21 août 2005



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Un amour et demi
La vie d'ici
Si tu viens
L'amour de nous
Mourir en étant vivant
Les hommes d'influence
Chronique d'un amour annoncé
Ballade dans le soir
Rose de soie
Chambre de poupée
A peine 20 ans
Un peuple de cœur
Amitiés d'hommes
Tu m'as sauvé la vie
C'est mon drame
Trop long silence
Tout quitter pour toi
Notre musique
Une bouteille à la mer
Cœur de mère
Passion interdite
Rendez-vous pour la vie
Cantique d'amour
A longueur de temps
Trente ans déjà
Souvenirs si tendres

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MARINE

Valérie GROSJEAN




Valérie écrit des paroles de chansons,
les enregistre à la SACEM
et s'évertue à trouver des compositeurs
pour les mettre en musique
et des interprètes pour leur donner vie.
Ces textes sont-ils des poèmes ?
Oui, sans aucun doute !
Mais des poèmes qui respectent certaines règles de rythmes
et introduisent parfois des refrains.
À vous de juger de l'intérêt de ses oeuvres
et de dire si elles ont leur place dans un site de poésie.
Pour ma part, j'en suis convaincu !
Si vous craignez que des textes de chansons soient futiles,
lisez "Peuples" vous serez convaincu du contraire.

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Un amour et demi


Il y a toujours un rendez-vous
Qu'on regrette d'avoir manqué
Le mien était pour nous
Vous ne le saurez jamais
Puisque les années sans doute
Ont déjà dû vous marier
Moi, je garde toujours
Nos caresses passionnées
Qui se sont perdues un jour
Dans une gare abandonnée
Quand vous attendiez l'amour
Trop tard, je suis arrivé.

Tu, vous étiez déjà partis
Croyant l'amour et demi
Alors seul, vous l'avez pris
Ce train de nuit pour la vie
Tu, vous étiez déjà partis
Je suis arrivé à minuit
La gare était vide
Vide de vous dans ma vie.

Il y a toujours le destin
Qu'on regrette d'être sauvage
Mon retard a mis fin
A notre amour dans vos larmes
J'ai vécu bien des matins
A revivre ce drame
Trente minutes et plus rien
Seuls sur le quai mes bagages
Vous étiez déjà trop loin
En partance pour le hasard
Sans plus nous tenir la main
En mon cœur, j'ai gardé votre image.

Tu, vous étiez déjà partis
Croyant l'amour et demi
Alors seul, vous l'avez pris
Ce train de nuit pour la vie
Tu, vous étiez déjà partis
Je suis arrivé à minuit
La gare était vide
Vide de vous dans ma vie.

Il y a toujours un rendez-vous
Qu'on regrette d'avoir manqué
Je me souviendrai sans cesse de vous
Un jour pourriez-vous me pardonner.


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La vie d'ici


J'ai fait escale pour me construire
Un bout de paradis de femme
Qui martelait mes entrailles
Au plus profond de moi
Sauvetage de l'impossible
En me donnant l'enfant d'amour.

J'ai reçu mon rêve de vivre
En cadeau à tous mes espoirs
Vous étiez là dans ma bataille
Dans mon cœur et dans ma croisade
Silencieux et présents dans ma vie
Au seuil de nous… Toujours.

J'ai chanté tous les bonheurs
La douleur et les larmes qui déchirent
À la poursuite du vent
Des oubliés, des éclaireurs
Vous m'avez fredonné aussi
Ensemble, nous étions tous vivants.

                Je reviens à la vie d'ici
                Vous, mon public, ma mélodie
                Votre mémoire fait mon futur
                Merci de m'avoir attendue
                Moi, l'absente et la fugitive
                À joindre mes larmes à vos sourires… D'ici.

J'ai fait escale d'une autre vie
Pour revenir bien plus forte
Face à vous tous qui me donnaient
Autant d'amour qu'il est possible
Je vous dois tout et plus encore
Vos bravos m'ont toujours apportée, soulevée.

Je sais de vous le sacrifice
D'avoir accepté que je sorte
Éternellement, je pourrai vous porter
Vous, qui avez accompagné mes rîmes
Dans le décor d'une voix et d'un corps
Merci dans vos cœurs de m'avoir gardée.

Qu'il est doux de revenir près de vous
Si vous saviez les lumières de vos yeux
Comme elles ont manqué à ma vie
L'instant de vous, nous ramènera tous
Aux joies de chanter le merveilleux
Ensemble la même envie de sourire.

                Je reviens à la vie d'ici
                Votre mémoire m'a retenue
                Moi, l'absente de quelques nuits
                Vous, mon public, ma symphonie
               Merci de m'avoir reconnue
                Je vous reviens à la vie d'ici.

Merci à vous pour cette belle leçon de fidélité
Qui souligne la qualité de ce que j'ai voulu vous apporter
Vous êtes ma fierté de chanter.


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Si tu viens


Viens visiter les courbes de mon âme
Tu y trouveras la tendresse
Les promesses de l'espoir
L'amour et la lumière
Celle qui n'a pas d'âge.

Viens caresser les contours de mon cœur
Tu y découvriras la passion
Les fruits du bonheur
L'azur et l'horizon
Elles sont de vraies couleurs.

                Et si tu ne viens pas
                Me rejoindre dans le soir
                Surtout, surtout n'oublie pas
                Que je n'aime que toi
                Mais si tu devais venir
                À la rencontre de nos vies
                Je serai celle qui survit
                À l'aube de la nuit.

Viens promener sur moi tes yeux
Ensemble, nous rallumerons la flamme
Celle qui pique un peu les yeux
Dans le sel de nos larmes
D'un amour nouveau merveilleux.

Viens construire notre cité
D'une tour d'ivoire et de lune
Les étoiles pourront nous éclairer
Bien au-delà des dunes
Dans l'amour retrouvé.

                Et si tu ne viens pas
                Me rejoindre dans le soir
                Surtout, surtout n'oublie pas
                Que je n'aime que toi
                Mais si tu devais venir
                À la rencontre de nos vies
                Je serai celle qui survit
                À l'aube de la nuit.


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L'amour de nous


Une musique, quelques mots
Un parfum, une photo
Un regard, un sourire
Une lumière dans la nuit
Qui rallume nos vies.

Une caresse sur la peau
L'émoi est à l'osmose
Qui réveille nos nuits
D'un soupçon de folie
Aux tendresses libertines.

                L'amour de nous s'éveille
                Laissons le passé en sommeil
                Que s'accomplisse le rêve
                D'un destin sans pareil
                L'amour de nous caresse
                À la flamme des chandelles
                L'empreinte d'une promesse
                De s'aimer dans les veines…

C'est la vie à l'endroit
Les pages de notre histoire
Comme un livre qui s'ouvre
Pour nous tenir debout
Faire naître enfin le jour.

Après trop de nuits froides
C'est bonheur qui frappe
À la porte des louves
L'éternité s'en fou
Puisque l'amour, c'est nous.

                L'amour de nous s'éveille
                Laissons le passé en sommeil
                Que s'accomplisse le rêve
                D'un destin sans pareil
                L'amour de nous caresse
                À la flamme des chandelles
                L'empreinte d'une promesse
                De s'aimer dans les veines…


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Mourir en étant vivant


Qui peut dire quand on est seul
La solitude qui nous enrobe
Qui peut comprendre le cœur
Et le silence du corps
Quand les heures sans couleur
Se font longues et sans force.

Qui peut décrire la douleur
De celui qui a mal
Quand les jours sans bonheur
Ne laissent aucune trace
À part l'ombre d'une torpeur
Qui se balade de larmes.

                La souffrance est une danse
                Qui coule jusqu'au sang
                C'est mourir en étant vivant
                Et survivre tout en respirant
                La souffrance est une danse
                Qui s'enflamme de sentiments
                C'est mourir en étant vivant
                Et survivre tout en respirant…
                D'être vivant.

Pour comprendre tout cela
Le naufrage du noyé
Il faut être passé par-là
Seul celui qui est tombé
Saura lire dans le regard
D'un cœur qui a sombré.

Il faudra tous les courages
Et la force de s'en sortir
Seul le temps et l'espoir
Pourra guérir la vie
De celui qui par les vagues
C'est senti longtemps mourir.

                La souffrance est une danse
                Qui coule jusqu'au sang
                C'est mourir en étant vivant
                Et survivre tout en respirant
                La souffrance est une danse
                Qui s'enflamme de sentiments
                C'est mourir en étant vivant
                Et survivre tout en respirant…
                D'être vivant.


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Les hommes d'influence


Puisqu'il faut toujours qu'on pardonne
Les mauvais coups et tendre la main
Devenir meilleur que tous ceux qui cognent
Pour gagner le droit à des lendemains.

Puisqu'il nous faut suivre la marge des pages
Écrire tout ces mots qui ne savent que se taire
Au milieu des ratures se mélangent les taches
D'une encre violente couchée sur le dos
Impertinente de sommeil.

Puisqu'il nous faut encore baisser la tête
En oubliant presque l'honneur hérité
Vous, les hommes d'influence au pouvoir
Si secret qui joue la sagesse
Du savoir, vouloir tout régenter.

Dans ces discours que vous nous insufflez
Vos mensonges veulent nous apprivoiser
L'évidence et que perdu ou gagné
Vous trouvez toujours à nous emmurer.

Puisqu'il faut encore que vos théories
Pour votre meilleur deviennent nos grillages
Même si nous ne voulons pas vous suivre
Nous ne pouvons pas mieux vous échapper.

Puisqu'il nous faut vous écouter
Vous les puissants sans pitié
Vos lois ne nous donnent pas le choix
Que de rêver vos belles promesses
Pour ensoleiller notre pauvreté.

Puisqu'il nous faut tendre la joue
Et marcher les pieds dans la boue
Je vous laisse ma place volontiers
Et votre esprit de médiocrité
Pour les comme moi sans bagage
Sans étude, ni savoir
Je vous laisse à votre instruction
Moi, je garde mon intelligence.

À bon entendant
Salut…


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Chronique d'un amour annoncé


Ton sourire d'amour m'a sorti du néant
Où j'étais prisonnière depuis trop longtemps
Tu m'as donné ton cœur comme on donne son sang
J'ai tout bu sans attendre une seule espérance
Pour conjurer le sort d'un passé trop présent.

Tu as dansé l'amour au chant de la vie
Le rêveur que j'étais n'a rien su retenir
J'ai quitté l'innocence pour accompagner la nuit
Un mercredi de pluie, j'ai reçu tes écrits
Tu parlais d'aquarelles, renaissance dans ton lit.

Chronique d'un amour annoncé... Annoncé
Le ciel l'avait écrit pour me protéger
Mais je n'ai pas suivi la réalité
Et je t'ai laissé derrière moi pleurer
Au fond de ces nuits froides désenchantées
Parce que mon cœur ne savait plus rêver
Par peur sans doute d'être prisonnier
A la chronique d'un amour annoncé... Annoncé...

Les années ont passé et je suis revenu
Notes d'un voyage qui m'a presque perdu
En ce temps nouveau, je te dépose ma solitude
Le temps qui avance ne nous quittera plus
L'amour est ici, je l'ai reconnu.

Toi qui n'as jamais cessé de croire à l'amour
Le rêve se mélange à la réalité, l'avenir est à nous
Tu l'as si souvent pleuré un peu plus chaque jour
Comme un hymne à la vie dans ce monde de loups
En attendant seule, cicatrices au cœur, mon retour.

Chronique d'un amour annoncé... Annoncé
Les anges te l'avaient chanté, presque murmuré
Au creux d'un silence d'une absence arrachée
Il t'a fallu patience dans tes larmes refoulées
Attendre mon regard pour nous retrouver
Tendrement sur ta vie, mon cœur déposé
Comme on pose un enfant après l'avoir bercé.

Chronique d'un amour annoncé
Rien ne pourra plus nous séparer
La vie et la mort sont à égalité
Seuls, les anges dans le miroir bleuté
Ont le droit du regard, la générosité.


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Ballade dans le soir


Baisers volés, sous le grand châtaignier,
Plaisir partagé des regards croisés
Dans la clarté d'une nuit bleutée,
Je t'aime, je t'aime, viens me chercher !

Mes mains qui cherchent les tiennes,
Tes yeux sont toute ma faiblesse,
Quand l'amour se promène
C'est mon cœur sur tes lèvres.

Ballade au fond du soir
Comme elle est belle la vie
Quand ton souffle sur moi
Me raconte l'envie.
D'autres ballades dans le soir
Bien sûr, que je dis oui,
J'aime tant que tu m'embrasses.

Baisers vols, donnés, c'est cadeau,
Quand tes doigts sur ma peau
Se font douceur, frisson,
Je t'aime, je t'aime et c'est beau.

Nous, les adultes, comme des enfants,
Nous voici, petits et si grands.
Quel bonheur de retrouver l'avant
D'un romantisme perdu en ce temps.

Ballade au fond du soir,
Comme elle est belle la vie
Quand ton souffle sur moi
Me raconte l'envie.
D'autres ballades dans le soir
Bien sûr, que je dis oui,
J'aime tant que tu m'embrasses.


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Rose de soie


Lointain souvenirs, peur de l'avenir,
Comme une fleur de désir
Prête à se faire cueillir.
Elle lit entre les lignes
Des mémoires qui respirent
Aux pensées de lui.

Rose de soie, tissée entre tes doigts
A bout d'amour, morceaux d'espoirs
Rose de soie, tissée entre tes larmes
Pour un amour, trop loin déjà.

Femme seule dans la nuit,
Qui jamais ne soupire,
Âme qui demande à s'ouvrir
Prête à se faire conquérir,
Dans le charnel d'un sourire
Elle cherche à s'épanouir.

Rose de soie, tissée entre tes doigts
A bout d'amour, morceaux d'espoirs
Rose de soie, tissée entre tes larmes
Pour un amour, trop loin déjà.

Feuilles mouillées de pluie,
Dans ses pensées meurtries
Elle saigne, se déchire,
Dans le silence qui survit,
Tout autour de sa vie,
Puisqu'elle ne pense qu'a lui.

Rose de soie, tissée entre tes doigts
A bout d'amour, morceaux d'espoirs
Rose de soie, tissée entre tes larmes
Pour un amour, trop loin déjà.

Pourquoi ne pas tourner la page ?
Bien sûr qu'elle ne pourra pas,
Puisqu'il est là dans sa peau, dans son âme.


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Chambre de poupée


Il n'y a que toi et moi,
Un lit fait tout de soie
Aux draps blancs de satin
Qui nous attendent ,viens
Te jeter dans mes bras.

Il y a le bleu du soir,
Une chambre rose pâle
Qui connaît tous les matins
Des nuits d'amoureuses étreintes,
Faites de braises et de flammes.

C'est une chambre de poupée,
Mais porcelaine a cassé,
Viens, nous allons recoller
Ces vieux souvenirs d'antan
Où tout était vivant.
Dans cette maison grande
Respire encore la chambre de poupée.

Viens, nous allons la faire revivre
Cette chambre si vide
Qui attendait, sans attendre,
Que quelqu'un lui demande
De rentrer dans sa vie.

Depuis qu'ils sont tous partis,
Les habitants d'ici,
Elle est seule en souffrance,
Aux souvenirs d'avant
D'avant que le temps s'effile.

C'est une chambre de poupée,
Mais porcelaine a cassé,
Viens, nous allons recoller
Ces vieux souvenirs d'antan
Où tout était vivant.
Dans cette maison grande
Respire encore la chambre de poupée.


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A peine vingt ans


Elle avait des cheveux de blé
Des boucles un peu trop lourdes
Ébouriffés
D'odeurs fortes d'alizés
Elle avait une priorité absolue
Les yeux fixés vers l'inconnu
Des frontières.

Elle avait l'apparence d'une reine
Ses ailes étaient celles d'un aigle
Grandes et magnifiques
Elle se voulait l'éclaireur
Au seuil d'un nouveau bonheur.

Elle avait les yeux du soleil
Quelque chose d'irréel
Qui console la vie
Elle se voulait en couleur
Pour éloigner le noir des douleurs.

C'était une rebelle dans l'âme
Juste avant qu'il ne soit trop tard
D'un destin d'influences
Qui ne prenait plus part au jeu
Le ciel venait de prendre feu
Dans la chapelle ardente.

Elle venait de fermer les volets
Pour étouffer la lumière
Juste à côté de son lit
La vie venait de souffler sur son cœur
Elle n'avait pas vingt ans, je crois
Pour ce trop long voyage.

Elle venait de quitter notre terre
Et les plumes de ses ailes
Planaient au-dessus de l'église
Les pierres étaient sa demeure
Une prison, une cage
Pour ses rêves de douceur.


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Un peuple de cœur


Il y a la terre et l'océan
L'homme et la nature
C'est un monde qui se mélange
Haine, douceur, l'incompris et plus
Dans la peur de ne pas comprendre.

Moi, je connais un peuple
Qui chante la bonne humeur
Le mal est ailleurs
Surtout pas dans le cœur
Moi, je connais un peuple
Qui danse le bonheur
De seconde en lueur
Que soleil leur donne.

Il y a les guerres, les ouragans
L'homme est le seul coupable
C'est lui qui donne et qui reprend
Là-bas, sur une île sans âge
Un monde si petit pourtant grand.

Moi, je connais ce peuple
Qui chante le malheur
Pour l'éloigner des heures
Vers un autre ailleurs
Moi, je connais ce peuple
Si vous saviez son cœur
Il est tout en douceur
Sans connaître la peur.

Il y a les hommes et l'enfant
Qui devra vivre et puis mourir
Pourquoi grandir dans la violence
Quand nous n'avons qu'une seule vie
Moi, j'ai choisi ce peuple immense.

Ce peuple est bien meilleur.


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Amitiés d'Hommes


Je joins à ce courrier un texte que je vous dédie pour toute la tendresse que vous m'avez apportée dans votre dernier mail. Merci d'être mon ami. Chaleureusement. Votre amie VALÉRIE.


Ta main dans la mienne, Eric
C'est ton amitié d'homme fragile
Que tu m'offres en voyage de vivre
D'une innocence d'enfant
Ta loyauté de consistance
Fait de mon rêve une puissance.

Tes yeux dans les miens, Franck
C'est ton amitié d'homme conquérant
Qui lutte, vaillant guerrier d'avant
Ils sont là, les mots que je respire
Empreints d'une force magique
Quand mon âme, tu as fait resurgir.

Venez vous promener avec moi, amis et frères
Sur cette terre nouvelle et fière
Qu'ensemble, nous avons peint sans trêve
Sans barbelé pour déchirer nos rêves
Venez vous promener avec moi, amis de cœur
Sous le drapeau de nos couleurs
Qu'ensemble, nous avons dessiné de meilleur
Pour une vie d'ailleurs de bonheur.

Eric, Franck, votre amitié m'envahit
Et votre foi en moi m'étourdit
Comment réagir et que puis-je dire
C'est en traversant vos regards
Que je puise la force de croire
Qu'un jour naîtront tous nos espoirs.

J'ai marqué au fer votre sang sur ma vie
Et je n'ai pas souffert au miracle d'être libre
C'est votre amitié d'hommes qui me fait grandir
Restez-moi, ce rivage fait de sable et d'étoiles
Il est là l'horizon scellé entre nos doigts
Ce merveilleux cortège majestueux de nos âmes.

Venez vous promener avec moi, amis et frères
Sur cette terre nouvelle et fière
Qu'ensemble, nous avons peint sans trêve
Sans barbelé pour déchirer nos rêves
Venez vous promener avec moi, amis de cœur
Sous le drapeau de nos couleurs
Qu'ensemble, nous avons dessiné de meilleur
Pour une vie d'ailleurs de bonheur.

Vos veines ont saigné dans les miennes
Votre sang et le mien sont le même
Car la foi de vos cœurs
Saura briser les fausses lueurs.

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Tu m'as sauvé la vie


J'étais déjà dans le flou
Celui qui prend, celui qui trouble
Celui qui tue ou qui rend fou.

J'étais déjà l'ombre de ma tombe
Celle qui creuse comme une bombe
L'été d'hier de mon prénom.

La vie de moi s'était vidée
Comme pour mieux me rattraper
D'une lumière pour le noir glacé.

La folie était mon seul repas
De souvenirs en mal de toi
Mais qu'avais-tu fais de moi.

Je n'étais rien, rien qu'une cicatrice
Une âme perdue qui ne savait que souffrir
Tu es venu, toi l'inconnu, sans bruit
Sauver mon ombre, sauver ma vie
Celle qu'une autre m'a volées dans la nuit
Tu m'as sauvée, sauvée, sauvée la vie, la vie...

Tu as pris mon cœur en lambeaux
Mon corps, mes larmes, mes maux
Avec douceur, pour en faire un drapeau.

Hymne à l'amour et la renaissance
Dans tes yeux flottait la délivrance
Dans tes cheveux, le vent de l'espérance.

Doucement ont guéri mes blessures
De ton amour écrit sur les murs
De notre chambre dentelles et armures.

L'hiver s'est noyé sous les draps
Le temps respectueusement face à toi
S'efface, puisque les heures ne comptent pas.

Je n'étais rien, rien qu'une cicatrice
Une âme perdue qui mourrait de souffrir
Tu es venue, toi bellissima dans la nuit
Sauver mon ombre, sauver ma vie
Celle qu'une autre m'avait volées sans bruit
Tu m'as sauvé, sauvé, sauvé la vie, la vie...

C'est à toi, tu te reconnaîtras, que je dédie ma chanson
C'est à vous tous que je donne l'espoir de croire
Qu'un jour prochain bon ou moins bon
Quelqu'un vous reconnaîtra.


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C'est mon drame


Mon cœur est à l'envers
Quelques fois poète
Quand je me perds
Dans le sommeil
De la mémoire
Où je te vois
Me sourire
Déjà sur l'autre rive.

C'est mon drame
Mon étoile
Désignée
Qui me garde
Pour m'apprivoiser
Jusqu'à l'aube
Avant de me relâcher
Sans un mot
Pour tomber
Et je naufrage
Dans une eau
Trop glacée.

Les marques du passé
Ne sont pas noyées
Et m'ont retrouvé
Pour me faire glisser
Dans l'éternité
Comme un condamné
Pieds et poings liés.

C'est mon drame
Mon étoile
Désignée
Qui me garde
Pour m'apprivoiser
Jusqu'à l'aube
Avant de me relâcher
Sans un mot
Pour tomber
Et je naufrage
Dans une eau
Trop glacée.

Comment briser l'envers du jeu
Quand dans mes yeux il joue
J'ai presque peur de ce feu
Qui danse tout autour
De mes veines
Dans ce duel
Qui transperce
Mes rêves.


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Trop long silence


Il y a toi et mon amour
Qui grandi chaque jour
Quand le tien est sans voix
Trop loin du réveil
Je sais qu'il sommeille
Sûrement pour d'autres rêves
Que celui de mes lèvres
Je ne sais plus quoi faire
Quand tout me décourage
C'est l'automne dans mes larmes
Qui s'effeuille de me voir
Tombé sous les eaux
Qui me glacent
De n'être qu'une image
Une amie, une photo
Déposée sur le soir
Que tu ne vois même pas
Juste à côté de toi
Dans ces heures qui balancent
Les trop longs silences
De toi dans mes veines
Qui attendent que t'appelles
Ou bien que tu viennes
Frapper à mon âme
Dans l'espoir de me voir
Plus belle que les autres
Au reflet d'un combat
Devenir ta bataille
Une guerre dans tes bras
Pour atteindre cette aube
Que j'ai rêvé mille fois
Grandissante sous nos pas
A la rencontre du large
Pour survivre aux frissons
De nous deux dans le soir
D'une clarté d'y croire
Sans jamais de brouillard
Pour semer la passion
Sur un autre rivage
Que celui de mon sable
Je n'aime que toi
A quand le naufrage
Qui nous unira
Du large.


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Tout quitter pour toi


J'aurais tout quitté pour toi
Sans aucun retour sur image
D'y croire
J'avais même effacé mes envies
Tu vois
Mes amis disaient que j'avais tort
Moi, j'y ai cru à l'aurore
En m'évadant dans tes yeux
J'ai pris l'histoire au sérieux
Sous ta magie de m'embrasser
Souviens-toi
J'aurais pu tout te donner
Jusqu'au dernier de tes rêves
Mais ça ne te suffisait pas
Il te fallait aussi mes regrets
Et le voile transparent de mon âme
Je te l'ai offert en partage
Ce fut mon drame
Tu sais, d'y croire
Depuis l'enfer est ici
Près de moi
Au nom de qui, de quoi
Tu t'es donné le droit
De m'emprisonner
Dans ce froid
Sans aucune liberté
Que de croire
L'autre côté du regard
Qui s'est éclairé
D'une comédie sans visage
Pourquoi moi
J'ai cru que tu savais aimer
Et me voici griffé
Quand toi, tu veux t'en aller
Va ailleurs, qu'ici-bas
On se retrouvera
Dis-moi juste avant de partir
Comment gommer le passé
Que tu as planté
Sur moi.


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Notre musique


Écoute-moi, non ne pars pas
La musique parlera pour moi
Comme une larme sur mon visage
Qui se souvient trop bien de toi.

Je n'ai jamais su t'oublier
Ni même un instant t'effacer
C'est pourquoi je t'ai inventé
En musique pour ne plus pleurer.

J'ai composé toute une nuit
Cette mélodie qui t'imagine
Scintillante comme un artifice
J'ai recréé des souvenirs
Réinventé ton sourire
Pour m'éviter de mourir
Des blessures de ta fuite... Une nuit.

Écoute la symphonie du cœur
Le piano chante avec mes pleurs
Violon, ramène-moi la douceur
J'ai mal, mon âme se meurt.

L'absence de toi me fait vieillir
Je ne sais même plus qui je suis
Je suis si mort dans la nuit
Seul ma musique pourra survivre...

Écoute-la, écoute-la
Elle est pour toi.

J'ai composé toute ma vie
Pour qu'elle devienne notre musique
Dans l'infiniment grand, petit
J'ai inventé des jours sans pluie
Redessiné les souvenirs
En gommant toutes les cicatrices
De l'instant où tu es parti... Sans bruit.


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Une bouteille à la mer


Notre amour n'était pas naufrage
Tu l'as pourtant laissé sans message
En me tournant la page
Pour un autre rivage.

Et cette bouteille à la mer
Que j'ai jetée en rêve
Pour un instant de trêve
Sous les embruns de sel
Remonte lentement la rive
Juste à l'endroit où tu es parti.

Je reste de toi prisonnière
Sans aucune autre lumière
Que celle de tes lèvres
Qui ravivent ton sourire
Dans cette bouteille de survie.

La mémoire envahit mon cœur
Et le soleil n'a plus d'heure
Dans ces grains de bonheur
Le sable est une douceur
Sur cette plage où je t'ai perdu
J'attends un message de lune
Quelques mots griffonnés
Que tu aurais inventés
Pour moi par amour
D'un ruban de nous
Aux phrases de retrouvailles
J'ai fini mes voyages.

Je reviens guidé par le phare
Que la mer garde en otage
Pour souffler sur les voiles
Le vent de te retrouver.


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Cœur de mère


C'est pour tes douleurs
Pour tes peines de cœur
Pour tes mauvaises humeurs
Que je prie en silence
Liberté, différence
Surtout n'est pas peur
D'un nouveau bonheur.

Je connais tes larmes
Constaté ton naufrage
Qui sépare le soir
En moitié de sommeil
Pour te faire la guerre
Blessée dans ta mémoire
Prédateur sans âme
La conscience est fatale.

Je sais le goût amer
Et l'espoir qui s'achève
Pour une autre lumière
L'essentiel est guérir
Il te reste la vie
Laisse courir la colère
Des hivers qui te saignent
Pour une vie nouvelle.

C'est pour ton sourire
Pour tes yeux immobiles
Pour tout tes caprices
Que je reste près de toi
Pour tirer ton regard
Loin du précipice
Où l'amour t'a conduite
Au gré d'une fantaisie
Juste pour passer l'été
Histoire de s'amuser
Lui, le mauvais garçon
N'avait que des mensonges
Pour t'attirer à son monde
D'assouvir ses désirs
Et puis l'adieu qui suit
Ne laisse que le vide
Au cœur des petites filles
Comme toi mon enfant
J'ai mal de te voir triste.

Et mon cœur de mère
Saigne de tes peines.


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Passion interdite


A toutes ces nuits blanches sans étoile
Où le rêve infiniment plus large
Regarde ce ciel du passé qui passe
Dans la solitude d'une absence de toi.

Le temps ne sera jamais plus le même
Quand mon présent a été défait
Ma vie est à l'envers, douleurs dans mes veines
Ma liberté se noie entre larmes et secrets.

Je ne serai jamais d'ici... D'ici
Le cercle d'une passion interdite
Exécute la douceur de la nuit
Au moindre d'un sourire fragile
Mes sentiments sont en sursis
Face aux bourreaux de la vie
Quand la passion reste interdite
Je reste inconnu dans la nuit
Dans ce monde que je n'ai pas choisi.

Je ferme les yeux, cachant toute émotion
Un ange passe, j'y laisse ma confession
Mémoire d'amour qui cherche l'évasion
D'un rêve fou de nuances vagabondes.

L'océan est en pleurs, il s'échoue lentement
Solidaire à ma cause, s'en est presque troublant
La nature me regarde de ses figures absentes
Pour que s'ouvrent à jamais, les fenêtres du temps.

Je ne serai jamais d'ici... Jamais d'ici
Ni de là-bas, d'une passion interdite
C'est écrit dans le sombre de la nuit
Lorsqu'un de mes rêves arrivent
Quelques fois à survivre de vivre
Un seul regard de vous le détruire
Drôle de défi dans cette violence ultime
Qui brûle vos yeux d'une haine maladive
Face à mes nuits de passions interdites
Je reste seul, l'horizon est si vide
De l'absence qui fait survivre d'espoir en oubli.

Lettre à l'absente, dans ce monde d'insolence
Mes larmes sont du sang d'innocence
Elle a fait mon lit, mon présent
Mes rêves désormais, ne sont plus que cendres.


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Rendez-vous pour la vie


A ce dernier rendez-vous pour la vie
Laissons passer les années comme le poète l'a écrit
Un soir de pluie quand tous les oiseaux s'enfuient
Au travers des nuages, trouver ailleurs l'exil.

Ne pleure plus, nous nous reverrons bientôt
Qu'importe les années, puisqu'elles sont d'accord
De nous laisser le temps sans nous prendre de haut.

Les hivers vont passer tout en nous protégeant
Du froid et des larmes dans ces notes absentes
Mais qui reviendront libres un matin de printemps.

Ferme les yeux, bientôt nous nous retrouverons
Les géants de papier l'ont dansé sur le monde
Laissons couler les heures, nos larmes les retiendront.

Ce dernier rendez-vous pour une vie entière
Ne laissons pas la mort tuer tous les rêves
Rêves de nous, figure aux gestes d'amour lumière
Bientôt ton corps flottera sous mes lèvres.

Ne pleure pas, un soir je reviendrai te voir
Et plus jamais, jamais mon cœur te quittera
Laissons nous le droit au rêve d'y croire.

Les mois passeront sans trace d'absence de nous
Qu'est ce que mille ans quand vivant est l'amour
Le nôtre tu verras, survivra fort et debout.

Ferme les yeux, plonge ton cœur dans l'ignorance
Bientôt je reviendrai réveiller tes rêves d'enfant
D'une grande avalanche d'amour et de sentiments.

A ce dernier rendez-vous pour la vie
Laissons passer le temps, un poète l'a écrit
Un soir, nous le savons, c'est gravé dans l'argile
Nous nous retrouverons d'émotions dans la nuit
A fleur de peau, nous caresserons nos rides
De cheveux blancs fragiles de vivre
Où nous serons heureux d'être enfin libres
De nous aimer bien plus fort que la vie
Bien plus haut que le ciel, les églises
C'est écrit, le poète la lu dans la bible
Dieu l'a gravé à l'encre d'un sourire
Pour des siècles et des siècles à venir...

Viens mon amour pour ce dernier rendez-vous ivre
Ivre de sentiments, libre pour la vie... La vie...


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Cantique d'Amour


Toi qui as su faire renaître la lumière
C'est sur ta bouche que je dépose mes lèvres
A la traversée de nos nuits blanches, arc-en-ciel
Sur ton corps épousé, tu deviens ma reine
Cantique de pudeur à l'éternel jeunesse.

A toi l'unique source de mon bonheur
Je te transmets la vie en t'offrant ma douceur
L'avenir est à nous lorsque glissent les heures
C'est sur ton île que s'épanouit mon cœur
D'un regard qui recherche la chaleur.

Je te chanterai un cantique d'amour
Comme un hymne à la vie
A l'inoubliable de nous
Sous lumière des bougies
Qu'immortel le jour
Face aux poussières de la nuit
Je danserai ce cantique d'amour
Pour toi mon amie de vie
Qui efface mes doutes
D'un regard, d'un sourire
Quand le rêve devient fou
Fou d'amour de désirs
Pour toi j'inventerai des cantiques d'amour.

Je déposerai à tes pieds la magie du miroir
Celui que l'on traverse pour surprendre le soir
L'océan est en larmes de me voir dans tes bras
Les étoiles racontent le destin d'une femme
Que l'esprit du ciel nous protège des charmes.

Fabuleuse histoire que le vent aime raconter
A qui veut bien l'entendre sans être fâché
L'amour est un art qu'il ne faut pas gâcher
C'est sur ton corps salé que j'aime fredonner
Ce cantique d'amour qui nous a été donné.

Je te chanterai ce cantique d'amour
Comme un hymne à la vie
A l'ineffaçable de nous
Sous la flamme d'une bougie
Soumise la nuit
Immortel le jour
Je danserai ce cantique d'amour
Toi la femme de ma vie
Celle qui transforme mes doutes
En une église, un sourire
Quand nos caresses aux seins fous
Redemandent encore de ce doux plaisir
J'inventerai d'autres cantiques d'amour
Encore et toujours plus doux...


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A longueur de temps


Tu ris et tu pleures
A voix haute, à voix basse
Dans les coulisses
D'une mémoire entière
Aux gestes de l'amour
De regrets éternels
Qui se plantent dans ton âme
Une cité perdue
De lui
Et le cafard se fait jeu
Pour mieux t'enfermer
Dans le soir.

A longueur de temps
Miné par la souffrance
C'est à lui que tu penses
Au milieu du présent
Il t'a conduite au silence
Laisse le prendre de l'avance
Dans l'urgence de te défendre.

Tu souris sans couleur
Et ça me fait du mal
De te voir aussi triste
Le corps à l'envers
De souvenirs trop lourds
Transformés en poussière
Qui retiennent ton regard
Marqués par l'écume
D'eau de pluie
Qui te rend douloureuse
Le cœur écorché
Par le froid.

Essaie un peu d'oublier
Je suis là pour t'aider
Dis-toi que lui n'a pas pleuré
Quand il a tout brisé
Pour aller retrouver
L'herbe pour batifoler.

A longueur de temps
Miné par la souffrance
C'est à lui que tu penses
Au milieu du présent
Il t'a conduite au silence
Laisse le prendre de l'avance
Dans l'urgence de te défendre.


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Trente ans déjà


J'ai passé ma vie à ne pas savoir quoi faire d'hier
Mon temps à ne pas oublier ma vie
Et des heures à me demander pourquoi.

Pourquoi d'autres avaient volé ma jeunesse
Aux rêves d'enfant, l'envie d'être grande
D'être une femme troublante ou bouleversante
Trouver dans mes yeux mille couleurs du ciel
Dire simplement que je suis vivante.

J'aurais voulu être cela ou peut-être moins
Mais être moi ou peut-être un peu plus
Que reste-t-il de ces années perdues
A part souffrance venue de trop loin
Retracer jeunesse, petite fille qu'on tue.

Trente ans déjà, déjà, déjà... Trente ans déjà
Qu'ils ont écrit, fait vivre mon naufrage
Puis ils ont dit que c'était le hasard
Qu'il fallait oublier tout ça
Trente ans déjà, déjà, déjà... Trente ans déjà
Que moi, moi, moi, seule je revis ça
Comme une punition qui me fait obstacle
Brouillard de honte, paradis du mal.

Me voici grandie, adulte aujourd'hui
Petite, face à vous je vis à genoux
Mes larmes sont souffrances qui roulent
J'ai le corps qui brûle meurtri
Regardez-moi, je vous écoute.

J'ai passé ma vie à vouloir oublier
A panser des autres les petits bobos
Et à raconter la ronde de l'aube
Celle que vous autres pouvez admirer
Quand moi je reste dans ce noir qui rode.

Trente ans déjà, déjà, déjà… trente ans déjà
Qu'ils ont écrit puis tracé mon naufrage
Un soir d'été sans ombre et sans un nuage
J'y pense encore, comment oublier ça
Trente ans déjà, déjà, déjà... Trente ans déjà
Que moi, moi, moi je revis ça
Comme une punition au parcours d'obstacles
Brouillard d'image, paradis du mal.


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Souvenirs si tendres


Belle, ma douce, mon ange, mon amour
Où sont passés tous nos beaux jours
Je me souviens de presque tout
Souvenirs si tendres qui rendent fou.

Douce, câline, mon amour, mon trésor
Pourquoi un soir, sans moi es-tu morte
Ensemble, nous aurions surpris le mauvais sort
Qui sait peut-être, déjouer la mort.

Tendre, fragile, mon amour, mon ange
Je ne supporte plus l'ombre de ton silence
De nous deux, tu étais la plus vivante
Que reste-t-il ce soir, larmes de sang.

Si nous avions pu vivre simplement notre vie
Cette vie folle d'amour que tu aimais tant à décrire
Plutôt que de survivre à ce silence de nous
A cette terre morte qui t'as prise pour toujours
Si nous avions pu vivre de regard en espoir
Une vie pleine de toi avec un peu de moi
Plutôt que de pleurer ce silence de nous
Cette vie infidèle qui t'a fauchée debout.

Belle, ma douce, mon amour, mon sang
Si tu savais oh combien tu me manques
Les ailes du soir, parfois poussées par le vent
Me portent vers toi, au passage du temps.

Tendre, fragile, mon trésor, ma passion
J'ai tant crié au ciel sa trahison
D'avoir emprisonné soleil de tout horizon
Condamnant nos vies au silence de l'ombre.

Douce, câline, mon silence, ma tendresse
J'ai toujours le goût de tes lèvres sur les miennes
Mon cœur s'est noyé dans mes larmes avalées
Regarde la mort comme elle nous a déchirés.

Si nous avions pu vivre simplement notre vie
Cette vie, tendre amour que tu aimais me lire
Plutôt que de mourir à ce silence de nous
A cette terre perdue de chemins en déroute
Si nous avions pu vivre de rires et de joies
Cette vie pleine d'espoir au simple mot de toi
Plutôt que de pleurer ce silence de nous
Cette vie éphémère qui a brûlé ta route.


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