21 août 2005



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Je t'attends
Pour nous deux
Qu'il me retienne
Doux d'aimer
Ose Osiris (V2)
Capitaines surfeurs
Prêteur de vie
S'il existe
Minuit s'enivre
Ne crois pas
Rien d'autre
Départ vers l'ailleurs
Est-ce trop demandé ?
Celui qui m'attend
Les femmes
Pour elle
Dernier souvenir
Toujours à toi
Prison dorée
Messages de regrets
Le chemin des étoiles
Tout est perdu
Sans aucune frontière
L'océan et nous
Quand il n'y a plus rien
Pour lui


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LES FEMMES


Valérie GROSJEAN


Pris sur son Livre d'Or et signé Véronique :

Ma découverte du jour, c'est toi !
Toi et ton regard de louve, tes multiples visages... Tu n'es pas une, mais plusieurs, ce sont toutes les femmes qui parlent à travers toi qui dit si bien ta vie, ma vie, nos vies, les vies... La Vie quoi! C'est comme plusieurs cordes à ton arc qui nous font si bien vibrer et qui permettent à tes textes, telles des flèches, de toucher toujours dans le mille.
C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai écouté, une par une, TOUTES tes chansons... C'est parfois tellement dense, tu vas tellement loin dans la poésie, que je n'ai malheureusement pas pu toujours te suivre là où tu voulais m'emmener. Pourtant j'aurai tellement aimé, car on sent que tu veux nous emmener loin, si loin... Un loin trop haut pour moi ! Mais c'est une première écoute, je ne désespère pas de percer à jour le mystère, ton mystère, tes mystères... Nos mystères, quoi !
Ne m'en veux pas si je te parais un peu trop cavalière en m'appropriant ton style et ton travail... Mais, je m'y suis tellement reconnue que j'en suis encore toute troublée, imbibée...


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Je t'attends


Belle nuit chaude étoilée
Sous un ciel dégagé
Je regarde flamber
L'immensité de t'aimer.

Toi, au bout de la ville
De l'autre côté de la nuit
Qui a déjà oublié ma vie
Dans ces heures assassines.

Tout me parle de toi
Quand le temps s'égare
Tu ris tandis que moi
Seul au cœur là-bas.

Sur cette terre abandonnée
Je t'attends, je t'attends
Assise à goûter l'eau salée
Je t'attends, je t'attends
A dessiner ton visage
Sur les dunes de sable
Je t'attends, je t'attends
Je ne sais plus que t'aimer
Et t'effacer serait me tuer
Je t'attends, je t'attends...

Belle nuit douce étoilée
Sur la plaine éclairée
M'écoute murmurer
L'intensité de t'aimer.

Toi que je n'ai su retenir
Dans la jeunesse de ton sourire
Je t'ai rêvé d'être libre
Peut-être pour mieux me revenir.

Qu'on me laisse encore l'espoir
De croire à la symphonie du soir
Et qu'au reflet du miroir
Renaisse notre amour cathédral.

Sur cette terre abandonnée
Je t'attends, je t'attends
Assise à goûter l'eau salée
Je t'attends, je t'attends
A dessiner ton visage
Sur les dunes de sable
Je t'attends, je t'attends
Je ne sais plus que t'aimer
Et t'effacer serait me tuer
Je t'attends, je t'attends...


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POUR NOUS DEUX


Reste encore un jour, une heure, un instant
Toi qui es tout, mon amour
Tu t'enfuis déjà, moi qui te découvre encore
Par-delà la distance qui nous sépare si grande
Reviendras-tu te poser sur nous
Qu'ensemble, se mélange nos deux corps.

Reste encore une nuit, un ciel, un moment
Toi qui es lumière de mes jours
Tu t'enfuis déjà, t me voici sans force
Comme un adieu qui brûle le temps
Sans toi, je meurs et j'étouffe
Vulnérable d'aimer, mon cœur s'endort.

Je t'aime assez grand pour nous deux
Enlève-moi ce manteau de pluie
Pour que jaillisse le feu
De nous aimer de désirs
Je t'aime assez grand pour nous deux
Arrache-moi aux haillons de la nuit
Que l'ivresse de mes yeux
Se perde dans les tiens de vivre.

Reste encore un instant de s'aimer
Toi qui fais battre mon cœur
D'une richesse de tendresse
Ne ferme pas la porte à la vérité
C'est faire mourir la rose qui s'effeuille
A l'ombre d'anciennes promesses.

Reste encore un soupçon de nous dévoilé
Toi qui es tout mon bonheur
D'une richesse de caresses
Ne laisse pas la vie nous dévorer
Elle ne se nourrit que de malheurs
Reste, reste-moi ce si beau rêve.

Je t'aime assez grand pour nous deux
Enlève-moi ce manteau de pluie
Pour que jaillisse le feu
De nous aimer de désirs
Je t'aime assez grand pour nous deux
Arrache-moi aux haillons de la nuit
Que l'ivresse de mes yeux
Se perde dans les tiens de vivre.


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Qu'il me retienne


Il a des regards d'enfant attendri
Quand son visage se penche et me sourit
Dans ses yeux grands de mer
Je me ferais corsaire
Lui, bateau dans la nuit.

Il a des mots faits d'innocents amours
Qu'il dépose sur mon cœur de velours
Pour ses lèvres bleues de ciel
Je me ferais de miel
Et sucre de toujours.

Je brûlerais tous les soleils
L'indélébile de ses veines
Pour qu'il me retienne, sienne
Je marcherais vers les terres
Inconnues du monde et des guerres
Pour qu'il me retrouve, sienne
Je briserais la mer de sel
L'inaccessible de ses rêves
Pour qu'il me protège, sienne... Je t'aime.

Il a des caresses légères de tulle
Quand sur ma peau petite bulle
Sous ses mains pleines de mystère
Je me ferais lumière
Pour lui, noctambule.

Il a des gestes de beauté
Qui font tendrement m'enchaîner
Dans la clarté de son soleil
Je me transformerais l'irréel
Pour toujours le garder.

Je brûlerais tous les soleils
L'indélébile de ses veines
Pour qu'il me retienne, sienne
Je marcherais vers les terres
Inconnues du monde et des guerres
Pour qu'il me retrouve, sienne
Je briserais la mer de sel
L'inaccessible de ses rêves
Pour qu'il me protège, sienne... Je t'aime.


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Doux d'aimer


Dans la folie qui me déchire
Je me perds d'incertitude
D'un autre ailleurs d'ici
Loin de ce qui ma perdu.

Bien au delà des dunes
Je veux cueillir la vie
Celle que j'aurais reconnue
D'un clin d'œil pour survivre.

Hum hum hum, qu'il serait doux d'aimer
L'être qui serait me donner
L'amour, le vrai, l'inventé
Celui qui bouscule d'entrer
Le cœur à corps brûlant, brûlé
Par l'émotion de partager
Le sentiment d'amour entré
Hum, qu'il serait bon d'aimer.

Dans la folie que je devine
Je me perds dans l'espoir
Qu'un meilleur se dessine
Peinture faite d'étoile.

Bien au delà du soir
J'accompagnerais le rive
Toucher du bout des doigts
Le pinceau qui me fera vivre.

Hum hum hum, qu'il serait doux d'aimer
L'être qui serait me donner
L'amour, le vrai, l'inventé
Celui qui bouscule d'entrer
Le cœur à corps brûlant, brûlé
Par l'émotion de partager
Le sentiment d'amour entré
Hum, qu'il serait bon d'aimer.

D'aimer, chaviré d'aimer.


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Ose Osiris (version 2)


Je m'avance lentement vers le lit
Où repose mon amour Osiris
Le cœur blafard et les yeux vides
Par la douleur qui me meurtrie
Déesse égyptienne par la magie
Je prierai pour te faire revivre.

D'incantations rituelles au Delta Oriental
Moi Isis, ferai renaître ton cadavre
Que Seth en quatorze morceaux dispersa
Brisant mon cœur d'amour pour toi
Jamais mourir tu ne pourras
Mon roi divinisé, de treize morceaux tu ressusciteras.

Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde
Reviens à la vie éternelle
Quitte à jamais ton sommeil
Que nos corps se mélangent
Unique amour dans l'offrande
Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde.

Divinité rusée, j'ai su te réveiller
La vie ne pouvait que nous rassembler
Dieu Osiris pouvoir encore t'aimer
A tout jamais près de moi te garder
Seul l'amour nous aura sauvé
Ensemble survivre à l'éternité.

Amour divin d'une grandeur puissante
Regarde grossir lentement mon ventre
Bientôt naîtra un magnifique enfant
Unis, nous sommes une belle légende
Ton fils Horus semence du même sang
Il est notre plus beau testament.

Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde
Reviens à la vie éternelle
Quitte à jamais ton sommeil
Que nos corps se mélangent
Unique amour dans l'offrande
Osiris vie, mort et résurrection
Ici bas et au-delà du monde.


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Capitaines surfeurs


C'est un début d'innocence
Une envie de s'apprendre.
De plus en plus souvent
Ils se sont contactés,
Chaque jour dévoilés
Pour mieux s'apprivoiser.

Plusieurs mois d'écriture
Clavier remplace la plume,
Chaque soir un peu plus
La webcam toujours floue,
Leurs visages restent troubles
Mais c'est déjà de l'amour.

Navigateurs, capitaines surfeurs
Sur leurs bateaux fantômes
Qui voguent sur l'océan
Du Web à la recherche
De rencontrer l'âme sœur
Jusqu'à frôler ses épaules
Même derrière un écran
De sensations virtuelles.

Quand c'est la peur au ventre
D'une rencontre bien vivante
Qui ralenti le temps
D'un échange de s'aimer
D'incertitude de vous trouver
Différents des mots envoyés.

A qui le premier pas de lune
D'affronter le flou de visu
Pour effacer l'incertitude
Puisque l'amour vous touche
N'ayez pas peur du jour
Vos sentiments ont déjà rendez-vous.

Navigateurs, capitaines surfeurs
Sur leurs bateaux fantômes
Qui voguent sur l'océan
Du Web à la recherche
De rencontrer l'âme sœur
Jusqu'à frôler ses épaules
Même derrière un écran
De sensations virtuelles.


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Prêteur de vie


A ces poètes disparus
Au travers du temps
Qui ne reviendront plus
Que sur des pages blanches.

Assis sur des marches de lune
A écrire en silence
Les amoureux perdus
Au bruit de la solitude.

Prêteurs de vies
Pour nous sublimes
Entre les murs
Des cicatrices
Qu'ils ont écrites
De larmes pures
Pour nous guérir
Un peu de vie.

A ces poètes disparus
Dans l'horizon du vent
Poussée par l'azur
De trop de souffrance
Quand l'amour blessure
Ne peu faire de fugue.

Prêteurs de vies
D'un lointain sûr
Pour ne pas dire
Qu'après la vie
D'amour détruit
On peut mourir
Être perdu
Dans l'ignorance
De continuer.

A ces poètes du sang
Faits de plumes et d'encre
Ceux que l'on ne verra plus
Partis trop loin pour l'inconnu.

Prêteurs de vies
Dans nos vies
Vous êtes élus
Pour nous survivre
Dans vos écris
De la magie
On disparut
Les cœurs impurs.

Poètes, vous êtes la vie
Vos larmes sont nos églises
Et c'est dans votre certitude
De croire encore à l'amour perdu
Que le mortel se voit survivre
A la vie.


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S'il existe


Si l'enfer existe sur terre
Si l'amour survit jusqu'au ciel
Mon amour, ton amour, notre amour
Est encré dans nos veines
Jusqu'à ce que la nuit
Nous soulève.

Si la mort dans nos yeux
Si la vie survit de ce feu
Mon amour, ton amour, notre amour
C'est ce qu'il y a de mieux
Jusqu'à ces secondes sans bruit
D'être heureux.

Je voudrais que demain pour toi
Soit l'azur peint d'espoir
Vers un futur de cœur
Sur toile d'horizon, d'horizon
Plus loin que ne porte le regard.

Si c'est ici que se termine
Le chemin du jour pour l'apocalypse
Mon amour, ton amour, notre amour
Je l'emporte loin d'ici
Jusqu'à ce que le soir
Nous devine.

Si le paradis c'est du vent
Si les flammes sont glaçantes
Mon amour, ton amour, notre amour
Les jours qui se balancent
Deviendront notre mémoire
D'être amants.

Je voudrais que demain pour toi
Soit l'azur peint d'espoir
Vers un futur de cœur
Sur toile d'horizon, d'horizon
Plus loin que ne porte le regard.


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Minuit s'enivre


J'ai peur de ne pas être à la hauteur
Des mots qu'écrive mon cœur
Mes peines viennent d'ailleurs
Elles n'ont pas de nom, pas d'odeur.

Toucher des doigts les hirondelles
Voler comme elles vers le ciel
Rencontrer celle qui dans mes rêves
Réveille en moi mille étincelles.

Minuit s'enivre de dormir
Sous des étoiles tendres et solides
Guettant le bruit des villes
De ceux qui brûlent d'insomnies
Seul ou à deux dans la nuit
Cette même nuit qui leur sourit... Minuit s'enivre.

J'ai des étoiles plein la tête
Et puis des rêves plein le ciel
Quand nuit me prend et me caresse
D'une folie douce qui traîne.

J'ai l'impression d'être un oiseau
Qui voudrait aller bien plus haut
Que ces étoiles brillantes qui frôlent
Mes envies d'avoir le cœur chaud.

Minuit s'enivre de dormir
Sous des étoiles tendres et solides
Guettant le bruit des villes
De ceux qui brûlent d'insomnies
Seul ou à deux dans la nuit
Cette même nuit qui leur sourit... Minuit s'enivre.


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Ne crois pas


Tu n'es plus qu'un rêve
Une illusion sans horizon
Un espoir sans étincelle
Une image, un prénom
Un souvenir un peu rebelle.

Il ne reste rien de toi
A travers moi, à travers nous
Tout n'était que mirage
Sillage flou de l'amour
Le bateau a perdu ses voiles.

Ne crois pas que je saigne
Que j'ai mal, que je pleure
Que j'irai me couper les veines
Ou m'étouffer dans les heures
Ne crois pas que je crève
Que je souffre dans mon cœur
Que je vais noyer mes peines
A plonger dans une mer sans chaleur.

Tu ne vaux pas une seconde
Que je perde à pleurer
Il y a bien d'autres passions
Que celle de t'aimer
Toi prince de la dérision.

Mon cœur ne bat pas fou
Il a connu d'autres rats
Comme toi, croisés à des carrefours
Où il faisait bien trop noir
Sous des lumières un peu floues.

Ne crois pas que je saigne
Que j'ai mal, que je pleure
Que j'irai me couper les veines
Ou m'étouffer dans les heures
Ne crois pas que je crève
Que je souffre dans mon cœur
Que je vais noyer mes peines
A plonger dans une mer sans chaleur.


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Rien d'autre


Sous la candeur du soir
Bercer des lumières d'étoiles
Vers l'horizon de ton corps
C'est tout mon amour, ma force.

Dans les nuits, se dessinent nos vies
Au savoureux goût de vivre
Qu'il est doux d'être aimé
Dans tes bras m'enfermer.

Je ne désire rien d'autre
Que le silence des mots
Dans le sublime de nous
Des sentiments qui s'enroulent
Je ne désire rien d'autre
Que le souffle de tes mots
Dans l'infini de nous
C'est le cœur à l'amour.

A l'aube de ton regard
Le crépuscule s'efface
Faisant place au décor
De nos corps qui s'endorment.

Petit matin qui se devine
Sur nous petite brise
Souffle le parfum inavoué
Du feu qui nous a égarés.

Je ne désire rien d'autre
Que le silence des mots
Dans le sublime de nous
Des sentiments qui s'enroulent
Je ne désire rien d'autre
Que le souffle de tes mots
Dans l'infini de nous
C'est le cœur à l'amour.


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Départ vers l'ailleurs


Départ vers l'horizon
Droit devant, je fonce
Pour mieux me faufiler
Dans ces jardins d'été
Et pour une fois
Ne penser qu'à moi
Marcher dans le sable
Les yeux jetés au rivage.

Je veux m'évader pour mieux voyager
Découvrir un ailleurs pour y graver le meilleur.

J'ai envie de m'enfuir
Voir ces landes magiques
Où des fées ont semé
Des graines d'éternité
Pour ceux qui au passage
Du fil de l'histoire
N'avaient plus le moral
Parce que l'amour fait mal.

J'irai jusqu'au bout de ma destinée
Découvrir le meilleur pour y sculpter l'ailleurs.

C'est un repart à zéro
Hier, je te tourne le dos
Conte des sages, verdure
Sur tapis de lune
Je crois encore à l'étoile
Celle que je devine du regard
Et qui dessine le soir
D'une étincelle d'espoir.

Je veux m'évader pour mieux voyager
Être l'oiseau libre de découvrir l'ailleurs
D'un bout d'ici et de destinée
Pour y graver un meilleur
Sans frontière pour m'arrêter
Puisqu'il est là-bas, le bonheur
J'irai jusqu'à sculpter l'éternité
Tout au profond de mon cœur
Pour regagner le goût d'aimer.


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Est-ce trop demander ?


Est-ce trop demander
Une vie pour se retrouver
A la rencontre du temps
Voler de ses ailes
Réfléchir aux heures
Qui nous effleurent le cœur.

Aux millions de questions
Où trouver la réponse
De ce qui fait la réponse
Mourir avant de naître
Ou naître avant de partir
Pour les ombres et l'oubli.

Sur une pierre froide
Quelques lettres gravées
Un souvenir qui s'efface
Une larme qui s'étale
Qui s'attarde de tomber
Pour mieux s'en aller
Du côté de la mort
Aux regrets tissés d'or
Soleil vit-il encore
Je n'y répondrai pas
Personne n'a été assez fort
Pour revenir nous le dire.

Est-ce trop demander
Une vie pour me retrouver
D'une passion d'enfance
Et courir solitaire
Sur les dunes du monde
Voir si j'avais raison
Si la vie existe vraiment.

Ne pas m'arrêter surtout
Au jeu cruel de l'amour
Face à des yeux sans lumière
Qui pourraient me faire taire
Croire encore aux images
Que j'ai crues apercevoir
De l'autre côté du chemin.

Sur une pierre tombale
Graver toute l'éternité
Sans mémoire qui s'efface
Parce que le temps s'échappe
Je ne veux pas mourir comme ça
Comme tous ces autres dans le soir
Moi, je veux mourir libre
Libre d'avoir compris la vie.


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Celui qui m'attend


Sentiers verts entre turquoise
Et sommets sauvages
Soleil et plage déserte
Paradis des amours
Je longe la côte bleue
Pour rejoindre celui qui m'attend.

Entre mer et montagne
Itinéraire à la carte
Au vieux port, des bateaux
Sans voile sont une promesse
D'aller voir l'écume
Rouleaux de vague du large.

Au hasard de la vie
D'une excursion d'image
J'ai rencontré la chance
Qui m'attendait devant.

Il m'a emboîté le pas
Pour arpenter les plages
Cœur prisonnier se déchaîne
D'un sentiment de nous
J'ai plongé dans ses yeux
Pour rejoindre celui qui m'attend.

Entre sourire et visage
L'itinéraire se veut suave
Et le sable encore chaud
Se fait comme une caresse
A laquelle je ne croyais plus
Et j'en fais mon rivage
D'entaille reconnues
Que j'ai gravées sur ma peau.

Au hasard de la nuit
D'une balade d'étoiles
J'ai conversé avec la chance
Qui m'attendait devant
Pour rejoindre celui qui m'attendait là-bas
Là-bas dans un regard de moi.


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Les femmes


Choisissez l'amour et vous aurez l'ivresse
Dans votre vie sans parenthèse
Nous avons toutes un grain de charme
Au fond de ce regard de femme.

Femmes fatales, ingénues ou coquines
Des faussement sages ou plus fragiles
Des moins connues dans la foule
A la manière de glamour.

Femmes, celles qui ont du cœur
Dans leurs élans de douceur
Ouvrez leurs la porte du bonheur
Elles sont dociles et déterminées
Hallucinantes et passionnées
A en faire rougir les heures.

Femmes, celles de solitudes
Anonymes dans leurs habitudes
D'être seules sur le chemin
Sans croire un peu au destin
Originales dans leurs manières de vivre
Dans l'insolite de la nuit
A la recherche des valeurs
Discrètement d'espoir de Love.

Femmes subliment devant la glace
Détendues d'émotions qui foudroient
D'être prises dans la spirale
Au feu du bonheur
Quand l'amour arrose la fleur
Les yeux se transportent de couleurs.

Femmes, au cœur emprisonné
D'un itinéraire d'aimer
Destination sans halte pour l'amour
Pour l'ultime voyage
Dans leurs mèches en broussaille
Émues d'avoir arpenté le soir
Au large de vos doigts
Elles se dévoileront dans l'âme.

L'être qui aura les mêmes folies
Les mêmes utopies et la première des valeurs
L'amour... Il existe !


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Pour elle


Qui peut dire où tu t'en vas
Et me conduire auprès de toi
C'est vrai qu'on ne se connaît pas
Mais je te connais déjà.

Tu es le plus clair de mes nuits
La douce caresse sur ma peau
Au plus chaud de mes hivers
Tendre promesse sur mon cœur
J'irai rejoindre le mistral
Le miroir est une balançoire.

Où nous nous bercerons d'amour
Sur tapis de terre promise
Le ciel en sera à genoux
Dans nos larmes refoulées
De respirer l'osmose d'aimer
Allongés sur d'épais nuages
Sans cailloux qui déchire.

Qui peut dire où tu t'en vas
Et te conduire auprès de moi
C'est vrai que tu ne me connais pas
Mais moi je te connais déjà.

Pour toi, je déplierai mes ailes
D'une dentelle tissée de soie
J'irai me poser sur tes lèvres
Et faire d'une chapelle de t'aimer
Une lumière d'éternité
Fouler ton cœur terre d'exil
Dans l'immensité de toi.

Sur le parvis de nos vies
Les marches pour nous feront l'aube
Sans orage pour l'ombrelle
Où l'azur d'émeraudes
Nous grandira de vieillir
De cheveux blancs sur le cœur
Sculpté à l'encre de sang
Du sang d'amour... De nous.

Qui peut me dire où tu t'en vas
Et me conduire auprès de toi
C'est vrai que tu ne me connais pas
Mais moi je te connais déjà
Attends-moi, regarde-moi
Je suis la moitié de toi.


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Dernier souvenir


Écoute-moi avant que je m'en aille
Avant qu'il ne soit beaucoup trop tard
Laisse-moi contempler ton visage
Pour que demain je l'emmène avec moi.

Il ne faudra surtout pas pleurer
La mort est une maladie inventée
Qu'il ne faut jamais repousser
Quand l'heure arrive c'est déjà du passé.

Avant que je sois morte
Je t'écris tous mes rêves
Qui furent pour toi fidèles
Désormais éternels
Que mon souvenir te protège
A vivre d'arc-en-ciel
Quand tes yeux feront des rêves
Je serai l'ange de ton sommeil.

Je guiderai tes pas de mes ailes
Mes plumes deviendront ton soleil
Mon souvenir ta lumière
Pour que tu deviennes reine.

Un jour tu devras m'oublier
D'un amour nouveau partagé
Laisse toi guider, tout recommencer
C'est mon cadeau de t'aimer.

Avant que je sois morte
Je t'écris tous mes rêves
Qui furent pour toi fidèles
Désormais éternels
Que mon souvenir te protège
A vivre d'arc-en-ciel
Quand tes yeux feront des rêves
Je serai l'ange de ton sommeil.


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Toujours à toi


Pourquoi n'ai-je jamais aimé que toi ?
Mon amour est entier à ton âme
Je t'ai toujours attendu
Et quand je t'ai perdu
Je n'ai jamais cessé de t'aimer
Encore et toujours te parler.

D'être avec toi
De penser à toi
Encore à toi
Toujours à toi
Pourquoi ?

C'est vrai, de nous, j'ai tout gardé
Nos promenades enchantées
Nos tendresses bouleversantes
Nos gestes passionnément
Nos émois, nos regards
Complicités vers le rivage.

D'être avec toi
De penser à toi
Encore à toi
Toujours à toi
Pourquoi ?

J'ai tout gardé de toi
Nos virées en nocturne le soir
Pour aller nulle part
Nos yeux fiévreux de désirs
Nos mots d'amour, nos fous rire
J'ai aussi gardé tes peines
Tes chagrins, tes souffrances
Tes blessures, tes exigences
Tes joies, tes sourires
Je n'ai rien jeté, j'ai tout protégé
Jusqu'à tes états d'âmes
Comment expliquer ça ?

J'ai tout entouré d'amour
Mais depuis, qu'es-tu allé chercher
D'autres larmes, un demi bonheur
Quand ton cœur n'était pas ailleurs
Qu'à l'intérieur de mon cœur.

D'être avec toi
De penser à toi
Encore à toi
Toujours à toi
Pourquoi ?


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Prison dorée


Je crie, je pleure, je t'appelle
Les murs me renvoient l'écho
Du silence sur ma peau
Mon cœur est plein de toi
Mais tu n'es pas là.

Si longtemps, je t'ai rêvé
En attendant, tu as papillonné
Tu as visé trop d'étoiles
À tes pieds, une chaîne de trop
Te ramène jusqu'à moi.

Je t'ai retrouvé sur le dos
Nu avec des bagages au cœur
Ne pouvant rien modifier du passé
De ces routes mouillées
Où le destin plus dur
Que le corps d'une pierre
N'a fait aucun cadeau.

Accroche tes heures
Au cadran de l'amour
Je te donnerai la main
Puisque je t'attendrai
Là où je te conduis
Il n'y a plus de nuit
Ma prison est dorée
Tu auras le double des clés
Inutile d'acheter le gardien
Il est acquis à ta cause
À son tribunal, le verdict est tombé
Des mois de préventives
Ça suffit a t'il dit
Il ne te reste qu'à soulever
Mon cœur d'amour, c'est faisable
Je dirais même clément
L'espoir se lève à l'aube
À l'aube de l'aube
D'un éternel amour.

Je t'ai attendu longtemps
Je t'ai rêvé souvent
Ce n'était rien
L'amour avant toi.


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Messages de regrets


J'ai bien reçu tes messages
Le répondeur est pris en otage
Entre deux sanglots qu'il retient
Pour assombrir le matin.

Je sais la voix de tes prières
Les racines des regrets
Et tout ce que tu n'as pas dit
Quand tu es sorti de ma vie.

Tu voudrais tout recommencer
Réinventer l'amour abîmé
Que tu as toi-même froissé
Le jour où tu as tout quitté.

J'ai attendu, tu vois
Des semaines et des mois
Que tu reviennes devant
La porte de ma souffrance
Pour prendre dans tes bras
Mais le silence de toi
A su noyer ma peau
À relire les mots
Tes phrases d'adieu dans mes larmes
Ont brûlé mon visage
Sous les embruns du soir.

Je m'en suis remis lentement
Le temps efface, tu comprends
Pour ne plus être perdu
Le dos à la solitude
J'ai préféré jouer l'oubli
Pour continuer à vivre
Nous deux, c'est trop tard
Ne refaisons pas l'histoire
Tu m'as quitté, c'est fini
Laissons le passé s'assoupir
Suis le cours de ton destin
Le mien me tire vers demain
Soit heureuse petite étoile
Ici, ailleurs, là-bas
Quelqu'un d'autre que moi
T'ouvrira l'horizon de croire
Qu'il existe toujours
L'azur bleu d'un amour
Ici, ailleurs, là-bas
Là-bas... Là-bas.


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Les chemins des étoiles


Les mots meurtriers, aveugles et sourds
Abandonnés un peu partout
Quand tu as déchiré mon cœur
J'ai découvert le monde et sa laideur.

Dans les bas-fonds de la nuit
Où tu m'as laissé m'endormir
Je n'ai trouvé que de la poussière
Pour te laver de ma peau.

Dans mon combat
Pour retrouver mon drapeau
J'ai fait naufrage
De l'autre côté de l'aube
Où l'enfer me boit.

Le froid creuse ma tombe
Quand je ne sais plus rêver
L'insomnie est un feu
Et moi le pion de son jeu.

Je n'arrive plus à sortir
Les dés ont jeté mon prénom
À l'angle d'un mur
En brisant mon armure.

Dans ce combat
Entre le feu et l'eau
C'est un carnage
De querelles sous ma peau
L'enfer est mon voyage.

Dis-moi le chemin des étoiles
Pour affronter les pièges du soir
Tire-moi de là
Je n'ai plus la force de me battre
Avec mes larmes
Qui brouillent le rivage
Où tu n'es pas
Appelle-moi, même une fois
Guide mes pas
Au son de ta voix
Que je retrouve
La lumière du jour.


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Tout est perdu


J'ai rencontré les vents
Des vents fous tourbillonnants
Qui transportent dans leur souffle
Des colères farouches.

J'ai rencontré les océans
Des océans froids, profonds et intenses
Qui noient dans leurs vagues
Les sentiments profanes.

Tout est perdu d'avance
Dans les heures qui s'élancent
Bateau qui prend l'eau
Je n'ai plus confiance
Dans tes mots transparents
Qui ont noyé ma peau
Tout est perdu d'avance
Sur des lames de souffrance.

J'ai rencontré les nuits
Des nuits sombres et sans vie
Qui camouflaient les pas
D'un amour qui s'en va.

J'ai rencontré le jour
Il m'a raconté tout
Toutes les trahisons secrètes
Qui, face à moi, s'égrainent.

Tout est perdu d'avance
Dans les heures qui s'élancent
Bateau qui prend l'eau
Je n'ai plus confiance
Dans tes mots transparents
Qui ont noyé ma peau
Tout est perdu d'avance
Sur des lames de souffrance.


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LES GUERRES PRENNENT TOUT


Ceux qui n'ont pas pris la parole
A tout jamais l'on perdue
Arrêtez vos rêves, ils sont morts
N'attendez pas, ils ne reviendront plus
L'absence rend les rêves moins forts.

Combattez vos démons personnels
Et faites une croix sur le passé
Seuls les diamants sont éternels
Trouvez la force de pardonner
Pour toujours rester vous-même.

Les guerres ont volé vos enfants
Tué vos maris, versé le sang
Dans une certitude de violence
L'homme se prend pour dieu souvent.
Trop peu reviennent malheureusement
De cet enfer face au temps
Les guerres prennent maris et enfants.

Peuple incompris qui se cache
Je vous en prie, relevez-vous
Ne vivez plus dans l'espoir
Qu'ils reviendront un jour
Pour vous prendre dans leurs bras.

Il est l'heure de changer vos vies
C'est une course contre la montre
Dans ce désert affectif
L'histoire a fait le tour du monde
C'est l'an deux mille, il faut en finir.

Les guerres ont volé vos enfants
Tué vos maris, versé le sang
Dans une certitude de violence
L'homme se prend pour dieu souvent.
Trop peu reviennent malheureusement
De cet enfer face au temps
Les guerres prennent maris et enfants.


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Sans aucune frontière


Même si les étoiles du ciel
Suspendues au-dessus de nous
Dans ce lac immortel
Où n'apparaît pas le jour
Même si tous les soleils
N'étaient que lassitude
De donner sa lumière
Pour éclairer les murs...

J'irais où tout se déchaîne
Pour extraire ces chaînes
Qui enferment mes rêves
De trop de fils de fer
J'irai où les plumes d'un aigle
Soulèveront mes colères
Juste un coin de ciel
Pour déposer mes prières.

Même si le temps se promène
À longueur de tout
Sous des vents froids d'hiver
Qui deviendraient trop lourd
Même si l'horizon se disperse
À chaque croisement de rues
Et que mon sang déverse
De trop de lassitude...

J'irais là-bas quand même
Où la vie sera reine
Sans aucune frontière
Pour stopper tous mes rêves
J'irais où les jets de pierres
Se transforment en caresses
Où personne ne saigne
Des blessures anciennes
J'irais jusqu'au bout de la terre
Même s'il me faut traverser l'enfer
L'écho de mes prières
Tiendront jusqu'au bout de moi-même
Dans ma course en solitaire
Pour trouver le secret
Qui lèvera les barrières
Et tous ces fils de fer
Pour empêcher le rêve
De toucher d'autres ciels
J'irais là-bas quand même
Là-bas... Quand... Même.


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L'océan et nous


Il y avait la mer et son sable doux
Une brise légère sur nous
Pour rafraîchir le soleil
Sans aucun discours
C'était un été chaud de rivage
Sous le vent de nos voiles
Poussés de quelques nuages
Pour embrasser le large.

Il y avait la lumière d'un phare
Pour nous guider sur les vagues
Géantes d'écume et de mousse
Qui nous fouettaient le visage
Le bateau était magnifique
Il se nommait Paradis
Majestueux d'infini
Dans sa course d'être libre.

Il n'y avait que nous et l'océan
À la poursuite du temps
Juste avant l'ouragan
Qui déchira le présent
D'une violence incroyable
Paradis venait de perdre son mât
La coque ne résistera pas
À ce coup fatale
Qui brisa son âme
Sous d'étranges lumières
Venues droites du ciel
Pour noyer tous nos rêves
Et mon amour aussi.

Des sirènes venues d'un pays
Que je ne saurais dire
L'ont entraînée avec elles
Loin de cette tempête
J'entends encore leurs chants
D'une souffrance émouvante
Pour celle qui brutalement
A bu l'eau qu'elle aimait tant.

Ça fait vingt ans à présent
Que je jette à la mer
Une bouteille où dedans
Mes rêves la recherchent
Pour trouver le repos
Des silences des mots.


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Quand il n'y a plus rien


J'ai trop rêvé d'horizon
Trop couru après des nuages
Prié à voix hautes où personne
Ne répondait de là-haut.

J'en ai cassé des miroirs
Brûlé des jours au cafard
Pour le bleu d'un regard
Que je gardais en mémoire.

Quand y a plus rien qui sonne
Et que tout s'époumone
Quand y a plus rien en somme
Qu'une guerre lasse
De reflets d'images
Au cœur de la tourmente
Crier pour que le temps
Efface tout ce qui blesse
Pour déployer mes ailes
Retrouver mon sourire
Perdu au large d'elle
Dans l'amour qui survit
À la lumière des rêves
Des chandelles qui sommeillent
De n'être que chimères
Quand se lève le ciel
Du noir de la nuit
Présent reprend sa place
Faisant toujours aussi mal.

J'ai trop bu de passion
Pour croire que tout s'efface
À l'intérieur du corps
Je l'aime toujours plus beau.

J'en ai avalé des brouillards
Pour me saouler chaque fois
Qu'elle remontait l'histoire
Jusqu'à toucher mon âme
J'en ai semé des nuits
Pour la laisser sortir
De mon cœur, de ma vie
L'amour pour elle fut plus fort
C'est ainsi que je m'endors
Dans l'irréel d'un mirage
Juste à côté de moi.


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Pour lui


Pour lui, j'accepterai les heures
Du temps qui s'effeuillent
Les galons du silence
Au goût sans couleur
J'accepterai les jours
Qui viennent et qui meurent
À l'ombre de tout
Couchés par mes pleurs.

D'accord pour tous les vents
Errant de pâleur
De longues turbulences
Sans aucune saveur.

Pour lui, j'accepterai les apparences
Pour guérir les blessures
Au cœur de la tourmente
Pour en faire un refuge
J'accepterai l'engrenage
Ses mensonges, ceux des autres
Silencieuse d'y croire
Jusque sur ma peau.

J'apprendrai à taire mon regard
Dans ce combat sans égal
Pour devenir plus forte
Sous les drapeaux de son corps
Puisqu'il est ma raison de vivre
Mon incroyable folie
Même si il transporte dans ses bagages
L'odeur d'une autre que moi
Dans ses voyages d'urgence
J'apprendrai les épreuves
Du second rôle et sourire
Dans mon cœur
Quand je n'aime que lui
Qu'importe s'il respire
D'autres caresses dans l'instant
Je fermerai les yeux
Pour le garder simplement
Nos moments heureux
Sans y mettre le feu
Pour nous deux.


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