Pour avoir un texte sans fond. 21 août 2005



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Amour naissant
Passe l'Amour
Fallait pas
Une autre vie
Un homme simplement
Vivre comme ça
Je me bats
Puisque l'Amour
Reste l'Amour
Avec le temps
Si tu as mal
Au travers de moi
J'ai cru mourir
Quelques mots
Je t'offre
Souvenirs
Oiseau de présage
Ne dis jamais
Piège de nuit
Une armée, un soldat
Des hommes sans visage
Fausses promesses
Ma douleur
Morceau de vie
Quand m'appellera-t-elle ?
Vie sans lumière
Voyage d'une vie


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AMOUR NAISSANT



Valérie GROSJEAN



Ne vous y trompez pas !
Si Valérie a chanté l'amour sous toutes ses formes
c'est la femme d'un seul amour.
L'a-t-elle déjà trouvé
ou cherche-t-elle encore ?
Peut-être découvrirez-vous la réponse à cette question
en lisant ses textes et en écoutant ses chansons.

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Amour Naissant


Des regards qui se croisent
Des mains qui se frôlent
Entre porche et hall
Pour un baiser de toi.

Des mots qui se taisent
Dans un long sourire
Sans oser se dire
Un petit, je t'aime.

      Amour naissant
      Émotions paralysantes
      Le cœur qui déborde
      De palpitations fortes
      Amour indécent
      D'émotions effervescentes.

Lentement mes mains
Dessinent ton corps
Sculpté dans de l'or
Œuvre de Rodin.

Le jour qui se lève
D'une nuit ravie
Ou l'amour libre
A vécu le rêve.

      Amour naissant
      Émotions paralysantes
      Le cœur qui déborde
      De palpitations fortes
      C'est l'amour qui se donne
      D'un cœur à corps
      Amour indécent
      D'émotions vivantes.


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Reste l'Amour


Passe la vie, reste l'amour
Je suis en sursis
Vivre ou mourir
Rivière sans retour.

Passe la mort, reste l'amour
Il fait froid dehors
Drap couvre mon corps
Plus personne autour.

      Passe l'amour, sans retour
      Filent les jours
      Passe la nuit, reste l'amour
      Parfums toujours
      Passe l'amour après tout
      Le monde sans fou
      Passe la nuit sans retour
      L 'amour me saoule... De vous.

Passent les années, reste l'amour
Voleuse d'images
Dans ma mémoire
A pas de velours.

Passent les ombres reste l'amour
Quand je m'effondre
A genoux sur le monde
Au-dessus les vautours.

      Passe l'amour sans retour
      Filent les jours
      Passe la nuit, reste l'amour
      Parfums toujours
      Passe l'amour après tout
      Le monde sans fou
      Passe la nuit sans retour
      L 'amour me saoule... De vous.

Passe les hommes sur mon corps
Qu'elle vie ai-je eu dans leurs décors.


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Fallait pas


Fallait pas
Me surprendre
Transparente
Dans le soir
Fallait pas.

Fallait pas
Voir mon âme
Provençale
Qui s'égare
Quelques fois
Vers là-bas
Où le voile
Se dévoile.

Tu souris
Fallait pas
Fallait pas
Me nourrir
D'interdits
Dans tes bras
Fallait pas.

Fallait pas
Me savoir
Les yeux nus
Sous les draps
A coup sûr
D'un naufrage
Vers la lune
Qui s'étale.

Tu regardes
Fallait pas
Fallait pas
Toucher l'aube
D'un seul mot
Dans l'espoir
De me voir.

Fallait pas
Brûler le soir
De tes doigts
Dévêtus sur moi
Qui effacent
L'instant d'y voir
Qu'il fait froid
Quelque part.

Si tu divagues
Fallait pas
Fallait pas
Me surprendre
Dans le temps
D'un espace
Qui me garde
Fallait pas
Fallait pas...

Me croire.


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Une autre vie


Cœur encore trop brûlant
De cendres encore chaudes
De nos ébats d'avant
Où mes doigt sur sa peau
Se voulaient toujours savant.

Tout en moi, n'est que regrets
Avec des si, des sans doutes
Sans laisser de côté les peu-êtres
Je n'avance plus et je me saoul
D'images mortes d'irréelle.

      Je cherche le bleu profond de la nuit
      Pour y trouver une autre vie
      Une autre vie sans cicatrices
      Sans promesses fragiles d'argile
      Où tout s'émiettes et s'effrites
      D'un adieu fait de souvenirs
      Dite-moi où trouver l'autre rive
      Une autre vie sans cicatrises.

Je ne veux pas baisser les bras
Baisser les armes sans rien faire
Il faut que je me batte
Pour de nouveau renaître
Pour ne plus avoir mal.

Je sais qu'il faudra être fort
Si je ne veux plus être perdu
Dans la solitude qui s'endors
Pour avancer un pas de plus
Parce que je suis vivant et pas mort.

      Je cherche le bleu profond de la nuit
      Pour y trouver une autre vie
      Une autre vie sans cicatrices
      Sans promesses fragiles d'argile
      Où tout s'émiettes et s'effrites
      D'un adieu fait de souvenirs
      Dite-moi où trouver l'autre rive
      Une autre vie sans cicatrises.


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Un homme simplement


Je n'ai pas toujours compris
La solitude que tu aimais
Celle que tu voulais libre
Pour flâner dans l'irréel
Dans l'ailleurs de la vie
Pour y puiser une force d'être.

      Un homme, un homme simplement
      Un homme, un homme vivant
      Un homme simplement vivant... Simplement !

Je n'ai pas toujours voulu
Comprendre le silence de tes mots
Ceux qui se sont perdus
Entre le ciel et l'eau
Éclairés juste par la lune
Être dans un décor sans défaut.

      Un homme, un homme profondément
      Un homme, un homme vivant
      Un homme profondément vivant... Profondément !

Je ne t'es pas toujours donné
Le meilleur de moi
Je suis passé à coté
De ce qui comptaient pour toi
Pourras-tu me pardonner
D'être ce que je comprends mieux ce soir.

      Un homme, un homme seulement
      Un homme, un homme simplement
      Un homme, un homme profondément
      Un homme simplement vivant
      Un homme profondément vivant
      Un homme tout simplement... Vivant !


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Vivre comme ça


J'ai dormi trop longtemps
A l'ombre de l'absence
J'en ai oublié les jours
Les nuits et puis l'amour
Par peur de souffrir
Qui sait aussi de vivre.

J'ai laissé trop le silence
Me prendre dans sa danse
J'en ai planté des clous
Au portes, aux fenêtres et partout
Pour éloigner les nuits
Les jours et puis la vie.

Je ne veux plus vivre comme ça
Entre ces murs sans miroir
Sous les poussières d'une mémoire
Qui ne cherche qu'à se faire mal
Non, je ne veux plus vivre comme ça
Entre le vide et mon regard
Qui ne voit rien d'autre qu'une image
Dans la solitude d'un visage.

Présent, je vais tout reconstruire
Les portes, les fenêtres, tout ouvrir
Faire entrer les rayons du soleil
Que sa lumière se promène
Sur ces murs bien trop seuls
Sans aucune couleur.

Je voudrais bien ne plus dormir
Pouvoir redessiner ma vie
Je la veux simple et belle
Au parfum d'un nouvel air
Renaître pour un meilleur
Gravé en plein cœur.

Je ne veux plus vivre comme ça
Entre ces murs sans miroir
Sous les poussières d'une mémoire
Qui ne cherche qu'à se faire mal
Non, je ne veux plus vivre comme ça
Entre le vide et mon regard
Qui ne voit rien d'autre qu'une image
Dans la solitude d'un visage.


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Je me bats


Lentement, je remonte le temps
Pour retrouver les bons moments
Ceux d'hier, ceux d'avant
Ceux que les années effacent
Que présent prenne place
Même si tout ne plait pas.

C'est la vie qui balance
Au placard notre enfance
Notre adolescence bouleversante
Sans rien nous demander
La vie s'élance et fait faner
Les souvenirs qu'on voulait préserver.

Je me bats pour ne pas voir mourir
Les images gravées de ma vie
Sur des pages des photos jaunies
Par le temps qui se voit vieillir
Je me bats pour ne pas voir mourir
Les épreuves de mes pas d'argiles
Pour comprendre et rentrer dans la vie
Je me suis battu pour prouver que j'existe... J'existe.

Je veux retourner en arrière
Pour retrouver tous mes rêves
Mes vieux cahiers, premiers " je t'aime "
Qui sait sourire à un visage
Qui lui aussi me reconnaîtra
Ça fait longtemps, mais c'est bien toi.

Ce soir, j'ai envie de ce braque
Dire stop à la vie qui m'entraîne
Sur une autre rive que la mienne
Moi, je veux juste retourner là-bas
Où j'ai grandi petit village
Là-bas, ailleurs chez moi.

Je me bats pour ne pas voir mourir
Les images gravées de ma vie
Sur des pages des photos jaunies
Par le temps qui se voit vieillir
Je me bats pour ne pas voir mourir
Les épreuves de mes pas d'argiles
Pour comprendre et rentrer dans la vie
Je me suis battu pour prouver que j'existe... J'existe.


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Puisque l'Amour


A écouter tes mots
Je n'entendais plus mon cœur
Battre sous ma peau
Sans plus aucune chaleur.

A regarder tes yeux
Je ne voyais plus de rêve
A trop boire tes adieux
Racines sans sève.

      Puisque l'amour se meurt
      Au fond de ton âme
      Que naisse ma douleur
      S'éteigne ta flamme
      Puisque l'amour se meurt
      Au plus profond de toi
      Qu'apparaissent les couleurs
      De l'enfer de mes larmes… de mes larmes.

A suivre tes pas
Chargés de lassitude
Je comprends le naufrage
Autour des habitudes.

Puisque tu veux partir
Pour un autre meilleur
L'adieu te rend libre
N'écoute pas mes pleurs.

      Puisque l'amour se meurt
      Au fond de ton âme
      Que naisse ma douleur
      S'éteigne ta flamme
      Puisque l'amour se meurt
      Au plus profond de toi
      Qu'apparaissent les couleurs
      De l'enfer de mes larmes... De mes larmes !


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Reste l'Amour


Passe la vie reste l'amour
Je suis en sursis
Vivre ou mourir
Rivière sans retour.

Passe la mort reste l'amour
Il fait froid dehors
Draps couvre mon corps
Plus personne autour.

      Passe l'amour sans retour
      Filent les jours
      Passe la nuit, reste l'amour
      Parfums toujours
      Passe l'amour après tout
      Le monde sans fou
      Passe la nuit sans retour
      L 'amour me saoul… de vous.

Passent les années, reste l'amour
Voleuse d'images
Dans ma mémoire
A pas de velours.

Passent les ombres reste l'amour
Quand je m'effondre
A genoux sur le monde
Au-dessus les vautours.

      Passe l'amour sans retour
      Filent les jours
      Passe la nuit, reste l'amour
      Parfums toujours
      Passe l'amour après tout
      Le monde sans fou
      Passe la nuit sans retour
      L 'amour me saoul… de vous.

Passe les hommes sur mon corps
Qu'elle vie ai-je eu dans leurs décors.


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Avec le temps


On dit qu'avec le temps tout s'efface
J'ai brisé tous les reflets du miroir
Pour ne plus voir mon visage
Abandonné de tout regard
Depuis que le monde s'est fait noir
Que ma vie a eu mal.

On dit qu'avec le temps tout s'efface
J'avoue que j'ai du mal à y croire
Dans mon cœur il fait froid
Et dans mon lit, le vide de toi
J'écris à l'encre de ma voix
Des prières quand les murs ont soif.

Je passe des jours à ne rien faire
Pour oublier un peu de ma peine
Toujours revient le même chagrin
Que personne ne retient
Il est là, à me tenir la main
Sans cesse mémoire chante le même refrain.

Je sais que le temps n'efface pas tout
Qu'il y a toujours des cailloux
Pour nous faire tomber sur la route
Des joies des peines et des doutes
Je perds l'identité des fous
De tout et de tous.

Je sais que le temps n'efface pas tout
Même s'il est là debout
Devant lui, moi je suis à genoux
Le cœur amer qui roule
D'un manque de toi et d'amour
Quand les nuits sont velours.

Je passe des jours à ne rien faire
Pour oublier un peu de ma peine
Toujours revient le même chagrin
Que personne ne retient
Il est là, à me tenir la main
Sans cesse mémoire chante le même refrain.


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Si tu as mal


Un café, un sourire
Un regard, une pensée
Une image sur nos vies
Que l'on voudrait se représenter
Parce que l'amour existe.

C'est dans ses yeux bleu gris
Que j'aime me retrouver
Quand le cœur se déguise
Pour ne jamais pleurer
C'est pour elle que je crie.

Si tu as mal à ta vie
Quand l'amour t'a déjà blessé
De l'autre côté de la rive
Un jour, viens me retrouver
Si tu as mal à ta vie
Quand l'amour t'aura vidé
De l'autre côté de ma vie
Un soir, je viendrais te chercher.

Quand l'absence t'aura tout pris
Jusqu'au point de non retour
D'une souffrance d'un martyre
Drapé d'un linceul rouge
Je ne serai pas loin d'ici.

Si demain tu déchires
Le chemin de nos routes
Qu'importe si je devais mourir
J'irai jusqu'au bout de nous
Puisque l'amour, c'est vivre.

Si tu as mal à ta vie
Quand l'amour t'a déjà blessé
De l'autre côté de la rive
Un jour, viens me retrouver
Si tu as mal à ta vie
Quand l'amour t'aura vidé
De l'autre côté de ma vie
Un soir, je viendrais te chercher.


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Au travers de moi


J'ai senti ton regard
Percer mes yeux verts
C'était comme un miroir
Un soupçon de mystère
L'envers est à l'endroit
Que s'accomplisse le rêve.

L'œil ne sait pas mentir
Il est reflet de l'âme
L'empreinte de la vie
Les racines du partage
On y découvre l'esprit
Et l'envie d'être là.

Tu lis au travers de moi
Comme un livre qui s'étale
Et je tourne les pages
Dans mes larmes qui naufragent
Tu lis au travers de moi
Comme on lit une histoire
Et tu aspires le brouillard
Que je te retrouve toi.

Je te laisse me découvrir
Comme on découvre un enfant
Et si tu veux me suivre
A la force de nos sentiments
Je dirai oui tout de suite
De tendresse d'amour simplement.

Donnons à nos vies le cadeau
De connaître les printemps
D'être heureux sans fardeau
D'un passé turbulent
Qui nous aurait brûlé la peau
De nuits froides comme testament.

Tu lis au travers de moi
Comme un livre qui s'étale
Et je tourne les pages
Dans mes larmes qui naufragent
Tu lis au travers de moi
Comme on lit une histoire
Et tu aspires le brouillard
Que je te retrouve toi.


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J'ai cru mourir


J'ai attendu des jours
J'ai attendu des nuits
Un appel au secours
Un appel de vie
Mais les heures sans détour
Ont déchiré mes cris.

J'ai attendu le silence
J'ai attendu la douleur
Un appel en absence
Un appel en couleur
J'ai eu si froid dedans
Que s'est gelé mon cœur.

J'ai cru mourir d'amour
Au souvenir de nous
La mort m'a tenu debout
La vie m'a mis à genoux
J'ai cru mourir, c'est tout
Aux cicatrices d'amour
La mort m'a dit d'un seul coup
La vie, c'est sur l'autre route
Ainsi, j'ai fait demi-tour
Le cœur abîmé de nous.

J'ai refermé le livre
Pour enfermer le mal
Les yeux sur l'autre rive
Pour toucher les étoiles
Et ne pas voir mourir
Le bleu de mon regard.

J'ai couché sur la feuille
Les sentiments blessés
Pour enfin faire deuil
De l'amour arraché
Comme une fleur que l'on cueille
Et qu'on laisse faner.

J'ai cru mourir d'amour
Au souvenir de nous
La mort m'a tenu debout
La vie m'a mis à genoux
J'ai cru mourir, c'est tout
Aux cicatrices d'amour
La mort m'a dit d'un seul coup
La vie, c'est sur l'autre route
Ainsi, j'ai fait demi-tour
Le cœur abîmé de nous.


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Quelques mots


Le savoir est un art et la plume est une arme
Quand il pleut sur mon âme des larmes déversées sur le large
Le ciel se fait ombrage d'être témoin de mon drame
Si vous me comprenez, surtout ne me pleurez pas.

Laissez-moi pleurer la vie
Sur note de musique
La nature se fait lisse
De petits bruits furtifs
Qui apaisent mes cris
Dans les jours qui s'enfuient.

Laissez-moi seul à genoux
Aux souvenirs de nous
Puisque le ciel s'en fout
Et que mémoire s'enroule
Écorché sur la route
L'amour a fait demi-tour.

Quelques mots écrits sur la table
Feuilles vierges souillées qui s'étalent
Pour oublier l'horreur
Du mensonge du cœur
Quelques phrases en toute hâte
Encore séchées, tachées sur buvard
Pour étouffer l'erreur
D'une trahison des heures... Sans couleur.

Voilà ce qu'elle a laissé
La vie avant de s'en aller
Depuis je me suis enfermé
A l'ombre d'être blessé
Par peur d'être observé
Vous ne m'entendrez pas crier.

La douleur est à moi
J'irai un prochain soir
La déverser au large
Qui sait, un jour plus tard
Rencontrer dans le noir
Le reflet du miroir.

Quelques mots écrits sur la table
Feuilles vierges souillées qui s'étalent
Pour oublier l'horreur
Du mensonge du cœur
Quelques phrases en toute hâte
Encore séchées, tachées sur buvard
Pour étouffer l'erreur
D'une trahison des heures... Sans couleur.


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Je t'offre


J'ai rangé mes affaires
Juste à côté des tiennes
Pour accomplir la promesse
D'être au lever du rêve
Le parfum de tes lèvres.

Je ne te demanderai rien
Qu'un petit bout de chemin
Sur la route du destin
Laissons les caresses de nos mains
Faire de nous une empreinte.

Je t'offre tout mon amour
Que se bousculent les jours
D'un horizon de nous
Je t'offre toutes mes larmes
Que se partage le soir
Écrit de poussières d'étoiles
Je t'offre jusqu'à ma vie
Que crépuscule verra mourir
Si un seul jour tu triches... D'amour.

Je suis l'enfant du vent
L'essence du printemps
Le souffle du firmament
Les couleurs du temps
L'amour vrai du présent.

Je te donne mon cœur
Le silence des heures
La promesse du bonheur
Si une nuit par malheur
Tu me tues... Sois douceur.

Je t'offre tout mon amour
Que se bousculent les jours
D'un horizon de nous
Je t'offre toutes mes larmes
Que se partage le soir
Écrit de poussières d'étoiles
Je t'offre jusqu'à ma vie
Que crépuscule verra mourir
Si un seul jour tu triches... D'amour.


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Souvenirs


Ils désertent les églises
Les ruelles aux maisons grises
Ils courent au travers des champs
Dans leur innocence d'enfant
Demain viendra après la nuit.

Il flotte un parfum de printemps
Dans des rires au bonheur dansant
C'est l'été dans leurs yeux
Même si dehors il pleut
La vie les demande.

Souvenirs d'avant le noir
Je me souviens de moi
C'était il y a longtemps
Et pourtant si présent
Ce jeu d'insouciance
La vie sans paravent
C'était loin des grands
Des grands et des tourments
Ca fait mille ans déjà...
Il est l'heure que je parte.

Bien des années ont coulé
Mémoire a su les retrouver
Ces joies d'enfants grandis
Que balaie la vie
Sous le poids des années.

J'ai l'âge de la nuit
Cheveux d'or et de gris
Se mélangent dans le rêve
Puisque s'allume le ciel
Les bras tendus, c'est fini... J'y suis.

Souvenirs d'avant le noir
Je me souviens de moi
C'était il y a longtemps
Et pourtant si présent
Ce jeu d'insouciance
La vie sans paravent
C'était loin des grands
Des grands et des tourments
Ca fait mille ans déjà...
Il est l'heure que je parte.


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Oiseau de présage


J'ai rencontré un oiseau
Aux couleurs de l'arc-en-ciel
Il chantait pour l'aube
D'apprivoiser le soleil
Pour qu'il réchauffe ma peau
De mille rayons de lumière.

Sa voix était mélodieuse
Et d'un souffle il m'a dit
" L'amour est trop fabuleux
Pour le laisser s'enfuir
D'un adieu dans les yeux
Qui fait mourir la vie
Aime-la jour après jour
Surtout, ne la trahis pas
Son cœur est une tour
De rêves juste pour toi
Qu'elle protège pour vous
En puissance pour le soir ".

C'était l'oiseau du bonheur
Ses yeux ressemblaient à de l'or
Dedans, j'y voyais la pudeur
D'une beauté plus grande encore
Qu'une caresse de douceur
Quand mes doigts frôlent ton corps.

Puis, je me suis réveillée
Bien sûr il n'était plus là
Rêve inventé ou bien réalité
Derrière le sommeil qui s'efface
Je ne sais pas, je ne sais plus
Il n'a laissé aucune trace
De son passage avant de s'envoler
A part cette petite plume
Que j'ai trouvé sur moi
Comme pour me rassurer
Qu'il existe des songes enchantés.


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Ne dis jamais


Tu peux dire au soleil
De ne plus briller
Tu peux dire à la mer
De tout avaler
Tu peux crier au ciel
De tomber sur la terre.

Mais ne dis jamais
Jamais ne plus m'aimer.

Tu peux dire aux étoiles
D'éteindre le soir
Tu peux dire aux orages
De déchirer les nuages
Tu peux souffler sur les phares
Pour apeurer les vagues.

Mais ne dis jamais
Jamais ne plus m'aimer.

Tu peux dire à la nuit
De ne plus repartir
Tu peux dire l'interdit
L'impoli, l'impossible
Tu peux abreuver l'avenir
De rires et de comédies.

Mais ne dis jamais
Jamais ne plus m'aimer.

Je serai d'accord pour tout
A longueur de nous
Je t'aimerai lucide ou fou
Chaque jour et toujours
S'il le faut à genoux
Pour te parler d'amour.

Mais surtout ne dis jamais
Que tu ne sais plus m'aimer
Je n'aurai pas la force d'accuser
Le coup qui me ferait tomber
Du côté de la réalité
Quand tu n'es que démesuré.


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Piège de nuit


C'était plus qu'une histoire d'amour
Bien plus qu'une ivresse
Qu'une présence charnelle
C'était un sentiment fort
Qui bouleversait mon corps
Mon âme et la sienne étaient proches.

C'était plus qu'une histoire humaine
Bien plus qu'une passion
Qu'un prénom sur le monde
C'était un amour intégral
Aussi grand qu'une étoile
Infime grain de sable.

Mais le piège de la nuit
S'est refermé sur lui
Depuis, je vis des jours
De solitude qui m'éprouvent
Au silence d'une église
Qui fut son dernier lit.

C'était plus qu'une histoire d'amour
Bien plus qu'une caresse
Qu'une simple promesse
C'était un cœur noble
Qui grandissait encore
Tendresse Venise, les yeux à Rome.

C'était plus que tout, ce que je connaissais
Bien plus qu'un frisson
Sous le parfum des saisons
C'était un amour égal
Qui ne reviendra pas
Dans les soirs qui le gardent.

Parce que le piège de la vie
S'est refermé sur lui
Pour le garder toujours
Au pied de la tour
Gardien des portes du paradis
Qui s'ouvrent pour mourir.


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UNE ARMÉE, UN SOLDAT


Les roses sont réservées au cœur
Leurs parfums, leurs senteurs
Viennent s'épuiser d'ailleurs
Pour survivre aux heures
Qui te rendront bonheur. Les roses que je t'apporte
Sont belles, dans leur force
C'est du rêve et de l'or
Qui s'effeuillent sur ton corps
Quand tes yeux disent encore.

Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que tu sauras m'aimer
Je serai près de toi
Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que je saurai t'aimer
Tu seras près de moi.

Moi, qui t'aime plus que tout
C'est sur toi, que s'échouent
Sentiments les plus fous
Qui envahissent partout
Parfum d'une rose rouge.

Que je t'offre pour la vie
Toi, si beau paradis
L'éternité est en sursis
Car nous ne sommes pas d'ici
Nous sommes les amants de la nuit.

Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que tu sauras m'aimer
Je serai près de toi
Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que je saurai t'aimer
Tu seras près de moi.


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Des hommes sans visage


De loin, j'aperçois le phare
Seul au milieu des vagues
Infini grain de sable
Poussière de lumière
Sous la houle de la mer.

Le cœur battant sur la terre
Les yeux plongés dans le rêve
J'imagine les marins
Que l'océan détient
Dans le bleu d'un écrin.

Hommes courageux sans visage
Que le sel a usé
Sous les voiles des voyages
Qui les ont entraînés
Trop loin du rivage
Pour tous, les ramener.

La mer souvent voleuse
A pris ces âmes merveilleuses
Qui n'ont pas eu peur de mourir
Sur ces plus hauts récifs
Qui les a engloutis.

Depuis, je viens là chaque soir
Dans l'espoir fou de revoir
L'amant qui a pris pour maîtresse
Cette eau qui fait couler mes peines
Dans le froid des silences qui m'entraîne
Sur la plus haute des falaises
J'attends qu'il me revienne
Du large des sirènes.

Hommes courageux sans visage
Que le sel a usé
Sous l'écume des vagues
D'une tempête assoiffée
Des corps qui naufragent
Jamais retrouvés.

De ce trop long voyage
Il me reste une image
Un regard, une larme
Marins, bateaux ne reviendront pas.


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Fausses Promesses


Le temps insolent et moqueur
Dérive, léger sur mon cœur
Où le souvenir d'une larme
Le juge et le condamne
D'avoir un soir abandonné
Celle qui ne savait que l'aimer.

Quand les heures n'effacent pas toutes
Les empreintes du jour
La sachant prisonnière
Du silence qui l'enchaîne
D'une intense douleur
Il a du mal à sourire
Quand les regrets le poursuivent.

C'est le chef d'œuvre de son âme
Qui remonte chaque soir
Du côté de la conscience
Pour allumer les tourments
De trois années en arrière
Dans une chambre d'hôtel
Où il a brûlé tous ses rêves
De fausses promesses.

Le temps insolent et moqueur
Froissé de l'eau des douleurs
Voudrait lever le brouillard
Pour celle qui l'attend là-bas
Que dire pour se faire pardonner
Quand il n'a su que la blesser
A grands coups de mensonges
D'adolescent sans raison.

C'est vrai, qu'il n'existe aucun mot
Pour retrouver l'odeur de l'aube
Qu'elle a perdu au crépuscule
D'un mauvais garçon, c'est sûr.


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MA DOULEUR


Depuis trop longtemps déjà
Je ne vis plus que dans le noir
Dans le silence de notre histoire
La souffrance tisse sa toile.

Entre mes sentiments qui hurlent
De n'être plus reconnu
A l'ombre de ces rues
Où l'espoir s'est perdu.

Pars ma douleur, mais pars
Rejoindre la paix des sages
Même les douleurs s'effacent
Depuis trop longtemps déjà
Toi, la douleur qui fait si mal
J'irai te noyer dans le lac
Et les étoiles guideront mes pas
Afin que ne coulent plus mes larmes.

Vu d'ici, cela paraît si facile
On dirait que tout tient sur un fil
Je promets à mon cœur sans vie
L'exil ailleurs pour ne plus mourir.

Je voudrais que douleur disparaisse
Au profond de mes veines
Jeter la clé dans un sommeil
Au fond d'un puits sans lumière.

Pars ma douleur, mais pars
Rejoindre la paix des sages
Même les douleurs s'effacent
Depuis trop longtemps déjà
J'irai te noyer dans le lac
Que tu m'as fait connaître un soir
Afin que ne saignent plus mes larmes.


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Morceau de vie


J'ai besoin de comprendre
Pourquoi ta haine
A-t-elle brûlé mon sang
Je te voulais amour
Tu n'étais que violence
Accroché à mes ailes
Les heures étaient lourdes

Lourdes de souffrance.

Et le temps qui s'écoule
Me rapproche du présent
Laissant de côté, les doutes
Et les larmes sur ton nom
Qui ont brisé les vents
Courbé face aux cris
Des colères de tes yeux
Qui souvent prenaient feu.

Il ne me reste de toi
Qu'un murmure sur les murs
Que je ne reconnais plus
Morceau de vie sans va
Au fur et à mesure
Que l'avenir se dévoile.

J'ai connu ta tendresse
Les gestes doux dans la nuit
Et d'impossibles détresses
Dans tes guerres de rage
Où j'étais prisonnière
Du mal de ta folie
Qui s'abattait sur moi
Avant de trouver la paix.

A bout de mille courages
De remettre à l'endroit, l'envers
J'ai quitté ton brouillard
Pour rejoindre les saisons
Que j'avais laissées se perdre
Par amour de toi sur ma peau
De tout ce qui était merveilleux
Juste avant l'enfer de ton jeu.

Il ne me reste de toi
Qu'un murmure sur les murs
Que je ne reconnais plus
Morceau de vie sans va
Au fur et à mesure
Que l'avenir se dévoile.


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Quand m'appellera-t-elle ?


Quand m'appellera-t-elle ?
J'attends son coup de téléphone
Dans ces mois sans pareil
Où la douleur se renforce
De tourner en rond
Je ne sais plus
Ni le jour, ni l'heure.

Le soleil flamboyant
Entre dans la mer
C'est son couché de soleil
Que je regarde chaque soir
Depuis la veille
De son départ
Quand m'appellera-t-elle ?

La mer est fatiguée
De rouler sur le sable
Où des galets se laissent aller
Au fil des vagues
Au large d'un château
Qu'on a rêvé souvent
Les yeux grands ouverts.

Quand m'appellera-t-elle ?
Il fait presque nuit
Et le soir m'enveloppe
Ne pouvant me résoudre
A me lever de cet endroit
Où elle m'a quitté
Pour ne plus revenir.

Quand m'appellera-t-elle ?
Celle qui est partie
Vers son destin
Dont elle s'était séparée
Un moment, un instant
Le temps de m'aimer
Et de tout balayer.

Je n'ai plus rien d'elle
Qu'un parfum qui me la rappelle
J'essaie de la rêver
Mais je n'y parviens pas
Je prends ma tête entre les mains
Et je me demande
Si c'est encore la mienne.


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Vie sans lumière


Une pluie froide et glacée
A noyé son cœur
D'une croisière vers l'oubli
Qui l'a ensorcelée
Au mal des douleurs
D'un présent souvenir.

Les yeux tirés vers le ciel
Ses larmes s'aventurent
Du côté de l'absent
Quand ses blessures saignent
D'un passé trop vivant.

Elle prie ces mêmes prières anciennes
Pourquoi l'éternité ne les rejoindra pas
D'une émouvante confession au soleil
Elle prie jusqu'à l'aube des rêves
Pourquoi l'amour devient-il sauvage
Indomptable rebelle sur les plaines
Toujours au galop soulevé par des ailes.

Et ce vent qui vient la déchirer
Comme on déchire une feuille
Qu'on abandonne à la nuit
Au fantôme oublié
Pour faire tomber les heures
À l'ombre d'une église.

Depuis, elle vit sans lumière
Otage pour le disparu
Qui est mort en silence
Foudroyé par l'éclair
D'une nuit sans lune
Où des nuages en colère
L'ont frappé sans comprendre
Qu'il n'était pas en âge
De mourir maintenant
Juste à côté de l'arbre
Où ils se sont aimés
Fiancés et mariés
D'un amour immortel
C'est ce qu'ils croyaient.

C'est ce qu'ils voulaient
Dans l'éphémère... De leurs chairs.


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Voyage d'une vie


On a tous dans le cœur
Un souvenir, une douleur
D'un amour dans la nuit
Qui s'est enfui, mourir ailleurs
Où simplement parti menteur.

On a tous été amoureux
Pour une heure, pour des yeux
Où la flamme rallume le feu
Bonheur d'hier capricieux
Nous ayant fait pleurer un peu.

Au voyage d'une vie
De pleurs et de mots inutiles
Aux joies d'un regard fragile
L'amour, une caresse tout s'enfuit
Nouveau bonheur jardin plaisir
L'instant de renaître dans la nuit
Chacun a son histoire tragique
Au voyage d'une vie... D'une vie.

Vivre n'est qu'un long combat
Amour et chagrin dans le soir
Sourire pour ne pas être otage
Des sentiments qui nous font mal
Au profond de notre âme.

La vie n'est jamais parfaite
L'amour souvent a des ailes
Fidèle où infidèle
A l'ombre des lumières
Les blessures sont les mêmes.

Au voyage d'une vie
De pleurs et de mots inutiles
Aux joies d'un regard fragile
L'amour, une caresse tout s'enfuit
Nouveau bonheur jardin plaisir
L'instant de renaître dans la nuit
Chacun a son histoire tragique
Au voyage d'une vie... D'une vie.


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