scellées à jamais
De confidences de femmes sereines
D'une émouvante composition
Qui ne porte que deux prénoms.

Hélène, Clara à la poursuite du vent
Sous tempête de neige en souffrance
Hélène lui a donné chair et sang
Pour combattre les démons des tourments
Clara, l'étreinte d'une seconde de siècle
Dans la spirale d'un charnel
Clara, c'est son étoile, son parfum d'extrême
C'est sa mémoire, son histoire, le secret... D'Hélène.

L'introuvable amour des deux femmes
Dans une guerre trop lasse
Se sont rejointe sans pareil
L'inégalable dans leurs veines
S'est transformé de lueurs
D'une lumière d'intérieur.

Promesses offertes dans leurs yeux
Hélène et Clara sont heureuses
Ne faisant qu'une sans frontière
Dans la fureur de vivre entière
Chef d'œuvre d'amour et d'horizon
La mère et l'enfant sont devenue... Le monde.

Hélène à la poursuite du temps
Sous des nuages de neige blanche
Hélène lui a donné son sang
Dans un écrin de firmament
Clara, l'enfant d'une seconde de siècle
A fait le futur de rêve
Clara, c'est l'étoile et le cœur d'une mère
Une mémoire, une histoire, un secret... D'Hélène.


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Lettre à l'absente


Déjà dix ans que tu n'es plus
Toi que je n'ai jamais revue
Si belle dans tes habits de lune
Que même les étoiles te jalousent
Tu étais ce qu'il y avait de plus doux
Dans la tendresse et les gestes d'amour.

Je t'ai aimé plus que tout maman
Souvent d'un amour transparent
Pardon pour toutes ces heures d'absence
Le temps, je sais ne se rattrape pas
Mais je te garde en mémoire
Comme on garde son âme, son âme.

Je t'écris les mots de mon sang
Mes larmes sont celle de l'absente
Tu ne liras jamais les phrases
Qui s'étalent sur ce papier brouillard
D'ici, tu es trop loin là-bas
Je t'écris les mots sans délivrance
Lettre d'amour, lettre à l'absente.

Tu m'as donné tout l'amour d'une mère
Celui que l'on n'oublie jamais
Qui souvent me brûle les veines
De ne pas avoir toujours su
Te rendre ce bonheur étendu
Qui nous unissait sans retenu.

Pardonne-moi maman pour tout le mal
Que je t'ai fait sans le vouloir
Sans cesse, je n'ai aimé que toi
Même si je ne te l'ai jamais dit
Tu es la plus belle des églises
Dans le plus beau de mes souvenirs.

Je t'écris les mots du silence
Mes larmes, le sang de l'absente
Tu ne liras jamais les phrases
D'ici, tu es trop loin là-bas
Je n'arrive plus à te voir
Et tous ces maux sans délivrance
Lettre d'amour, lettre à l'absente
Elles sont à toi, ces phrases parties trop tôt de moi.


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Calomnie


La calomnie du monde de l'incompréhension
D'un regard et d'un doigt levé accusateur
Vers ceux qui, dans la nuit, restent cachés
Parce qu'ils sont différents dans leur façon d'aimer.

Vous, tous ces juges sans visage et sans nom
Qui criez fort à l'impureté de nos cœurs
Dites-nous votre réalité donnée
Celle que vous croyez monopole de vérités.

Donnez-nous juste un bout de rêve
Pour ne pas mourir de vos échecs
N'avez-vous donc qu'une âme amère
Pour sans cesse, jeter la pierre
C'est avec la haine de vos veines
Qu'ici nous construirons une forteresse
Donnez-nous juste un droit de rêve
Et laissez tomber vos guerres de chimères.

La calomnie, c'est du noir de charbon
Qui tâche en nous laissant l'odeur
Du mépris que vous aimez respirer
D'un goût certain, pour mieux nous torturer.

Vous tous, ici, qui n'avez pas fait le monde
Seriez-vous Dieu pour juger le meilleur
D'entre moralité de vivre en liberté
A l'aube de nous vouloir enchaîner.

Donnez-nous juste un bout de rêve
Pour ne pas mourir de vos échecs
N'avez-vous donc qu'une âme amère
Pour sans cesse, jeter la pierre
C'est avec la haine de vos veines
Qu'ici nous construirons une forteresse
Donnez-nous juste un droit de rêve
Et laissez tomber vos guerres de chimères.

Ne venez pas tout piétiner de votre loi
Ne faites pas de nous des martyrs
Laissez-nous vivre, simplement face à face.


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Ne me suis pas


Si le jour devient sale
Et la nuit trop blanche
Si la mer devient noire
Et le ciel sans lune
Si mes larmes sont de sang
A mes cris de silence.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas sombrer
Avec moi, d'une folie bercée.

Si ma bouche se ferme
Et que mes mains racontent
L'histoire de mes rêves
Perdue dans la solitude
D'un monde sans prénom
Où s'est égarée mon ombre.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas te glisser
Avec moi, tout déchirer.

Si ma vie devient lourde
Et trop légère, ma mort
Si mon cœur devient sourd
Et mon regard, un mur
Si mes espoirs s'endorment
A mes veines sans révolte.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas tomber
Avec moi, dans l'irréalité.

Si mon corps se déchire
Et que mon âme se meurt
D'une mémoire trop furtive
Qui ne parle presque plus
A l'autre, sans couleur
Dis-toi que je n'aurai plus peur.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas sombrer
Où moi, j'aurai coulé
Il te faudra m'abandonner
Pour ne pas glisser
Où je me suis découpé
D'une autre réalité.


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Je me souviens


Je me souviens du silence dans la maison
Et le goût de mes larmes sur mes frisons
Dépassant les limites de l'inadmissible
Des mots que tu n'as jamais dits.

Je me souviens de l'absence d'un prénom
Et le goût de mes cris dans la pénombre
Dépassant l'au-delà de la nuit
Pour me découvrir encore plus petite.

Je me souviens d'une douleur amère
Dans la solitude de mes veines
Où je me suis noyé sans toi
Dans l'immensité grand du soir.

J'étais la personne la plus seule au monde
Dans le néant qui vagabonde
Je n'ai jamais retrouvé la ronde
De l'amour et de la passion
J'étais devenu l'ombre de mon ombre
Un grain de sable sur le monde
Aux jours des nuits qui se confondent
J'étais de celles qui renoncent.

Je me souviens du silence des murs
Sous le poids du chagrin et de l'amertume
Pourquoi survivre à celui qui vient de mourir
Puisque sa fuite a tout enseveli.

Je me souviens de l'absence qui lutte
Sous le poids d'un océan d'écume
Pourquoi la mort est-elle aussi vive
Sur le rasoir de la vie.

Je me souviens d'avoir éteint la lumière
Juste avant que sommeil me prenne
A la rencontre de ton voyage
Du bout des doigts, j'ai touché ton visage.

J'étais la personne la plus seule au monde
Dans le néant qui vagabonde
Je n'ai jamais retrouvé la ronde
De l'amour et de la passion
J'étais devenu l'ombre de mon ombre
Un grain de sable sur le monde
Aux jours des nuits qui se confondent
J'étais de celles qui renoncent.

Anticipé sa mort
Est pire que la mort elle-même.


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Nos quinze ans


LUI   Te souviens-tu de nos quinze ans
         Assis sur le bord de la mer
         A se demander combien de printemps
         Notre amour restera fidèle
         Nous n'étions plus des enfants
         Du moins, ce qu'en disaient nos rêves.

ELLE   Je me souviens de nos quinze ans
            Et dans mon cœur, lorsque j'y pense
            Je voudrais tant revenir en arrière
            Revivre nos nuits d'amour si émouvantes
            Ces éternelles promesses, tendresse
            Le jour où je suis devenue tienne.

ELLE ET LUI   Nous n'aurons plus jamais quinze ans
                D'autres amants s'aiment à notre place
                Sur le sable de cette plage
                Où nous avons connu l'amour voyage
                Bercés par le bruit lent des vagues
                C'était il y a longtemps déjà
                Nous n'aurons plus jamais quinze ans... Quinze ans.

LUI   C'est vrai que le temps a passé
          Mais tous nos souvenirs sont restés
          Te dire, ma femme, je t'ai aimée
          Comme personne n'aurait su t'aimer
          Elle est ici notre réalité
          Dans la passion d'un amour entier.

ELLE   Je t'ai aimé chaque jour plus fort
            Qu'à nos quinze ans, une nuit dehors
            Où blottie tout contre ton corps
            Je savais quelle était ma force
            C'est dans tes bras que j'ai grandi encore
            De bonheur en seconde, tu étais mon île au trésor.

ELLE ET LUI   Nous n'aurons plus jamais quinze ans
                D'autres amants s'aiment à notre place
                Sur le sable de cette plage
                Où nous avons connu l'amour voyage
                Bercés par le bruit lent des vagues
                C'était il y a longtemps déjà
                Nous n'aurons plus jamais quinze ans... Quinze ans.


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Camille CLAUDEL


Monde réel d'imaginaire
Sculpté dans la pierre
Où naît l'abandon
D'un rêve déraison
Chef d'œuvre de passion.

Muse de Rodin
C'est entre tes mains
Qu'a grandi l'âge mûre
Sueur sur ta figure
L'âge mûr, n'est pas perdu.

Camille Claudel
Ils t'ont coupé les ailes
Dans le génie de ta fièvre
Qu'ils ne voulaient reconnaître
Toi si faible rebelle
Livrée à la misère
Parce que Camille Claudel...

Trente années à expier
Tes œuvres tourmentées
Asile psychiatrique
De silence en critique
Où ils t'ont conduite.

Infatigables artistes
D'hommes trop égoïstes
Pour t'ouvrirent les portes
De l'art et du corps
Lutte jusqu'à la mort.

Camille Claudel
Ils t'ont coupé les ailes
Dans le génie de ta fièvre
Qu'ils ne voulaient reconnaître
Toi surdouée dans tes veines
Livrée à la misère
Parce que Camille Claudel...

L'œuvre n'était pas reconnue
Aux femmes.


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J'arracherai


Si je survis à l'hiver
Qui enveloppe mon corps
De glace et de neige
Si je survis au soleil
Qui me brûle, me dévore
Pour me coucher à terre.

J'arracherai le sort
Qui s'étant dans mes veines
Pour que la vie se donne
J'arracherai les torts
Les raisons, les regrets
Je marcherai encore.

A force de prières
De murmurer l'effort
L'indigo de renaître
Avec une âme entière
Pour un autre décor
Sans aucune poussière.

J'arracherai le sort
Pour que tu me reviennes
Au passé qui s'endort
J'arracherai les torts
Que demain se réveille
Je marcherai encore
Pour que tu me retiennes.

Si je déjoue l'enfer
Où mon cœur s'endort
De ne plus voir le ciel
C'est pour que tu m'aimes
Aussi loin que l'aurore
Nous prêtera ses ailes.

J'arracherai le sort
Qui s'est planté dans mes veines
Au passé qui s'endort
J'arracherai les torts
Des passions, des regrets
Je marcherai encore
Pour que tu me reprennes.


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Mon bric-à-brac


Je ne veux pas connaître la sentence
Des sentiments qui glissent dans l'errance
Je sais que j'aurai mal d'avance
Sous des larmes de souffrances.

Je ne veux plus vivre l'illusion
D'une vie qui oublie les passions
Qui se fondent dans l'horizon
Quand se meurent les saisons.

Je ne veux pas survivre à nous
D'une promesse que tu m'as faite un jour
D'un murmure sur ta bouche
Que j'ai cru pour toujours.

Un bric-à-brac de toi
J'ai le cœur qui éclate
C'est un fric frac
D'amour écarlate
Dans le tic tac
Du temps qui s'efface.

Un cheval de bois à bascule
Dans ma mémoire qui bouscule
Le silence de la solitude
Où je me suis perdu.

J'ai l'âme et le cœur chagrin
De notre amour défunt
L'ombre de nous me tient la main
Pour m'entraîner sans lendemain.

Dans la foule de mes souvenirs
J'y vois partout ton sourire
Dans la blancheur de mes nuits
Le soleil s'est endormi.

Un bric-à-brac de toi
J'ai le cœur qui éclate
C'est un fric frac
D'amour qui s'en va
Dans le tic tac
Du temps qui s'égare
Puisque toi plus moi
Moi plus rien sans toi
Dans les heures qui passent
Me laissant seul sur place.


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Croire et espérer




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Blessures d'un homme


J'ai croisé son regard
A peine rassuré
Scrutant les nuages
A peine dispersés
J'ai même vu son âme
C'est elle qui m'a fusillée.

Ses pieds et poings liés
Les genoux à terre
M'ont fait me réveiller
Pour comprendre l'enfer
Où il s'était enfermé
Sans retour en arrière.

Qu'elle était grande sa douleur
Que je ne pouvais atteindre
J'ai murmuré en douceur
Des prières pour l'étreindre
Mais il avait trop peur
De me tendre la main
Et j'ai senti son cœur
Se refermer sur le mien.

J'au vu dans le miroir
De ses yeux, l'inavoué
Ce qu'il ne voyait pas
D'avoir été blessé
J'ai même frôlé son visage
D'un souffle pour le réveiller.

Mais il avait déjà sombré
Du côté de se perdre
Je n'ai pas pu le rattraper
Il était bien trop fière
Pour ne rien demander
Et surtout pas de l'aide.

J'ai pris en plein cœur ses malheurs
Sans trouver le point d'une fin
J'en ai crié de douleur
Jusqu'au petit matin
Qui était-il dans la nuit
Je n'en saurais jamais rien
Il n'a laissé qu'une place vide
Et moi, je le cherche en vain
Si vous le croisez dans le soir
S'il vous plait, appelez-moi
Depuis lui je me noie
Dites-lui que je l'attends
A l'endroit des souffrances
De l'autre côté du vent.


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FACE A ELLE


Je me sens fragile et nue
Devant tant de solitude
Quel est ce regard perdu
Qui reflète la souffrance
J'aimerais pénétrer dedans
Pour sauver la mourante.

Dans ses yeux ont disparu
Les étoiles et la lune
Pour une autre lassitude
Qui brûle encore son sang
D'une mémoire d'avant
Où là consument les tourments.

Quelle est donc l'histoire de sa vie
Elle qui paraît si vieille de vivre
Sous ses vingt ans et demi
Quelles sont noires les pages de son livre
Que les regrets viennent la détruire
Jusqu'au bout de la nuit
Je la sens à peine qui respire
C'est avec la douleur qu'elle existe.

Je me sens triste et sans voix
Devant tant de larmes
Quel est le secret de son mal
Qui l'a jetée à terre
Pour lui faire la guerre
A l'intérieur de ses veines.

Dans ses yeux, il fait noir
Pourtant, j'aimerais qu'elle me regarde
Pour qu'elle y découvre mon âme
Pour rallumer ses rêves
Son cœur qui sommeille
D'une amitié nouvelle.

Quelle est donc l'histoire de sa vie
Elle qui paraît si vieille de vivre
Sous ses vingt ans et demi
Quelles sont noires les pages de son livre
Que les regrets viennent la détruire
Jusqu'au bout de la nuit
Je la sens à peine qui respire
C'est avec la douleur qu'elle existe.

Regarde-moi au fond des yeux
Je serai ton amie
Regarde-moi, à deux c'est mieux
Je serai ton église.


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Dans la lumière


Seule enfermée, le cœur déchiré
Je me souviens de toi, de tes caresses
Puis j'imagine que tu m'appelles
Pour renaître sur tes lèvres
Dans mon sommeil tout est réel.

Puis lorsque s'achève la nuit
Le jour explique que c'est fini
Que tu es parti loin d'ici
Vivre une passion magique
En oubliant mon souvenir.

Je t'écris cette lettre de sang
Couverte de larmes mourantes
A l'encre de ma souffrance
Qui brûle de ton silence
Mon cœur a vieilli de vingt ans
En écrivant cette lettre de sang...

Ces mots que tu ne liras jamais
Je ne veux pas te faire de peine
Les phrases resteront en sommeil
Mon semblant de vie et de rêves
Le parfum d'un amour sans pareil.

Je protège tous mes souvenirs
Pour survivre à la vie
Mourir serait trop facile
Je préfère le silence et l'exil
Croire que tout n'est pas fini.

Je t'écris cette lettre de sang
Couverte de larmes mourantes
A l'encre de ma souffrance
Qui brûle de ton silence
Mon cœur a vieilli de vingt ans
En écrivant cette lettre de sang...


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Choisir son sauvetage


Si longtemps ton regard
S'est plongé dans l'émeraude
De mes yeux
Je l'ai vu, que cherches-tu ?
L'as-tu trouvé ?
Tu as voulu toucher notre amour
Que j'avais gardé au chaud
D'un seul feu
Tu as eu peur de te brûler
Aussi, tu as baissé les yeux
Te souvenant qu'hier encore
Tu y faisais naufrage
En entrevoyant la vérité
Tu as eu peur de l'affronter
Comment faire pour s'abandonner
Et rêver quand on est
À demi noyé.
Puis, tu m'as embrassé
Tu as baissé les armes
En guerrier de l'amour
Tu as posé un genou à terre
À mon grand étonnement
Tu as rendu ton armure
En me couvrant de " je t'aime "
Tu as tout retrouvé
Comme si rien ne s'était arrêté
Tu t'y es jeté
À cœur et à corps
Perdu sans avoir peur
Tu as saisi la bouée
Que je t'avais lancée
Pour ne plus être otage
D'un passé qui faisait mal
En choisissant ton sauvetage
Tu as atteint le rivage
Et notre plage de sable
À présent, mon amour
Nous sommes du même voyage.


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Dans la lumière


Le jour s'éteint de sa douce clarté
Les heures fredonnent aux étoiles de briller
Que la nuit vienne s'abandonner
Nous faire l'honneur de caresser
L'envie de nous faire passionnés.

Notre regard éclairé par la lune
Reflète comme un miroir inconnu
L'instant présent ne parle plus
Seuls les gestes ont le droit de visu
C'est l'amour qui nous a reconnus.

Dans la lumière de ton amour, prends-moi
Prends-moi comme pour la première fois
Garde-moi, garde-moi près de toi
Dans la lumière de ton amour, prends-moi
Prends-moi comme si c'était la dernière fois
Garde-moi bien au profond du regard
Enflamme-moi du désir de toi, de toi à moi... Prends-moi.

Le jour se lève lentement, doucement
Les heures s'éveillent aux minutes transparentes
Le corps en paix, assouvi de l'étrange
Ce monde d'extase qui te rend si brûlante
Te rend fragile au bout de chaque danse.

Les yeux fatigués de notre nuit d'amour
Demande le repos puisque se lève le jour
Il fera beau ce soir, c'est écrit sur ta bouche
Écoute battre les tambours qui effacent les doutes
A l'attente du soir pour des caresses plus douces.

Dans la lumière de ton amour, prends-moi
Prends-moi comme si c'était la première fois
Garde-moi comme on retient ses larmes
Enlace-moi, garde-moi tout à toi
Dans la lumière de ton amour, prends-moi
Prends-moi comme si c'était la dernière fois
Garde-moi fort pour l'ultime voyage
Enflamme-moi des braises de toi, de toi à moi... Prends-moi.

C'est dans tes yeux d'amour que je découvre ma vie
La nuit est mon sourire, ton corps ma folie
C'est dans tes larmes d'amour que je découvre la vie
Bien plus belle encore que le ciel l'imagine
Prends-moi puisqu'il nous l'est permis
Prends-moi puisque c'est écrit
Prends-moi encore plus fort dans nos nuits.


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Mon amour grand


Il y a des murmures
Des prières
Quelques bougies éteintes
Sur la pierre
Où passe à peine
Une faible lumière
Du matin.

Il y a la solitude
Assoiffée
Prête à se jeter
De l'autre côté
De ces murs trop glacés
Pour aller respirer
L'odeur des pins.

Quand il n'y a plus que moi
Au couché des étoiles
Dans ce brouillard de larmes
Qui n'en finit pas.

Il y a des souvenirs
Étranglés
Complicité avouée
Indélébile et torturée
Pour m'assommer
De vouloir te garder
Toujours entre mes mains.

Il y a cette mémoire
Sans pause
Qui colle à ma peau
Tel un fantôme
Qui aire sans repos
Sur mon chemin.

Il y a la souffrance
Les regrets
Et les mots qui se taisent
De discours de chimères
Quand rien n'est plus pareil
Jusqu'à la couleur du ciel
Qui ressent le chagrin.

Envole-toi mon amour grand
Reprends tes ailes d'argent
Ici je garde notre amour
Pour qu'il devienne un jour
Un autre rendez-vous
Du destin... Pour nous.


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Un mauvais chapitre


Puisqu'il est trop tard
Dans ce désert de sable
De poussières qui volent vers l'oubli
Puisqu'il faut reprendre
Un train qui s'élance
Pour nous consumer loin d'ici
De ce quai immense
Où forcément l'adieu nous domine
Puisque c'est ailleurs
Qu'iront mourir les heures
Découvrir d'autres joies anonymes
Loin de moi.

J'ai des morceaux de rêves dans mes veines
Blottis contre la nuit
Pour empêcher les blessures
De grandir ma peine
Et tout ce que je déteste
L'après du silence et la solitude
Trop bruyante.

Entre des heures qui balancent
L'invraisemblable trot tôt
De finir
L'histoire de nos vies
Ce mauvais chapitre
Comme un roman noir
Sans autre destin
Que de mourir.

Même s'il ne me reste de toi
Qu'une trace de tes pas
Au milieu des douleurs
Où j'ai planté mes pleurs
Pour fleurir les saisons
Qui n'ont pas su retenir
L'horizon de ton âme.

Dans ton voyage, garde mon image
Ici, là-bas, puisque tu pars
Puisque les nuits s'endorment
À l'ombre de mes paupières
Faites encore des prières
Pour me donner la force
Le courage d'autres ciels
Pour ne pas bousculer
L'eau de mes larmes salées.


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Un peu moins sale


Courir encore
Jusqu'à tomber
À bout de force
Dériver
Quelques secondes
Qui ont cédé
Sous la raison
Assassiné.

Qu'est ce qu'il faut dire
À ceux qui tremblent
Des blessures de la vie
Quand même le temps
Repousse à plus tard
L'espace d'y voir
Un peu moins sale
Dans ce brouillard.

Perdre les jours
Sans caution
Qui s'en vont
Malgré tout
Crier l'urgence
Inconsciemment
De se défendre
Des tourments.

Qu'est ce qu'on peu dire
Quand tout fait mal
Qu'après la pluie
De la mémoire
Revient l'espoir
D'autres regards
L'instant d'y voir
Un peu moins sale
Quoi qu'il advienne
Le temps qui passe
Oublier la grêle
À chaque fois.

Que ce n'est plus la peine
De comprendre et savoir
Pourquoi ils saignent
À chaque pas
Qui les bannit
D'être vivant
Quand tout se brise
D'éternellement.

Toi solitude
Laide et fragile
Juste au dessus
Des jours mobiles
Vertige au noir
Que l'on efface
Tes traces
C'était fatal
Que tu comprennes
Qu'il n'y a pas
Que des chaînes
À nos âmes.


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Des rêves anciens


Des sourires auxquels on repense
Des regards qu'on voudrait reprendre
Juste une heure avec violence
Qui gommeraient l'absence.

Des rêves anciens d'amour
Des mots qui nous frôlent en silence
Pour souffler sur les jours
De mélancolie d'inconscience
Comme un lac qui s'étend.

Des gestes aveugles et sourds
Des larmes d'horizons plus grands
Comme un coup de foudre
Qui nous touche le ventre
D'émotions d'importance

Des images dans notre mémoire
C'est le cadeau du temps
Et le passé qui passe
Au hasard du présent
Qui s'invente un voyage
De souvenirs brûlants
Et quoi que l'on fasse
Quelques secondes s'étendent
Dans l'espace qui nous prend.

Des sourires auxquels on repense
Des regards qu'on voudrait surprendre
Juste une heure, un moment
Un instant sans violence
Qui gommerait l'absence.

Des rêves anciens qui se déroulent
Des mots murmurés qui s'engouffrent
À la pointe de nous
Des passions bouleversantes
Transformées de silence.


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Juste une pensée


Je voulais simplement te dire
Que derrière son sourire
Il y avait des larmes sans fin.

Dans le silence de ses lettres
Qu'elle écrit en secret
Pour les déchirer au matin.

Sur son cœur tout chiffonné
Des souvenirs de t'aimer
Ta photo dans les mains.

Je ne te dis pas de l'appeler
Ni même d'aller la retrouver
Juste une pensée, tu vois, c'est rien.

Je sais qu'elle a perdu la foi
Pour découvrir la colère et la hargne
Depuis que tu n'es plus là.

Dans ces nuits blanches, c'est l'hiver
Une différence de soleil
Parce qu'elle ne pense qu'à toi.

Je voudrais simplement te dire
Qu'elle a du mal à survivre
Ses yeux ne cherchent que les tiens.

Dans l'insolence de ses rêves
J'entends le murmure des prières
Qu'elle conjugue au chagrin.

Je te dis juste qu'elle est blessée
Que je ne peux pas l'aider
Toi seul étais son refrain
Sa longueur, son moteur, son destin
Je ne te dis pas de culpabiliser
Ni même d'aller la consoler
Juste une pensée, tu vois, c'est rien
Au creux de tes mains
Une pensée et c'est bien
C'est tout et c'est rien.

Si des regrets te martèlent
Et que toi aussi tu l'aimes
Lance-moi un s.o.s
Je sonnerai les tempêtes
Qui guérissent les querelles
Réfléchis bien, je t'aime mon frère.


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Pas vraiment ça


Le cœur à la dérive
Le regard immobile
J'imagine la nuit
Suspendu à un fil.

Des lumières qui s'éteignent
Et d'autres qui s'éveillent
Pour l'amour ou l'angoisse
Qui sait, peut-être pas.

Je regarde la foule
S'engouffrer dans des tours
Où plus rien ne respire
L'instant d'un sursis.

Et je compte les heures
Où il n'y a plus personne
Pour tromper le malheur
Que je voulais menteur
Insignifiant et seul
Pour taire la douleur
Qui cogne dans mon cœur.

J'imagine que cette vie
N'est pas vraiment la mienne
Qu'il suffit de mourir
Pour de nouveau renaître.

Quand un mauvais génie
A fait sa valise
Juste merci au revoir
Nous deux, c'était pas vraiment ça.

J'ai cru en l'amour
Lui, n'était que discours
A l'ombre de tout
Je regarde la foule
Pour noyer mes pensées
Et tout réinventer
Comme dans les comtes de fées
Où j'aimais respirer
Juste avant de l'aimer
Juste avant de sombrer
Dans la folie du vide
De l'esprit de la nuit.


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Le temps s'évade


Toi qui es née en septembre
À l'ombre d'un été brûlant
Pour respirer la vie
C'est ta caution d'avenir
Qu'ils ont tracée pour toi
Du côté des étoiles
Pour qu'elles puissent éclairer
Tes nuits enchantées.

Toi, tendrement que l'on berce
D'une mélodie nouvelle
La tête cerclée de boucles
Si belle et si rousse
Toi qui souris aux anges
Captive de leurs chants
Ce sont des jours heureux
Bénis sans doute par les dieux.

Tu grandis domptée et rebelle
Et la rousseur de ta crinière
Se mélange à l'esprit sauvage
Comme un galop de cheval
Il ne te manque rien
Tu as la grâce au féminin
Tu es le feu et la tempête
Le calme bleu du ciel.

Toi qui grandis au soleil
L'adolescence te martèle
Tu es soumise et révoltée
Dans ce monde de grands
Pour découvrir les romances
Que tu as lu avec passion
À longueur de raison.

Te voici une femme parfaite
La nature t'a faite belle
De trésors et d'amour
Jusqu'au rose de tes joues
Et tu danses encore, et tu danses
À côté de tes juste vingt ans
Et le flambeau de tes yeux
Fait des jalouses et des malheureux.

Quelque peu éprouvée par le temps
Qui n'a semé que du vent
Sur ton cœur l'amour est absent
Et le fantôme de tes printemps
Vient creuser les blessures
Du silence d'être nue
Sans personne dans tes bras
Pour remplir ton regard.

Surtout ne te retourne pas
Le temps déjà s'évade
Il est trop tard.


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Symphonie du rêve


Un geste immobile, une lueur qui s'achève
Révolté, douloureux au fond du regard
Le silence des mots qui blesse
Qui ne finiront pas la phrase.

Le temps apprivoisé qui sommeil
Des saisons qui n'en finissent pas
Et le sang des colères qui saignent
Comme si c'était son dernier combat.

Une mémoire enfermée au creux de notre âme
Un rêve qui s'achève par trop de brouillard
Sous le poids des heures quotidiennes
Éprouvée par des milliers d'orages.

Des sourires bouleversants qu'on a pas su séduire
Des regrets turbulents qu'on a pas pu détruire
La romance est captive autant que fugitive
La solitude lui ressemble aussi.

La vie ne s'apprend pas sans souffrance
Les expériences me l'ont bien expliqué
Chaque fausse note est un pas en avant
Même si la musique est un peu décalée.

Il nous reste la symphonie du rêve
En attendant l'être qui saura nous aimer
Aussi longtemps qu'il y aura dans le ciel
Des étoiles pour défendre le soir
Lumineuses d'espoir
Dans le noir.

Où nous aurons froid.


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