21 août 2005



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Regard au crépuscule
Fascinée par l'étrange
Le temps d'un regard
Mes amis, chantez !
Croire pour survivre
A la recherche de l'inconnue
Oh, combien tu me manques !
Question de vie
Quand nous reviendrons
Monsieur
Anges gardiens du temps
Dans le secret
Ligne d'arrivée
Rendez-vous
Pour vivre
Aucune haine
Interlude
Appel à l'absent
Poussières d'étoile à Paris
Jamais parlé
Mon fils, crois-moi
Rêves d'argile
Le Monde
Croire à demain
Vahinés, danseurs, maquillage
Tu t'appelles le malheur


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REGARD AU CRÉPUSCULE


Valérie GROSJEAN


"Il n'y a pas d'amour heureux !"
C'est ce que semble penser Valérie.
Pourtant, si la vie n'a pas toujours été tendre avec elle,
sa capacité à aimer est restée entière.
Sa foi profonde lui fait aimer son prochain,
même lorsque celui-ci lui a fait du mal.
Mais la sage Valérie est aussi amoureuse d'un homme,
d'un amour idéalisé, presque immatériel,
celui que l'on connaît lorsque l'on a 15 ans et qu'on s'appelle Juliette.

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Regard au crépuscule


Quand les lois d'aujourd'hui côtoient les crimes de demain
Quand la lumière s'efface laissant place aux drames
Quand on leur donne la vie, que d'autres leurs donnent la mort
Quand l'homme ne sait plus les paroles de ce qui est juste
L'âme et l'esprit regardent au crépuscule

Il ne sert à rien de combattre

Les mots, les lois ou le soldat
Quand un seul homme a pris le droit
De dire ce qu'il pense à notre place
En prenant notre seul enfant
Pour qu'il aille faire la guerre aux Grands
Des mois d'absence, mois de souffrances
Au télégramme qui arrive en pleurant
Disant qu'il est mort en héros
Sous la couleur de son drapeau
Dans vos mains sa dernière photo
Prise avant ce départ trop tôt

Il ne sert à rien de crier

Quand un seul homme a décidé
La vie qu'on devra mériter
Sans nous laisser le droit de parler
Aux innocents que l'on ne verra plus
Que sur une photo avec d'autres inconnus
Leurs noms gravés sur une dalle perdue
Qu'ils ont plantés à coté d'une rue
A tous ces morts, à ces familles
Qui n'ont pas eu le droit de vivre
Comme tous ces amants désunis
Morts, juste avant de vivre,
De rêves perdus d'égoïstes.

J'allume des chandelles de cires
Pour qu'ils survivent à la nuit
Les yeux couchés au crépuscule
Quand nos larmes les bousculent
Plongés dans nos cicatrices.


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Fascinée par l'étrange


Seule à parler avec les étoiles
Essayant de comprendre la ronde
Qui brûle en moi d'amour
En surprenant mon corps de femme.

Et mon cœur fait naufrage
Au doux regard d'une rencontre
D'un sourire et d'un rendez-vous
D'émotions qui bouleversent.

Fascinée par l'étrange
Où je manie les silences
D'un regard et du temps
Où d'un amour d'avant
Qui a perdu ses sentiments
Fascinée par l'étrange... Par l'étrange...

Fini de vivre dans la solitude
L'amour vient de frapper mon corps
A grands coups de lumières
Pour réveiller ma vie.

J'avance sur des rives inconnues
Qu'importe l'envers du décor
Enfin, j'ai trouvé la paix
De vivre l'amour interdit.

Fascinée par l'étrange
Où je manie les silences
D'un regard et du temps
Où d'un amour d'avant
Qui a perdu ses sentiments
Fascinée par l'étrange... Par l'étrange...



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Le temps d'un regard


Texte réservé par un compositeur-interprète.

Dernière fleur, poignée de terre
Les yeux fermés, le cœur en paix
Elle a déployé ses ailes
Pour s'endormir à jamais
A l'ombre de ce monde de colère.

Depuis, j'ai le corps qui pleure
Autour de moi tout s'endort
L'écho de sa voix me fredonne
L'amour qu'elle avait dans le cœur
Avant qu'en moi tout soit douleur.

Le temps d'un regard
D'un adieu pour le large
D'une pluie sur mon visage
Le temps d'un regard
Qui l'emporte loin de moi
D'un adieu écrit sur le sable
Le temps d'un dernier regard
Où tout fait mal... Dernier regard.

Et la page de notre histoire
Tirer par un chariot d'étoiles
S'en va mourir dans le soir
Pour l'emmené là-bas
Où elle n'aura plus froid.

Seul, je suivrai le chemin
Celui que nous avions peint
D'amour et de lendemains
En mémoire de la défunte
Je suivrais son rêve par la main... Par la main...

Le temps d'un regard
D'un adieu pour le large
D'une pluie sur mon visage
Le temps d'un regard
Qui l'emporte loin de moi
D'un adieu écrit sur le sable
Le temps d'un dernier regard
Où tout fait mal... Et je repars.


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Mes amis, chantez !


Je suis heureux d'être ici,
Entouré de tous mes amis,
Pour souffler ces quelques bougies
Qui ne nous rajeunissent pas,
Nous tous autour de cette table.

On se regarde, se dévisage,
Au coin des yeux, petites larmes,
Larmes de bonheur qui s'éclipsent
Quand le souffle fort de la vie
Eteint les bougies de cire.

C'est le moment de chanter
Mais, amis, pas de pleurer
Il nous reste encore des années,
Devant nous, pour nous retrouver !
C'est le moment de chanter,
Chantons, mes amis, la liberté
D'être tous ici rassemblés
Devant un feu de cheminée !

Bientôt se sera votre tour
De souffler d'un seul coup
Les bougies du temps qui s'égoutte,
Nous serons tous là, debout ,
A chanter les jours qui s'écoulent.

Soyons heureux, mes amis de sang,
L'heure est la réjouissance
Un an de plus, c'est pas méchant,
Nous vivrons bien encore cent ans,
Juste pour faire pâlir le temps

C'est le moment de chanter
Mais mes amis non pas de pleurer
Il nous reste encore des années
Devant nous pour nous retrouver !
C'est le moment de chanter,
Chantons, mes amis, la liberté
D'être tous ici rassemblés
Devant un feu de cheminée !


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Croire pour survivre temps


Quand on est bousculé par la vie
A chacun sa manière de souffrir
Tout dire, plutôt que de mentir
Et sortir de ce piège à tout pris.

Comme un cercle où il n'y a ni fin,
Ni commencement de poussière de demain,
Une révolte qui nous tiendrait la main
Pour survivre au choix du destin.

Et puis, se battre pour éloigner la souffrance
La nôtre comme celle de million d'innocents
Écrasés sous le poids des sentiments
Je crie aux cendres mortes du temps
Que l'intelligence étouffe l'ignorance
Afin que nous redevenions vivants
Libres enfin de rêver, la légende
Des amants amoureux vêtus de transparence.

Vivre encore parce que les poètes
Ne meurent jamais tout à fait
Et dévorer d'un désir secret
Se battre pour qu'il devienne réel.

Retrouver ce qui fut perdu
Faire confiance même à une inconnue
Une autre vie, un jour de plus
Pour oublier l'ombre de la solitude.

Et puis, se battre pour éloigner la souffrance
La nôtre comme celle de million d'innocents
Écrasés sous le poids des sentiments
Je crie aux cendres mortes du temps
Que l'intelligence étouffe l'ignorance
Afin que nous redevenions vivants
Libres enfin de rêves, la légende
Des amants amoureux vêtus de transparence.

Et puis se battre, tout simplement se battre
Pour exister au milieu des regards
Qui nous écrasent de sarcasmes
Sans nous donner une chance d'y croire.


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A la recherche de l'inconnue


J'en ai poursuivi des fantômes
De rivières sèches en larmes d'eau
Avec patience, j'ai continué
De me défendre, abandonné.

J'en ai parcouru des chemins
De pierres brisées en chagrin
Avec fatalité, j'ai poursuivi
De me débattre victime.

J'avance d'amour pour toi
Chaque jour, ne le sais-tu pas
J'avance encore dans ce brouillard
Peut-être pour trouver ma place
Je te cherche sur la route de mon regard
Toi l'inconnue qui se balade dans le soir.

J'en ai suivi des prairies
D'arbres vidés de tous leurs fruits
Avec courage, j'ai refermé
La porte des envies de tomber.

J'en ai passé des frontières
De ruines bâties, cœur en prière
Avec une force de géant
J'ai dit " quelqu'un plus loin m'attend ".

J'avance fort d'amour pour toi
Chaque nuit, ne le sais tu pas
Je puise ma force dans l'espoir
Qui sait peut-être, d'être du voyage
J'avance fort d'amour pour toi
Blessé, ne le sais tu pas
J'avance encore seul dans le noir
En attendant que l'innocence d'un regard
Vienne un soir se poser sur moi
De sa lumière, de son étoile
Celle qui fera jour d'espoir
Pas à pas entre elle et moi, toi moi toi...


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Oh, combien tu me manques !


J'aurais voulu te connaître un peu plus
Rire encore de ces larmes de joie
Et n'exister vivante plutôt que par ma plume
Être celle qui t'aurait fait l'amour mille fois.

J'aurais voulu grandir plus vite
Comprendre plutôt ce bonheur éphémère
Être celle qui t'aurait fait mieux vivre
Juste avant de partir dans ces vagues échouées.

Si tu savais combien tu me manques
L'horizon est si loin, et coule mon sang
J'entends les sirènes poussées par le vent
Crier ton prénom par-delà le temps
Si tu savais combien, oh combien tu me manques
Ma vie est devenue le froid des tourments
L'absence est un mal qui parle au présent
Quand viendras-tu un soir d'automne me prendre.

J'aurais tant voulu parler d'autre chose
Vivre nos instants de regard en seconde
Ne plus compter les heures que la vie dépose
Juste être là, à toi, de caresses qui se fondent.

Je n'ai pas eu le temps de vivre tout cela
J'ai trop vite vieilli quand la vie t'a quitté
Mon bonheur était là, je l'ai compris trop tard
Quand c'est par mes yeux que tu continues de rêver.

Si tu savais combien tu me manques
La frontière de nous est un trop long silence
D'ici j'entends les sirènes des vagues blanches
Murmurer ton prénom au-delà du vent
Si tu savais combien, oh combien tu me manques
Ma vie sans toi est une lettre de sang
J'attends la nuit que tu viennes me prendre
De ce monde fou pour vivre sentiments.


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Question de vie


Le fil fragile de la raison à des limites
Des questions, posons-nous les bonnes réponses ?...

La vie quelques fois prend
Celui qui n'a pas eu le temps
De vivre tout simplement
Le meilleur des printemps.

L'on ne peut rien prédire
C'est la vie qui choisie
Celui qui doit partir
Et ceux qui restent, fragiles.

C'est une lumière de hasard
Peut être bien, peut être pas
Mais c'est sans savoir
Qu'on passera la porte du soir.

La vie n'est qu'une saison
Qu'il nous faut vivre avec passion
Amour, tendresse, compréhension
Reconnaître le regard du pardon
Face à celui d'une trahison
La vie n'est qu'une saison.

C'est une vie transparente
Qui donne ou qui reprend
Jeu de hasard ou dame du temps
Poker a un seul gagnant.

L'on ne peut rien prévoir
On s'adonne au pourquoi
Même question chaque fois
La vie aussi a ses lois.

C'est un monde qui reste
Inconnu de la terre
Où vont ceux qui gagnent ou qui perdent
Le fil fragile de la paix.

La vie n'est qu'une saison
De quatre éléments passions
A nous de faire une chanson
Pour ceux qui reviendront
Un jour peut être répondre
A une seule question.

Le fil fragile de la raison à des limites
Des réponses, posons-nous les bonnes questions ?...


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Quand nous reviendrons


Sous les braises d'un volcan
Sous les fonds d'océan
Quand des vents ouvriront la porte
Que les feuilles mortes s'emportent
Nous garderons-nous amants ?

Sous les silences des mots
Sous un lac d'émeraude
Des tempêtes savantes
D'une guerre de sentiments
L'amour sera-t-il d'osmose ?

Quand nous deviendrons vieux
De sommeil en souvenirs heureux
Les cendres de notre jeunesse en feu
Pourraient-elles éteindre le jeu
Deviendrons-nous malheureux
Dans la routine de nous, vieux,
A compter les heures si creuses
Qui nous éteignent peu à peu ?

Sous le poids des années
Des saisons achevées
Quand l'hiver sera rude
Et nos mémoires disparues
Saurons-nous encore nous aimer ?

Sous les printemps de vie
De nos visages vieillis
Quand la mort viendra prendre
L'un de nous en avance
L'autre se laissera t'il mourir ?

Quand nous deviendrons si vieux
De sommeil en souvenirs heureux
Les cendres de notre jeunesse en feu
Pourraient-elles éteindre le jeu ?
Deviendrons-nous malheureux
Dans la routine de nous, vieux
A compter les heures si creuses
Qui nous éteignent peu à peu ?


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Monsieur


Je me permets de vous écrire
Vous ne savez pas qui je suis
Ni même que j'existe
Pourtant je vous dois la vie
Un soir de pluie année quarante huit
Quand j'ai poussé mon premier cri.

Je ne vous demande rien
Dans ces années d'attente en vain
La présence d'un père un matin
Revenu d'un voyage lointain
Pour serrer son petit gamin
Disant " je serai là demain."

Non monsieur, je vous écris simplement
Pour dire qu'elle fut la plus grande
La plus courageuse des mamans
Même sur son lit de souffrance
Jusqu'à la fin de ses tourments
Elle vous a aimé comme avant
Aussi beau qu'un rêve d'enfant
Quand elle n'avait que dix huit ans
Si jeune pour être maman
Pas assez vieille pour son enterrement.

A ma lettre, je joins la photo
Qui a jauni contre son cœur chaud
Je vous la rends, tel est mon rôle
Votre visage pour moi est une aube
Qu'elle a emporté dans la tombe
Sans haine ou colère à votre encontre.

Ne cherchons pas à nous voir
Ni nous connaître, paix à son âme
Je vous demande un prochain soir
Cimetière des anges, venir la voir
Et faire un tout dernier hommage
A celle qui vécu d'amour et d'espoir
Pour un rêve bien trop sage.

Non, Monsieur, je vous écris simplement
Pour dire qu'elle fut la plus grande
La plus courageuse des mamans
Même sur son lit de souffrance
Jusqu'à la fin de ses tourments
Elle vous a aimé comme avant
Aussi beau qu'un rêve d'enfant
Quand elle n'avait que dix huit ans
Si jeune pour être maman
Pas assez vieille pour son enterrement.


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Anges gardiens du temps


Tous ces visages d'anges,
Sculptés aux frontons des églises,
Figés, regardent éternellement
Les marches de pierres grises.

Ecorchés, de-ci, de-là,
Immobiles dans leurs grandeurs,
Que les années n'épargnent pas,
Regardent ce monde sans couleur.

Anges gardiens du temps,
Protecteurs du monde qui s'avance,
Vous pleurez nos guerres savantes
Et priez en silence
Pour une paix urgente
Anges gardiens du temps... Du temps.

Vous qui ne dites mot,
Je lis dans vos regards
La tristesse de nos fautes
Que l'on sème sans égard.

Puissiez-vous pardonner
Un jour toute cette haine,
Qui vous fait tant saigner
Dans le froid de vos veines.

Anges gardiens du temps
Protecteurs du monde qui s'avance
Vous pleurez nos guerres savantes
Et prier en silence
Pour une paix urgente
Anges gardiens du temps... Du temps.


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Dans le secret


J'ai grandi dans le secret
D'une naissance cachée
Dans les yeux de ma mère
J'y lisais l'inavoué
Et le nom de mon père
A une autre marié.

J'ai rêvé bien des nuits
A le garder toujours
Celui qui me donna la vie
A l'ombre du jour
Pour ne pas faire mourir
Son autre vie de nous.

Papa, j'ai grandi dans le noir
Sous des lumières voilées
Pour que personne ne sache
La vérité d'être née
Papa, j'ai grandi de te voir
De te sentir m'aimer
Et le premier de mes pas
Il t'était destiné
Papa, j'ai grandi dans le soir
Papa, j'ai grandi de t'aimer.

Toi, l'homme de puissance
Tu as défais ton armure
Couché derrière le temps
De quelques heures perdues
Que tu savais rattraper d'avance
Pour nous connaître un peu plus.

Tu m'as donné tout l'amour
Que tu avais dans le cœur
A l'abri de la foule
J'étais protégée de douceur
Et dans mes veines s'écoulent
Ensemble, nos joies de bonheur.

Papa, j'ai grandi dans le noir
Sous des lumières voilées
Pour que personne ne sache
La vérité d'être née
Papa, j'ai grandi de te voir
De te sentir m'aimer
Et le premier de mes pas
Il t'était destiné
Papa, j'ai grandi dans le soir
Papa, j'ai grandi de t'aimer.

Je n'ai pas grandi sans cesse avec toi à mes côtés
Mais tu as su me donner autant d'amour que tu pouvais partager
Merci de m'avoir tant aimée
A l'ombre de ce monde déchiré.


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Ligne d'arrivée


Tout au bout du chemin
Dans mes rêves de demain
Je trace de mes doigts
L'avenir de nous revoir.

Même loin de l'inconnu
Et si près de ta rue
Je sais bien que l'horizon
Est frontière d'un prénom.

D'un bout de rêve, t'aimer
J'atteindrai la ligne d'arrivée
C'est gravé dans ma mémoire sauvée
A cœur battant de te retrouver
Lueur vivante sur la ligne d'arrivée
J'atteindrai la lumière pour t'aimer
C'est écrit dans mes larmes avalées
A corps perdu de t'y retrouver... Pour t'aimer.

Je sais de cette longue route
Le portrait de tes yeux sur nous
J'y plongerai au plus profond
Et solitude nous oublierons.

Bientôt mon amour tu verras
A force de nous, je serai là
Plus grand qu'un chemin de croix
Ainsi que mon âme d'autrefois.

D'un bout de rêve, encore t'aimer
Les années ont si vite passé
Qu'il n'est plus permis de gâcher
Le moindre espoir de te retrouver
J'ai souligné la ligne d'arrivée
De mon sang pour ne rien oublier
Laissons-nous le temps de nous retrouver
Bientôt, je franchirai cette barrière fanée
Pour te reprendre à la solitude inavouée
De ton cœur qui s'est laissé voler.


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Rendez-vous


Pour toi, j'ai fait ma frontière
De ton prénom sur mes lèves
Sans plus regardé en arrière
Pour t'être à tout jamais fidèle.

J'ai tant rencontré de larmes
Sur les plus hautes montagnes
Que je te promets ce message
D'amour sans autre bagage.

Je te donne rendez-vous
Pour un portrait de nous
Puisque c'est l'amour
Prenons le droit des fous
Et d'un rêve un peu flou
Faisons réalité des jours
Je te donne rendez-vous
Pour une nuit, pour toujours
Puisque c'est l'amour
Prenons les heures du jour
Et d'un rêve un peu flou
Faisons réalité des fous... Je te donne rendez-vous...

Où nous vivrons à deux
Sous des lumières de feu
De caresses dans les yeux
Libérée d'être enfin heureuses.

Cette force de toi qui me viens
Éloigne les doutes du chemin
Nos pas s'aventurent vers demain
Et nous mènent vers ton destin.

Je te donne rendez-vous
Pour un portrait de nous
Et que la vie soit douce
Pour ton cœur, pour toujours
Puisque c'est l'amour
Prenons le droit des fous
Faisons réalité des jours
En te donnant rendez-vous
Je te donne mon amour
L'immensité devant nous
De nous aimer toujours
Même si c'est un peu fou
Puisque c'est l'amour
Faisons réalité du flou.

Je te donne, mon amour, rendez-vous.


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Pour vivre


Si il le faut, je rêverai plus bas
Bien plus bas, pour une lueur d'espoir
Dans ces yeux, y lire l'inoubliable
Trace d'amour et de partage
Juste pour elle, pour elle et moi.

Pour vivre sur son corps, mon naufrage
Suivre son regard pétiller de mille flammes
Que nos caresses se confondent dans le soir
Accompagnées des bulles de champagne.

Si il le faut, je rêverai plus doux
Bien plus doux que l'est notre amour
Presque insolent jours après jours
Heureux, même au milieu des loups
Jaloux qui hurlent notre amour.

Pour vivre sur son cœur de cristal
J'effeuillerai face au miroir
La fleur aux épines du mal
D'un passé qui voudrait faire surface.

Je ne laisserai jamais personne
Détruire l'intérieur de nos cœurs
Il est en nous ce bonheur
Que l'on mérite tout en douceur
Après les souffrances et de pleurs.

Pour voir dans ses yeux la flamme
Qui pétille de bulles de champagne
Je referai ce chemin là
Même si il fut dur quelque fois.

A la traversée des années et des nuits
Je serai là, pour la voir embellir
De cheveux blancs, de cheveux gris
Sous les étoiles de la vie
Qui ont vu notre amour grandir.

Pour vivre sur son corps mon rivage
Je survivrai au-delà des étoiles
Pour caresser son corps de pétales
Où rose rouge se mélange à mon âme
Pour vivre sur son cœur mon rivage
Je survivrai au feu des cicatrices du soir.


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Aucune haine


Vous qui m'avez coupé les ailes
Dans mon demi-sommeil
Je vous croyais des amis
Mais vous n'étiez qu'ennemis.
Vous qui avez brûlé mes rêves
De promesses sur vos lèvres
Vous n'avez su que me faire souffrir
Dans mon cœur restent vos cicatrices.

Je ne garde pour vous aucune haine
Vous les bourreaux de mes plaies
Je ne garde aucune colère
Dans votre guerre j'y ai trouvé la paix
Celle de l'âme et de son mystère
Pour retrouver la vie dans sa lumière.

Vous qui m'avez promis la lune
Je n'ai connu que l'amertume
De votre mépris pour la vie d'autrui
Tout vous ressemble d'hypocrisie.

Moi je retourne dans ma rue
Le passé est bien révolu
J'ai retrouvé la liberté de rire
De croire que je suis la vie.

Je ne garde pour vous aucune haine
Vous les bourreaux de mes plaies
Je ne garde aucune colère
Dans votre guerre j'y ai trouvé la paix
Celle de l'âme et de son mystère
Pour retrouver la vie dans sa lumière.


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Interlude


Dans ma puissance d'amour
Je gomme tous les doutes
Pour les jeter très loin
Des lignes de mes mains.

Au visage de la foule
Je crache les mauvais coups
Qui m'ont brisé souvent
Sous la force du vent.

Interlude sur une eau d'opale
La liberté est sur mes ailes
T'aimer sans que rien nous retienne
Puisque l'amour de nous
C'est l'océan qui m'enroule
Bateaux qui s'épousent à la mer
Berce-moi du chant des sirènes
A ton large moi, j'y crois
Dans le voile de tes vagues.

Ouvre-moi les vagues de ton corps
D'ici, il faut que je sorte
La terre était ma prison
Je ne leurs laisserai pas mon nom.

Mes larmes m'ont porté jusqu'à toi
Je t'ai rêvée, et te voilà
Ensemble, nous irons nous perdre
Toucher le regard du ciel
Car je te sais immortelle
Dans te grandeur de sillage
Garde-moi
Près de toi
Que l'écume de la solitude
Nous fasse marins de lune.


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Appel à l'absent


Je sais la couleur de tes yeux
Jusqu'à l'instant de te perdre
Tu étais ce que j'avais de mieux
Et me voici dans les ténèbres.

Dans ce silence sans aucun repère
Je suis seul à crier ton nom
Priant que tu me reviennes
Du haut du toit du monde.

Je sais les hivers sans soleil
Et les étés sans la mer
En ton absence
Même les sirènes sont en grève
L'océan a perdu ses reflets
Qui te cherchent.

J'ai l'image sans ton corps
Et la mémoire pour te toucher
Nous reste-t-il une chance encore
Un soir qui sait de nous retrouver.

Je sais qu'il me faudra patienter
Brûler les jours en attendant
Que des ailes viennent me prendre
Pour m'emmener à tes côtés.

Je sais les automnes du regard
Quand personne ne prendra ta place
Sur mes lèvres
L'amour de nous, je le protège
En secret, dans mes rêves.

Et quand la nuit me déshabille
C'est à toi que je pense
Toi, la fiancée du temps
Qui renaît à chaque printemps
Entre mes larmes, une chandelle
Brille pour t'éclairer le ciel
De lumière,
De lumière...


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Poussières d'étoile à Paris


Je t'ai cherché bien des années
Traversé tant de pays
Sans pouvoir te rencontrer
Poussières d'étoiles à Paris.

Usé mes semelles sur le pavé
Au travers des heures de nuit
A la terrasse des cafés
Poussières d'étoiles à Paris.

Amour, amour je t'ai trouvé
Cœur à corps enlacés
Amour capital
D'éclats d'étoiles
Amour, amour je t'ai trouvé
D'un sentiment d'éternité.

Vivons l'instant présent
Maintenant, tout de suite
Nous est compté le temps
Poussières d'étoiles à Paris.

L'amour nous représente
Au travers des nuits
Tel est le testament
Poussières d'étoiles à Paris.

Amour, amour je t'ai trouvé
Cœur à corps enlacés
Amour capital
D'éclats d'étoiles
Amour, amour je t'ai trouvé
D'un sentiment d'éternité.


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Jamais parlé


Je ne t'ai jamais parlé d'amour
De ce que j'avais dans le cœur
Peut-être par pudeur
Dans le piège des heures
Où j'enfermais mes peurs
Comme on enferme la douleur.

Je ne t'ai jamais parlé de nous
Du goût salé de mes larmes
Tombées au champ de bataille
Couvertes de racines de toi
Quand tu ne me voyais pas
J'étais prisonnière de mon mal.

Nous avions tout juste quinze ans
Tu étais mon prince charmant
Souviens-toi de mes silences
Quand tu me parlais tendrement
De celle qui brûlait ton sang
Moi, j'avais le cœur en souffrance.

Je t'écoutais me parler d'amour
De tes craintes, de tes peurs
De ce grain de folie sans odeur
Qui te prenait en douceur
Pour consumer ton bonheur
Auprès d'une autre jolie fleur.

Ce soir, les sentiments que j'éprouve
Sont les mêmes qu'autrefois
Je ne sais pas vraiment pourquoi
Je t'ai gardé au fond de moi
Ça fait dix ans que tu accompagnes
La symphonie de mes rêves de glace.

Nous voici adultes aujourd'hui
Pourtant le temps n'a rien détruit
Dans le vertige de mes nuits
Je t'ai attendu sans un cri
Pour t'entendre me dire que la vie...

Elle est ici ensemble pour nous deux
Maintenant et merveilleuse
Dans nos yeux.


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Mon fils, crois-moi


Surtout ne regarde jamais en arrière
Tu ne sais pas ce qui t'attend devant
La vie n'est qu'un manège
Sur lequel tu tournes forcément
Pour atteindre le droit à l'espoir.

Dans tes vingt ans à peine
Tu veux la vie intensément
Criant que tu n'a rien à perdre
Qui sait peut-être tes printemps
Si jamais tu ne prenais pas garde.

Dans tout ce que tu as vécu
Dis-toi que rien n'est stupide
Dans tout ce que tu as reçu
Dis-toi que rien n'est inutile
La vie, c'est d'abord de sourire
Elle t'apportera beaucoup plus
Que tu ne l'imagines
Crois-moi mon fils, mon fils.

Surtout ne baisse jamais les bras
Toute expérience est bonne à prendre
C'est dans tes larmes mêlées de joies
Que tu apprendras à attendre
La récompense qui te revient.

Dis-toi qu'il n'est jamais trop tard
Pour réveiller la somnolence
Qu'il te faudra tous les courages
Pour entrer dans la danse
Car demain est entre tes mains.

Dans tout ce que tu as vécu
Dis-toi que rien n'est stupide
Dans tout ce que tu as reçu
Dis-toi que rien n'est inutile
La vie, c'est d'abord de sourire
Elle t'apportera beaucoup plus
Que tu ne l'imagines
Crois-moi mon fils, mon fils


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Rêves d'argile


Le vent de la nuit
Coule dans mes veines
Et je grelotte
De me souvenir
Que mes ailes
Se sentent arrachées
Sur des rêves d'argile
Qui n'ont pas eu le temps
De caresser
Mes secondes de vie
Juste avant
De me réveiller.

Il pleut sur la ville
L'eau de mes regrets
Qui s'époumonent
De me retenir
Loin de ces frontières
Où j'aime me promener
D'un grain de folie
Qui pétille dans mon sang
Pour me bercer
De sentiments libres
Bouleversant
Ce qu'on m'a enseigné.

Il neige des flocons de rires
Dans ma tête
Quand leurs menottes
M'interdisent
D'aimer la lumière
Qui pourrait m'embraser
Qui sait, m'étourdir
De gestuelles savantes
Pour me donner
Le goût du désir
D'imprudentes
Ivresses passionnées.


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Croire à demain


Qui a raison, qui a tord
Quand le sort
Se mélange au destin
Qui s'accorde
Une pause de rien
Dans un port
Une seule voile retient
Le décor.

Un bateau qui revient
A son bord
Il y aura toujours quelqu'un
Qui nous tiendra la main
Pour éloigner la mort
Qu'ils ont frôlé, les marins
D'océan encore
De colère et de force.

Qui peut prédire demain
Ou l'effacer
Quelques heures
Sans risquer
De s'arracher la peau
Au jeu de l'éternité
On est seul
Face à la réalité
Qui s'expose
En flambeau.

La joie du chagrin
Tout s'endort
Quelque temps plus loin
En secret, en trésor.

Qui a raison, qui a tord
D'un autre chemin
Pour la douceur du corps
Quand le destin
Qui s'accorde
Une pause de rien
Dans le port
Une seule voile retient
Le décor
Pour rêver plus fort
Et croire à demain
C'est survivre
Aux lignes de nos mains
Pour une autre rive
C'est toujours mieux que rien.


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LE MONDE


Je passerai ma vie à poursuivre
Mes rêves et mes espoirs
Et tant que je n'aurai pas réussi
Je suivrai les mirages
Pour qu'ils m'emportent d'ici.

Toutes expériences servent de leçon
L'espoir, c'est ce qui meurt en dernier
Moi, je fais le tour du monde
Pour y trouver la paix
Celle où ne vit pas le mensonge.

Le monde n'est pas ce qu'il paraît
Je l'ai vu dramatiquement amer
Vulnérable aussi, quand on lui prête
Les blessures d'un dernier cortège
Le monde n'est pas ce qu'il paraît
Il est condamné par les guerres
Brûlé vivant par le soleil
Dans de fausses lumières qui crèvent.

Je continuerai ma vie à courir
Achèverai l'œuvre de mes rêves
Et si demain je dois mourir
Quelqu'un d'autre suivra le désert
Pour trouver dieu et tout lui dire.

Qu'ici le monde est devenu fou
L'esprit vengeur ou destructeur
Qu'il faudrait recommencer tout
Dieu, vous seul créateur
Je sais que vous pleurez pour nous.

Le monde n'est pas ce qu'il paraît
Je l'ai vu dramatiquement amer
Vulnérable aussi, quand on lui prête
Les blessures d'un dernier cortège
Le monde n'est pas ce qu'il paraît
Il est condamné par les guerres
Brûlé vivant par le soleil
Dans de fausses lumières qui crèvent.


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Vahinés, danseurs, maquillage


Fleurs belles de couleurs
Colliers de perles
C'est un chant de douceur
Dansé pour le ciel
L'encens brûle les heures
D'une fumée de rêve.

Voix sourde qui monte
Sur la grande vallée
L'écho d'une prière gronde
En offrande donnée
A la terre du monde
L'âme d'ancêtres oubliés.

Vahinés, danseurs et maquillage
L'heure est à l'oracle
Le paradis des sages
C'est l'horizon qui s'écarte
Pour laisser passer la marche
Des vahinés, danseurs et maquillage.

La montagne est si verte
Qu'on s'y perd dedans
Il est là le mystère
De cette terre troublante
Où tout est beau pastel
Aux couleurs violentes.

Seule règne la nature
L'homme est trop petit
Au milieu d'épaisses verdures
Qui ne cessent de grandir
A l'abri de regards inconnus
Qui pourraient la faire mourir.

Vahinés, danseurs et maquillage
L'heure est à l'oracle
Le paradis des sages
C'est l'horizon qui s'écarte
Pour laisser passer la marche
Des vahinés, danseurs et maquillage.


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TU T'APPELLES LE MALHEUR


Tes mains sont sales
Ton cœur est noir
Tu n'as pas d'âme
Ta folie nous désarme.

Tes yeux sont gris
Ton corps est vide
Tu n'aimes pas la vie
Ta haine nous détruit.

Moi je sais qui tu es
Ton silence je le hais
Tu n'aimes que la guerre
Voir mourir tous nos rêves.

Tu t'appelles le malheur
Te nourris de nos peurs
Tu vis quand on pleure
Et jamais tu ne donnes
La paix dans nos cœurs
Tu t'appelles le malheur… le malheur.

Ton corps c'est du vent
Ta force le silence
Tu n'aimes que le sang
L'ombre de nos tourments.

Ton regard est connu
Tu guettes chaque rue
Pour trouver l'inconnu
Tu le suis et le tue.

Tu n'as qu'un seul prénom
Ignoble et immonde
Tu fais sombrer le monde
Ton souffle est la honte.

Tu t'appelles le malheur
Te nourris de nos peurs
Tu vis quand on pleure
Et jamais tu ne donnes
La paix dans nos cœurs
Tu t'appelles le malheur… le malheur.


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