21 août 2005             Pour avoir un texte sans fond.




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Moi, moi, moi
Tuer mon bonheur
J'apprends, j'oublie
Toujours pressé
Laissons-nous
Mon frère
Aime, aime-moi
Qui es-tu devenu ?
Comédie humaine
Tout de tout
Lettre à l'absente
Hypocrisie
Stop !
J'entends, j'écoute
Café salé
Au revoir, à jamais
Tout déchiré
En effaçant la passé
Les mots qui...
Reviens-moi
T'attendre
Côté tendresse
A tous ces moments
Poética
Ne devine pas
La vie doit être vécue
Victime du présent


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J'APPRENDS, J'OUBLIE






Valérie GROSJEAN

Jamais, je n'ai connu femme plus contrastée :
une âme et un cœur de sainte,
dans la peau d'un diablotin !
Oh ! Un bien gentil petit diable.
Ce serait plutôt les défauts d'une femme,
Dans la peau d'une pure fillette.
Qui saura faire d'elle une femme à part entière
le regrettera peut-être !


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MOI, MOI, MOI


Les oiseaux ont des ailes
Pour pouvoir s'envoler
Les poissons ont la mer
Pour s'évader, nager
Les chiens ont des maîtres
Pour mieux se donner.

D'autres ont l'indépendance
Portés dans la nature
Qui les gardes vivants
Quelques fois, qui les tue
A la traversée du temps
La vie s'exécute.

Mais, moi, moi, moi
Je n'ai que toi
Moi, moi, moi
Dans mon regard
Moi, moi, moi
L'or de mon âme
Moi, moi, moi
Je n'ai que toi.


Les saisons ont des couleurs
Du froid, du chaud, et du doux
La nature a des odeurs
Qui reviennent toujours
L'océan dans sa grandeur
Attire le regard des foules.

Le monde est une terre
D'un passé, d'un présent
Quand futur sait se taire
Pour que d'autres s'élancent
D'espoirs pleins la tête
Faire un pas en avant.

Mais, moi, moi, moi
Je n'ai que toi
Moi, moi, moi
Dans mon regard
Moi, moi, moi
Ma vie, mon âme
Moi, moi, moi
Il n'y a que toi.



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TUER MON BONHEUR


J'ai relu tes lettres
Regardé tes photos
Quand un soir à moto
On t'a vu disparaître.

J'ai beau crié, pourquoi ?
A vingt ans, c'est trop tôt
Pour aller si haut
Toucher les étoiles.

Dieu a fait mon malheur
Il a tué mon bonheur
A fait pleurer mon cœur
Il a détruit ma vie
Depuis qu'il t'a repris.


Moi, je ne vis plus
Dans l'absence de ton corps
D'un destin, mauvais sort
Où je reste perdu.

Et quand le soir tombe
Que se fanent les fleurs
Se resserre mon cœur
Au-dessus de ta tombe.

Dieu a fait mon malheur
Il a tué mon bonheur
A fait pleurer mon cœur
Il a détruit ma vie
Depuis qu'il t'a repris… Repris.



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J'apprends, j'oublie


Encore une nuit passée sans toi
Le jour se lève à peine
Je remonte le drap
Pour étouffer ma peine.

Je nous revois, nous deux
Le cœur dans la main
Comme aux jours heureux
Où l'on croyait à demain.

Aujourd'hui, je cicatrise
J'apprends, j'oublie
Ranger dans une valise
Les souvenirs finis
De nous, j'oublie
J'apprends, j'oublie.


Ne viens plus me voir
Comme le font des amis
L'histoire n'est plus là
C'est bien mieux ainsi.

Tu as repris ta route
Séparé nos chemins
En effaçant de nous
L'espoir des lendemains.

Aujourd'hui, je cicatrise
J'apprends, j'oublie
Ranger dans une valise
Les souvenirs finis
De nous, j'oublie
J'apprends, j'oublie.



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TOUJOURS PRESSÉ


A courir plus vite que le temps
Du petit matin, jusqu'à la tombée du jour
J'ai négligé l'amour
Oublié les gens, les sentiments.

Toujours pressé d'être arrivé
Avant l'instant assassiné
Sans pouvoir respirer
Parfum de liberté
Toujours poussé, poussé pressé
Peur de voir s'échapper
Le présent inventé
Qui pourrait m'étouffer.


Et rattraper les heures
De chambres d'hôtels, halls d'aéroports
Dans une vie de décor
Oublié le vide, l'apesanteur.

Toujours pressé d'être arrivé
Avant l'instant assassiné
Sans pouvoir respirer
Parfum de liberté
Toujours poussé, poussé pressé
Peur de voir s'échapper
Le présent inventé
Qui pourrait m'étouffer.


J'ai voulu vivre au bout mes rêves
Rendez-vous studio, maquillage
Séances photos, lumières des flashs
Sans pause, ni trêve.

Toujours pressé d'être arrivé
Avant l'instant assassiné
Sans pouvoir respirer
Parfum de liberté
Toujours poussé, poussé pressé
Peur de voir s'échapper
Le présent inventé
Qui pourrait m'étouffer.


J'aimerais m'arrêter à présent
Vivre enfin une vie
Douce d'amis et tranquille
Vivre tout simplement.

Toujours pressé d'être arrivé
Avant l'instant assassiné
Sans pouvoir respirer
Parfum de liberté
Toujours poussé, poussé pressé
Peur de voir s'échapper
Le présent inventé
Qui pourrait m'étouffer.



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LAISSONS-NOUS


Mettre un point final
A notre histoire
Tourner la page
Recommencer ailleurs
Pour un meilleur.

C'est ce qu'il y a de mieux
De mieux pour nous deux
Puisque dans nos yeux
L'amour s'est perdu
A l'ombre des rues.

Laissons-nous de côté
Pour ne pas nous blesser
Laissons-nous guider
Pour ne pas tout gâcher
Laissons-nous avaler
Pour de nouveau respirer.


Recommencer une autre vie
Ce n'est pas si difficile
De nous bâtir un avenir
Puisque notre présent
N'a plus de sentiments.

Ne gâchons pas la fin
D'un livre sans refrain
Vivons notre destin
Sans larme dans le cœur
Ni regret, ni douleur.

Laissons-nous de côté
Pour ne pas nous blesser
Laissons-nous guider
Pour ne pas tout gâcher
Laissons-nous avaler
Pour de nouveau respirer.



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MON FRÈRE


Comment te débrouilles-tu
Avec toutes ces femmes
Moi, je n'en ai qu'une
Et j'n'y arrive pas
Que fais-tu de Lulu ?

Tu veux être un homme libre
Un jour Lulu, un soir une autre
Mais quand Lulu se débine
T'as le moral à zéro
Dans le soir qui la dessine.

Y a pas de malaise mon frère
C'est ce que tu dis tout le temps
Y'en a un tout de même
Et tu ne le vois pas pourtant
Regarde, t'as le cœur sur les lèvres
Et les lèvres tremblantes
T'es amoureux mon frère
De Lulu simplement.


Aller, faut refermer la boucle
Ne reste pas là
Va lui déclarer ton amour
A son doigt une bague
Qui unira vos jours.

La laisse pas s'en aller
C'est une femme fragile
Votre heure vient de sonner
Soyez heureux ainsi
Le temps est venu de s'aimer.

Y a pas de malaise mon frère
C'est ce que tu dis tout le temps
Y'en a un tout de même
Et tu ne le vois pas pourtant
Regarde, t'as le cœur sur les lèvres
Et les lèvres tremblantes
T'es amoureux mon frère
De Lulu simplement.



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AIME, AIME-MOI


Dans l'ombre du soir
Dans son froid qui me glace
Et que l'amour fait place
Au jour qui s'empare
D'une journée banale
Amour, protège bien la flamme
De tes sentiments pour moi
Surtout ne me trahis pas
J'aurais bien trop mal.

Aime, aime-moi toujours
Ma mémoire c'est l'amour
Que je te porte mon amour
Aime, aime-moi toujours
Ma maison c'est l'amour
Où tu m'attends chaque jour… mon amour.


Dans la lumière du ciel
Qu'éveille le soleil
Il faut que je me lève
Métro, boulot, première
J'ai le cœur qui saigne
De quitter les rêves
Où je te vois sirène
Princesse ou bien reine
Toi mon amour fidèle.

Aime, aime-moi toujours
Ma mémoire c'est l'amour
Que je te porte mon amour
Aime, aime-moi toujours
Ma maison c'est l'amour
Où tu m'attends chaque jour… mon amour.


J'ai hâte d'être à la nuit
Te retrouver au plus vite
Toi mon amour unique
Qui m'ouvre le paradis
Entre tes bras, je glisse
Pour rejoindre le désir
Qui sait nous envahir
D'une passion interdite
De murmure en plaisir.

Aime, aime-moi toujours
Ma mémoire c'est l'amour
Que je te porte mon amour
Aime, aime-moi toujours
Ma maison c'est l'amour
Où tu m'attends chaque jour… mon amour.



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COMEDIE HUMAINE


Entre les murs de la nuit
Où le retiens, les souvenirs
De celle qu'il a aimée
Bien plus fort que lui-même
Par-dessus les falaises
Elle étais le soleil
Sur tempête de neige.

Entre les murs de sa solitude
Où le maintient, la disparue
La folie l'a touché
D'un adieu du regard
Pour celle qui voyage
Par-delà les étoiles
L'incontournable du soir.

Sa vie, comédie humaine
Qui ne parle que d'elle
Dans son cœur, dans ses veines
Elle est là qui sommeil
D'une guerre secrète
Qu'il se livre de misère
D'une comédie humaine
Fuyant qu'elle ne reviendra jamais.

C'est dans l'absence de la fugitive
Qu'il a perdu le goût de vivre
Tout de lui s'est brisé
Jusqu'au dernier rêve
Entre lui et le ciel
Perpétuellement le duel
De l'amour et l'enfer.

J'entends souvent ses larmes qui hurlent
Dans la douleur d'avoir perdu
Celle qu'il a tant aimée
Et je ressens son angoisse
D'être l'otage de l'histoire
Quand la mémoire a mal
C'est la mort de l'âme.

Sa vie, comédie humaine
Qui ne parle que d'elle
Dans son cœur, dans ses veines
Elle est là qui sommeil
D'une guerre secrète
Qu'il se livre de misère
D'une comédie humaine
Fuyant qu'elle ne reviendra jamais.


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QUI ES-TU DEVENU ?


Je te regarde, tu es debout
Et brutalement, tout d'un coup
Je ne sais plus qui tu es
Ni même, ce que tu fais
Ma vie n'est plus qu'un désert.

Tu me regardes les yeux lourds
J'ai l'impression de voir un loup
Je ne sais plus qui je suis
Ni même ce que je fuis
La peur bloque les sorties.

Le cahot, la destruction
L'avidité, la passion
La raison, la déraison
Laquelle es-tu devenue
Laquelle as-tu reconnu
Laquelle nous a perdus.


Mais qu'est-ce que ton amour
Quand il détruit tout autour
Ton paradis est un enfer
Entre ciel et terre
J'ai le rêve qui saigne.

Tout est fini entre nous
Je ne te veux plus de tout
Le miroir se brise
Et je ferme le livre
Pour que tout se termine.

Le cahot, la destruction
L'avidité, la passion
La raison, la déraison
Laquelle es-tu devenue
Laquelle as-tu reconnu
Laquelle nous a perdus.


Je ne te connais plus.


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TOUT DE TOUT


Tout me parle de toi
Dans le soir qui se donne
D'une mémoire qui a froid
Quand le passé résonne
C'est faire mal à mon âme.

Fait d'éclats d'hier
Il visite mes nuits
Regarde en arrière
Comble l'insomnie
De mon cœur en misère.

Tout se fait de tout
Tout se fait de toi
C'est tout mon amour
Qui parle tout bas
Tout se fait de nous
Tout se fait de toi
Souvenir me rend fou
De murmures et d'images.


Il bouscule ma vie
Doucement bercée
Quand larmes surgissent
D'un cœur émietté
Sous mille artifices.

Je me parle de toi
Dans le noir qui emprisonne
Les parfums d'autrefois
C'est le glas qui sonne
Il n'y a plus d'espoir.

Tout se fait de tout
Tout se fait de toi
C'est tout mon amour
Qui parle tout bas
Tout se fait de nous
Tout se fait de toi
Souvenir me rend fou
De murmures et d'images.



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LETTRE A L'ABSENTE


Déjà dix ans que tu n'es plus
Toi que je n'ai jamais revue
Si belle dans tes habits de lune
Que même les étoiles te jalousent
Tu étais ce qu'il y avait de plus doux
Dans la tendresse et les gestes d'amour.

Je t'ai aimé plus que tout maman
Souvent d'un amour transparent
Pardon pour toutes ces heures d'absence
Le temps, je sais ne se rattrape pas
Mais je te garde en mémoire
Comme on garde son âme, son âme.

Je t'écris les mots de mon sang
Mes larmes sont celle de l'absente
Tu ne liras jamais les phrases
Qui s'étalent sur ce papier brouillard
D'ici, tu es trop loin là-bas
Je t'écris les mots sans délivrance
Lettre d'amour, lettre à l'absente.

Tu m'as donné tout l'amour d'une mère
Celui que l'on n'oublie jamais
Qui souvent me brûle les veines
De ne pas avoir toujours su
Te rendre ce bonheur étendu
Qui nous unissait sans retenu.

Pardonne-moi maman pour tout le mal
Que je t'ai fait sans le vouloir
Sans cesse, je n'ai aimé que toi
Même si je ne te l'ai jamais dit
Tu es la plus belle des églises
Dans le plus beau de mes souvenirs.

Je t'écris les mots du silence
Mes larmes, le sang de l'absente
Tu ne liras jamais les phrases
D'ici, tu es trop loin là-bas
Je n'arrive plus à te voir
Et tous ces maux sans délivrance
Lettre d'amour, lettre à l'absente
Elles sont à toi, ces phrases parties trop tôt de moi.


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HYPOCRISIE


Hypocrisie, je vous laisse entre vous
Amusez-vous bien
A l'ombre de tout
Haine sans destin
Vous n'êtes que trouble.

Hypocrisie, je vous laisse flétrir
Aux heures qui passent
Des heures qui d'effilent
De murmures sales
Vous n'êtes que mépris.

Vous qui savez tant juger
Le riche, le pauvre, le condamné
C'est vous qu'il faut regarder
Dans ces sourires de côté
Que vous avez mal placés
Dans un soir arrangé.


Hypocrisie, je vous laisse en cœurs
Profiter de l'instant
Vous finirez seul
Malheureux d'être vivant
Abandonner aux pleures.

Hypocrisie, je vous laisse à vous-même
Amusez-vous bien
De critiquer tout
Vous qui n'êtes rien
D'autre que des fous.

Vous qui savez tant juger
Le riche, le pauvre, le condamné
C'est vous qu'il faut regarder
Dans ces sourires de côté
Que vous avez mal placés
Dans un soir arrangé.



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STOP !


Quand t'as fait des conneries
J'étais là pour t'en sortir
Sans jamais te juger
Juste là pour t'aimer
A te redonner le sourire.

Quand t'es tombé amoureux
D'une autre que mes yeux
Je suis rester quand même
A t'écouter parler d'elle
Même si j'étais malheureuse.

Mais ce soir, je dis stop !
J'ai trop mal dans mon corps
Tu m'as fait trop souffrire
A l'ombre de tes rires
Ce soir, je dis stop !
Tout est fini d'accord
Je ne veux plus mourir
Parce que toi, tu veux vivre.


J'veux plus porter tes fardeaux
C'est trop lourd sur mon dos
Retourne d'où tu viens
J'veux plus de ces matins
Où les chagrins sont de trop.

Je veux qu'on m'aime pour moi
Qu'on me regarde, qu'on me parle
Sans prendre, sans blesser
Mon cœur abîmé
A l'empreinte de toi.

Oui, ce soir, je dis stop !
J'ai trop mal dans mon corps
Tu m'as fait trop souffrire
A l'ombre de tes rires
Ce soir, je dis stop !
Tout est fini d'accord
Je ne veux plus mourir
Parce que toi, tu veux vivre.



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J'ENTENDS, J'ÉCOUTE


Feuilles du temps
Feuilles du vent
Tourbillonnantes
Bouleversantes
Feuilles savantes.

Nature si belle
Nature si fière
Rebelle
Mystère
Nature fraîche.

J'entends le bruit des feuilles
Qui s'éveillent dans le deuil
Parce que l'automne s'avance
D'une mélancolie qui prend
J'écoute nature qui pleure
De perdre toutes ses couleurs.


Feuilles qui roulent
Feuilles qui tournent
Rousses, rousses
Dans la houle
Feuilles qui toussent.

Nature de vie
Nature de sourire
Libre, libre
Sous la pluie
Nature tu pries.

J'entends le bruit des feuilles
Qui s'éveillent dans le deuil
Parce que l'automne s'avance
D'une mélancolie qui prend
J'écoute nature qui pleure
De perdre toutes ses couleurs.



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CAFÉ SALÉ


Ma vie à mauvais goût
Comme un café salé
Mon cœur se noue de tout
Ce qui peut le toucher
A mesure que passent les jours.

Avec moi, tu joues
Je vais tout arrêter
Pour toi, tout mon amour
S'est cassé d'amitié
Je ne veux plus de nous.

Café salé, au déjeuner
A l'aurore de ma vie
Qui doucement s'affaiblit
Café salé, même au dîner
Je veux en finir
De cette comédie.


J'en ai assez, assez
De toujours faire semblant
Nous deux, c'est du passé
Je veux être vivante
De vie m'éclabousser.

Je ne sais plus t'aimer
Et les nuits qui s'avancent
Me font reculer
Laissons le temps suspendre
Ce qui c'est brisé.

Café salé, au déjeuner
A l'aurore de ma vie
Qui doucement s'affaiblit
Café salé, même au dîner
Je veux en finir
De cette comédie.



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AU REVOIR A JAMAIS


Qui y a-t-il
De plus terrible
Que d'avoir perdu
Au lent crépuscule
La confiance de quelqu'un
Qui s'est brisée au matin.

Voilà où j'en suis
Aujourd'hui
Et ça me fait mal
Jusqu'à mon âme
Mal à chaque instant
Que les heures balancent.

Au revoir à jamais
C'est ma dernière prière
Aux tourments de ma peine
Au revoir à jamais
Tu as brûlé tes ailes
Me voici solitaire, solitaire.


Survivre pour vivre
C'est ce que je choisis
Puisque l'amour n'est plus
Qu'un souvenir déchu
Je reprends mon chemin
Pour bâtir un destin.

L'heure est à l'exil
Pour les cicatrices
Construire d'autres images
Sur un vent du large
Et larguer la souffrance
D'un cœur mourrant.

Au revoir à jamais
C'est l'ultime prière
Que je crie au soleil
Pour effacer mes peines
Au revoir à jamais
Tu as brûlé tes ailes
Moi j'ai remis les miennes
Puisque l'amour, le vrai
N'était pas immortel
En ton cœur infidèle
Au revoir à jamais.



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Tout déchiré


Depuis que tu as trahi mon âme
Le ciel peut devenir noir
L'océan, une terre de marbre
Le désert, des montagnes de glace
Tout a perdu sa place.

Depuis que tu as trahi mon amour
Les étés peuvent devenir lourd
Les espoirs transformer les routes
Les rêves s'égarer partout
Tu m'as brisé voilà tout.

Puisque tu as tout déchiré
De quelques heures à aimer
Un autre que tu as envoûté
Puisque tu as tout déchiré
Jusqu'à tout piétiner
J'ai l'honneur de te quitter
D'un adieu pour t'oublier.

Je ne veux pas de tes regrets
Dans les blessures qui me transpercent
J'ai la douleur amère
Son goût est une guerre
A l'intérieur de mes veines.

Sort de ma vie à présent
T'as rien à faire dedans
Vas rejoindre l'amant
Il te ressemble sûrement
Dans tes mensonges trop grand.
Puisque tu as tout déchiré
De quelques heures à aimer
Un autre que tu as envoûté
Puisque tu as tout déchiré
Jusqu'à tout piétiner
J'ai l'honneur de te quitter
D'un adieu pour t'oublier.


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En effaçant le passé


Oh, mon Dieu, ce regard !
Suis-je arrivée trop tard ?
Tous les jours intempéries
Dans ta vie, jour de pluie
Depuis qu'elle t'a mis
Le cœur à l'envers
Le corps en misère
Les yeux en Enfer.

Maintenant que tu l'as trahie
En me prenant dans ton lit
Tu apprendras l'oubli
Le processus est renversé
Tu ne vivras plus blessé
Le cœur à l'envers
Le corps en misère
Les yeux en enfer.

Souhaite-lui bon vent
Et redeviens printemps
Que l'hiver se déchire
D'apercevoir ton sourire
Qui ne veut plus mourir
Le cœur à l'envers
Le corps en misère
Les yeux en enfer.

En effaçant le passé
Demain, tes ailes brûlées
Pourront de nouveau s'envoler
Aux chandelles de l'amour
Sauront encore aimer
Mais cette fois pour toujours
Le cœur renaissant
Le corps en reflet
Les yeux au soleil.

Pour unique lumière
Celle de nos " je t'aime ".


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Les mots qui...


Viens, je saurai te dire
Les mots qui caressent
Les mots qui consolent
Les mots qui guérissent
Prends tous les messages
Que mon cœur t'envoie
Je serai là, juste pour toi.

Viens, je saurai te guérir
Les larmes qui bouleversent
Les larmes qui s'époumonent
Les larmes qui détruisent
Prends tous ces espoirs
Que mon cœur t'envoie
Je serai le gardien de ton âme.

Viens, on ira voir la mer
Balayer les rivages
Essuyer les orages
De l'hiver qui s'enfuit
Prends toutes les étoiles
Qu'il reste dans tes bagages
Pour rallumer le soir.

Viens, il me reste une bouteille
Un stylo, une feuille, un voyage
Qui attendent les phrases
Que tu pourrais écrire
Pour déposer les armes
Et jeter à ces vagues
L'océan de ton mal.

Viens mouiller mes épaules
Lever l'ancre des bateaux
J'ai gravé sur ma peau
L'émeraude d'autres eaux.

Viens, je ne connaissais pas
L'amour avant toi.


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Reviens-moi


Le temps se balance
Au carillon des heures
Que tu ne sois pas là
J'en crève.

Sur les chemins d'hier
Et ceux d'avant
N'abandonne pas tes rêves
Ne tombe pas dans ce néant
Les perles que tu pleures
N'attendriront que la dame
De cœur
Ne marche pas dans la tactique
De la dame de pique
Sur les collines de cette terre
Abandonne le chemin de fer
Reviens fouler les bruyères
De la lande
Sur les sentiers au rivage
Toi qui aimes ces beaux paysages
Je t'attends sur notre plage
Déchire ton décor
Retrouvons nos corps à corps
Sous la voûte
D'un ciel étoilé
À la caresse d'une brise nocturne
De tes doigts, magicien
Tu feras l'amour au masculin
Aux rêves devenus réalité
Chéri, nos songes sont liberté
Ils chantent la liberté.

De nous aimer.


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T'attendre


Parfois, ce sont les mots faciles
Qui sont plus difficiles à dire
Derrière le soir qui s'exhibe
Sans complexe à la nuit
À mes yeux, à mon corps
À moi, tout simplement
Tu me manques.

Quand ton fantôme vient me nourrir
De ton parfum, comme par magie
L'émotion ne cesse de grandir
Au fond de mon esprit
À mon cœur, à mon corps
À moi, tout simplement
Tu me manques.

Confidences d'amour sur les pages
Que je t'écris avec audace
Marquées par l'histoire
Du crépuscule qui s'étale
Dans mes yeux, sur mon corps
En moi, tout simplement
De t'attendre.

Dans l'urgence de te revoir
Poser tes valises au placard
Je garde nos ébats en mémoire
Jusqu'à te frôler du regard
Dans mon cœur, sur mon corps
En moi, tout simplement
De t'attendre.

Les mots que j'écris, impudiques
C'est mon trésor d'être riche
De sincérités sur le fil
Qui me ramènera vers toi
D'une ambivalence qui désarme
Le jour et la nuit qui naufragent
Grandissants vers le large
De te retrouver sourire
À mon cœur sur ton corps
À ces larmes qui s'attendent
De se surprendre
Tendrement.


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Côté tendresse


Elle est mon émotion
Ma douce prison
A ma tendre passion
Tremblante de frissons
Sentiments en chansons.

Elle est ma victime
D'un amour fragile
Complice de mes nuits
Au souffle du désir
Qui allume nos vies.

Côté tendresse
Dieu que je l'aime
Femme mystère
Beauté de princesse
Aux yeux porcelaines
Côté tendresse... Côté tendresse.

Elle est mon voyage
Portée par les vagues
De bonheur en partage
Où naviguent nos regards
A la recherche d'une plage... De sable.

Elle, mi femme mi enfant
Fascinée par l'étrange
Ne parle que de sentiments
L'amour est sa danse
En son cœur transparent.

Côté tendresse
Dieu que je l'aime
Femme mystère
Beauté de princesse
Aux yeux porcelaines
Côté tendresse... Côté tendresse.


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A tous ces moments


À tous ces moments forts, qu'on oublie
Le silence d'une église
Un été chaud de rires
Une larme, un visage
Quelqu'un qu'on ne reverra pas
Et les saisons qui s'étalent.

À tous ces instants qu'on déchire
Un parapluie sous la pluie
Des mots difficiles à dire
Immobiles sur des pas
Que d'autres ont laissés sans voix
Et le temps qui s'égare.

À toutes ces heures difficiles
Entre le noir et le gris
Un hiver maladif
Une photo, un regard
Perdus plus loin que là-bas
Que le vent efface.

À toutes ces secondes sans vie
Où il a fait souvent nuit
Une lettre qu'on écrit
Et qu'on ne postera pas
D'un impossible trop tard
Adieu sur un quai de gare.

À tous ces moments forts, qu'on oublie
Les joies, les peines, l'amour aussi
Quand les mémoires se taisent
Aux portes de nos rêves
Que nous reste-il
Si ce n'est aujourd'hui
Dans l'éphémère de nos chairs
Déjà la mort nous entraîne
Puisque le passé se terre
Quand le présent s'oublie
Le futur est trop vide
Pour nous laisser courir
Au jardin de la vie
Sans mémoire pour nous retenir
Il vaut mieux pour vous
Pour moi, pour eux, pour lui
Partir...


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Poética


Poética, papier buvard
Ton tiroir enferme tant de rêves
Que tu écris à l'encre noire
Sur des feuilles de soleil.

Dans la pénombre de ta chambre
Tu as drapé sur les murs
Les songes que pourrait faire un ange
Les yeux fixés vers l'azur.

Poética dans tes larmes
Ton tiroir enferme tes secrets
Que tu couches chaque soir
À la flamme d'une chandelle.

Les heures n'arrivent pas à dormir
Alors, tu rêves à voix haute
Comme pour inviter la nuit
À s'endormir sur ta peau.

Poética, c'est le nom qu'ils te donnent
Ceux qui t'aiment tendrement
Dans le silence que tu fredonnes
À longueur de temps.

Ton écorce creusée par le temps
Des saisons pleines de solitude
Raconte combien la souffrance
S'est cachée sous ta plume.

Poética, même ton regard
Porte les traces de ta peine
Et ton chagrin me fait mal
Quand dans ton cœur, c'est l'hiver.

Poética, il faut te réveiller
Ne laisses plus le passé
Voler ce qu'il te reste
Ferme ton tiroir à tout jamais
Regarde par la fenêtre
Comme elle est douce la lumière
Cette lumière qui t'effraie
Qui te ramène en arrière
Poética vient avec moi
Ensembles nous construirons l'histoire
Pour que tu renaisses
De milliers d'étoiles.


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Ne devine pas


Ne devine pas
Ce que peuvent faire des larmes
N'imagine pas
Le naufrage d'un regard
Les mots, tu sais
Ne sont jamais les mêmes
Au bord des rêves
C'est le corps qui l'entraîne
Vers d'invisibles
Contes de fée dans la nuit
N'y crois pas
La vie c'est pas vraiment ça
Ne fuis pas
Le destin, le hasard
L'endroit et l'envers
Quelque part le piège
Si le doute t'encercle
Rallume la lumière
Des couloirs sans bruit
Pour t'éclairer la sortie
Ne cherche pas
La couleur du mal
Ne force pas
La pénombre du soir
Le jour, tu sais
Aura ce goût de miel
Sans pareil
À celui de l'enfer
Et dans ton lit
Tourne-toi vers une église
Elle est l'espoir
Le refuge de nos âmes
Notre mémoire
L'héritage des sages
N'oublie jamais
La douceur du soleil
Elle est ici
La réalité de survivre
Au mauvais côté de la nuit
À mes dépends, je l'ai appris
Ne devine pas
Ce que m'ont fait les larmes
N'imagine pas
Combien j'ai eu mal
Tu n'y survivrais pas
Endors-toi, je protège tes rêves
Toi, petit être de lumière
Je t'aime.


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La vie doit être vécue


Pauvre petite fille riche
Je n'ai pas de parapluie
Pour le temps qui s'égoutte
Ni les mots pour te dire
Les racines de l'amour
Moi, je n'ai qu'un sourire
À t'offrir sur la route.

Je n'ai pas de chapeau
Ni de baguette magique
Pour noyer toute cette eau
Qui coule sur ta vie
Moi, je n'ai qu'une épaule
Pour éponger tes soupirs.

Je n'ai que du silence
Au fond de mes poches
Dans ce manteau trop grand
J'ai de la place encore
Si tu veux un instant
Y soulager ton corps.

Il ne sert à rien de pleurer
Même les blessures les plus profondes
Avec le temps iront s'échouer
De l'autre côté du monde
Parce qu'il nous faut avancer
Tout en traversant des ponts
Et même si l'eau est glacée
En dessous et que tu tombe
Tu sauras te relever
Pour ne pas te noyer
Dans mes habits de mendiant
Je n'ai que moi pour te dire
Que la vie doit être vécue
Parce qu'elle est belle et intense
Sans maudire l'infini
De ce qui ne reviendra plus
Je n'ai que mes mains à te tendre
Et la richesse d'un sourire
Pour soulager ton futur
Du poids du passé qui s'éclipse
D'un seul regard sur la lande
Elle est ici l'ivresse d'être libre
Libre d'être en vie.


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Victime du présent


Le regard perdu de lueurs étranges
Madone oubliée au corps transparent
Je connais ses envies, ses regrets
Cette vie qu'elle ne voulait pas muette
Au temps qui a volé ses rêves
Ne lui laissant que des chaînes
Des galons du silence de l'amant.

Le présent la veut pour victime
Assise au milieu de la nuit
A scruté les étoiles
Comme un duel, un combat
Entre elle et le coupable
Qui ne reviendra pas
Pour rallumer sa vie.

Sur les allées de son cœur
Elle a planté en douceur
Le passé qui l'entraîne
Trop loin de la terre
D'une vie parallèle
Qui a coupé ses ailes
Naturelles de splendeur.

Depuis, c'est l'hiver dans ses larmes
Dans ce jardin paysage
Elle a fermé la grille
Dans l'espoir d'y vivre
En paix les souvenirs
Qui l'on rendue fragile
Au milieu d'une mémoire.

Elle était belle d'aquarelle
De couleurs sans pareil
Ça fait vingt ans qu'elle attend
Qu'il vienne la surprendre
Pour l'entraîner dans la danse
D'une étreinte brûlante
Et dans ses prières pour le ciel.

Je l'entends murmurer à la nuit
Demain peut-être m'apporteras-tu
Des nouvelles de lui
Des nouvelles de lui
De lui.


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