21 août 2005


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J'étais de celles
Présent qui passe
Lâche trop lâche
Grisés par la richesse
Une armée, un soldat
Entre corps et chair
Des ailes à ses rêves
On a tous le choix
Reste encore
Pour le meilleur
A ma mère
Je cours
Il dit
Victoire sur une ombre
Sombre histoire
Douleur de femme
Au pays des mirages
Le train
Un bout de vérité
Les chandelles blanches
Week-end en semaine
Vie n'est que comédie
Citadelle et remparts
J'oublierai la guerre


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Mystérieuse, je suis


Valérie GROSJEAN


Qui peut se vanter d'avoir percé tous les mystères de Valérie ?
Même ses plus intimes ne peuvent le faire.
Seul, l'auditeur de ses chansons ou le lecteur de ses textes,
pourra s'en faire une idée à peu près juste,
à condition de s'en imprégner suffisamment,
en écoutant et en lisant, encore et encore...

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J'étais de celles


J'ai trop vécu l'oubli
D'anciennes promesses dans le soir
Qui ont déchiré le livre
Des rêves d'une enfant sage
Et me voici fragile
A terre, les genoux sales.

J'étais de celles qui croyaient à l'amour
Au prince descendu des vallées
Pour étourdir le feu du jour
Parce qu'il disait m'aimer
Je lui ai donné tout de moi, tout
Juste avant de me réveiller.

Voilà qu'il devenait mes larmes
Ma souffrance, mes nuits froides
Il était le mensonge
Le sourire, la passion
Et dans cette nuit sans voix
Il avait su voler mon âme…mes larmes.

Qui croire pour m'aider à guérir
Quand l'amour n'a pas de moral
Je ne sais plus qui je suis
Mes yeux sont devenus si pâles
De lui couverts de cicatrices
Comment survivre à tout ça.

J'étais de celles qui croyaient à l'amour
Sous les reflets d'un ciel étoilé
Mais la vie a semé le doute
Pour mieux me transpercer
De son épée trop lourde
Où je me suis blessée.

Voilà qu'il devenait mes larmes
Ma souffrance, mes nuits froides
Il était le mensonge
Le sourire, la passion
Et dans cette nuit sans voix
Il avait su voler mon âme…mes larmes.


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Présent qui passe


Pour les nuits capricieuses
Où les étoiles s'en fichent
Des amants fabuleux
Qui courent sous la pluie
Sans autre testament
Que celui de survivre
A l'amour donné
En cadeau pour la vie
Sauront-ils le garder
Par-delà les collines
Quand il faudra partir
Qui sait, ne pas revenir.

Et le soir me glace
Lentement m'apprivoise
Dans ce présent qui passe
Juste à côté de moi
Pour ne pas que j'efface
Les souvenirs de toi
Ces images qui fracassent
L'iris de ma mémoire
En gravant ton visage.

Comment ne pas avoir peur
Quand s'éloignent les heures
D'un ancien bonheur
Ne laissant que le bruit
D'une souffrance qui danse
Tout autour de mes nuits
Comme un animal
Je guette les jours d'ici
Pour retrouver le rêve
Qui saura me faire vivre
De l'autre côté
De l'amour qui fini.

Je voudrais, puisque tout est brûlé
Echanger mon corps pour me retrouver
Comme tous ces amants qui brillent
Les yeux et le cœur amoureux
De succomber chaque nuit
A la flamme du feu
Des chandelles de vivre.


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LÂCHE TROP LÂCHE


Tu m'annonces ton départ
Lâche, lâche
D'un salut au-revoir
Sans même un regard
Lâche, lâche
Comme si c'était normal
Lâche, lâche.

Tu pars sans dire un mot
C'est trop, c'est trop
Merci qui sait à bientôt
Un sac sur le dos
C'est trop, c'est trop
Moi je t'avais dans la peau
C'est trop, c'est trop.

Pars puisque tu veux partir
Ne crois pas que je vais souffrir
Lâche déjà tu t'enfuis
N'essaye pas un soir de revenir
Parce que tu te serais trompé de vie
Lâche ce serait bien trop facile.

Avec ton air si innocent
Tu prends, tu prends
Ma réaction te surprend
Toi tu voudrais que je t'attende
Tu prends, tu prends
Et jamais tu demandes
Tu prends, tu prends.

Oui je t'avais dans les veines
C'est vrai, c'est vrai
Ce soir ce n'est plus la peine
Je sais à présent qui tu es
C'est vrai, c'est vrai
Tu ne vaux pas que je saigne
Lâche, tu prends, c'est trop, je te hais.

Pars puisque tu veux partir
Ne crois pas que je vais souffrir
Lâche déjà tu t'enfuis
N'essaye pas un soir de revenir
Parce que tu te serais trompé de vie
Lâche ce serait bien trop facile.

Tout au fond de moi
Petite voix si basse
Chante l'au revoir
Lâche, lâche-moi.


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Grisés par la richesse


Grisés par l'ambiance de la nuit
Ils passent du rire à la mélancolie
Après les strass de la vie
Seuls, ils se retrouvent fragiles
Dans l'obscure qui les dévoile
Les prenant dans ses bras
Pour unique compagnie
Je les devine si triste
Des lumières qui les habillent
De faux jours d'éclipse.

De l'argent, une grande maison
Sans jamais se poser de question
C'est ce qu'ils croyaient de mieux
Mais l'ennui a pris feu
Quand tout n'est que chimères
De semblants, de poussière
Qui les jettent à terre.

Grisés par l'ambiance de la vie
Je les sais au bout du voyage
Vulnérables dans cette comédie
Pouvoir ne leur ressemble pas
Ce n'était plus un conte magique
Tout s'était transformé en pluie
Et l'iris indigo de l'âme
N'avait plus aucune envie
Que de changer le destin
Qu'ils tenaient dans leurs mains.

C'est dans le brouillard d'une nuit froide
Qu'ils ont glissé dans le soir
Sans un mot, sans une lettre écrite
Il n'y avait plus rien à dire
L'argent les avait fait mourir.


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UNE ARMÉE, UN SOLDAT


Les roses sont réservées au cœur
Leurs parfums, leurs senteurs
Viennent s'épuiser d'ailleurs
Pour survivre aux heures
Qui te rendront bonheur.

Les roses que je t'apporte
Sont belles, dans leur force
C'est du rêve et de l'or
Qui s'effeuillent sur ton corps
Quand tes yeux disent encore.

Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que tu sauras m'aimer
Je serai près de toi
Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que je saurai t'aimer
Tu seras près de moi.

Moi, qui t'aime plus que tout
C'est sur toi, que s'échouent
Sentiments les plus fous
Qui envahissent partout
Parfum d'une rose rouge.

Que je t'offre pour la vie
Toi, si beau paradis
L'éternité est en sursis
Car nous ne sommes pas d'ici
Nous sommes les amants de la nuit.

Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que tu sauras m'aimer
Je serai près de toi
Ton cœur est une armée
Et je suis ton soldat
Tant que je saurai t'aimer
Tu seras près de moi.


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Entre corps et chair


Juste quelques heures
Pour que le jour
Apparaisse
Face à moi
Sans un bruit
Pour le rêve.

Quand enfin la lumière
Suivant le destin
Arpente
Sa destinée qui soulève
Troublant
Ce manteau de sommeil
Lentement
Déshabillant le temps
Que je m'éveille
Vivante.

Entre corps et chair
La vie se lève
Que je respire
Une bouffée d'air.

Entre corps et secret
Pour toucher la terre
J'effeuille les peurs
Des secondes de nuit
De quelques prières
Pour survivre à l'amour
Qui maintient
L'espoir sur le dos
Sans cri
Pour me perdre.

Je suis tombé de haut
Me brisant de morceaux.

J'ai continué à sourire
De froid
Pour mieux me sortir
Du noir
Regroupant mes forces
Pour vivre
Un instant encore.

Entre corps et secret
Pour toucher le ciel
J'effeuille les heures
Des secondes de vie
De quelques prières
Au bord de ma bouche
Au refrain
Du mystère des mots
Qui soupire
Que tout cesse.


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Des ailes à ses rêves


Ça fait vingt ans qu'elle l'attend
Ça fait vingt ans qu'elle le prie
Celui qui brûlera son sang
Pour lui bâtir un empire
Qui portera l'enfant.

Ça fait des années d'avant
Ça fait des années qu'elle vit
Celui qui consumera le temps
Pour lui construire une église
Qui transportera le vent.

Elle met des ailes à ses rêves
Pour murmurer au soleil
Que l'amour la transperce
D'une caresse qui bouleverse
La symphonie qui crève
La certitude de paraître
Des ailes à ses rêves.

Ça fait vingt ans qu'elle patiente
Dans ces justes vingt ans dorés
Celui qui changera sûrement
L'horizon qu'elle s'est inventée
Le regard au firmament.

Ça fait des années qu'elle pense
A celui qui viendra lui sourire
Pour grandir ses plumes d'enfant
Qu'elle a protégés dans les nuits
Pour se donner à l'amant.

Elle met des ailes à ses rêves
Pour murmurer au soleil
Que l'amour la transperce
D'une caresse qui bouleverse
La symphonie qui crève
La certitude de paraître
Des ailes à ses rêves.


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On a tous le choix


La vie des autres qu'on jalouse
D'éclats de haine
Priant pour que l'enfer
Leurs brûle les veines
A chacun son tour
De ne plus toucher ciel
Brisé par la colère
Que l'on porte en soi
D'avoir échoué sa vie
De l'autre côté du pôle
Où le froid se devine
D'un brouillard de glace
Pourquoi eux et pas moi
Sur les plages de sable.

Où sont les portes de secours
Pour les billets sans retour
La vie est une roue
Chacun de nous la tourne
En mettant des ailes à nos rêves
C'est ouvrir un nouveau jour
Pour tout recommencer
Sans croiser le fer
D'une guerre d'ignorance
On peut tous le faire
Vouloir, c'est y croire
Remettre l'endroit de l'envers
Sans que personne ne saigne.

On a tous une destinée en nous
Qui attend qu'on la trouve
Et celui qui restera sourd
A vouloir se battre à genoux
En vers et contre tout
Ne vivra jamais debout
Car on a tous le choix en nous.


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Tant de soirs




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Pour le meilleur


Un sourire, une larme
Un regard sur moi
Une image qui passe
D'un passé qui s'étale
Qui ne veut pas mourir
Quelque fois qui fait mal
En sursis.

Un sourire dans l'eau
Au sillage presque étrange
Qui ne dit pas un mot
Du présent de l'absence
De ce qui survit
Au-delà des souffrances
Sur la vie.

Elle a le corps d'une femme
Le sourire d'une enfant
Ses ailes sont encore transparentes
Et si lourdes pourtant
Dans le soir qu'elle arpente
Pour trouver l'élégant
Qu'elle a rêvé souvent
Dans sa vie.

Au-delà de la solitude
Elle s'invente le rêve
Le cœur et les yeux perdus
Pour oublier sa misère
Elle s'étourdit de vivre
Le semblant d'un amant
Effrontément troublant
Pour elle qui danse.

Elle a le corps d'une femme
Et le sourire d'une étoile
Elle s'imagine aller plus loin que là-bas
Se dessiner un monde fait de rires
Où les méchants seront trop petits
Sur sa vie, dans sa vie
Où la réalité se devine
A l'intérieur d'un livre.


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À MA MÈRE


Il m'arrive très souvent
De reculer jusqu'à mon enfance
Pour y retrouver les instants
De jeux, aux odeurs de lavande.

Et je pense aussitôt à ma mère
Avec son teint de porcelaine
Et les yeux remplis de rêves... Ma mère.

Elle qui savait si bien
Me raconter les refrains
Des reines et des princes
Où chacun avait son destin.

Et je pense aussitôt à ma mère
Toujours le sourire aux lèvres
Comme pour faire entrer la lumière... Ma mère.

J'aime l'odeur du chocolat
Dans le bol à initial
Qu'elle avait peint pour moi
Aux couleurs de mes yeux noirs.

Et je pense aussitôt à ma mère
Pour moi, elle était le mystère
La douceur mêlée à la sagesse... Ma mère.

Mais maman est partie
Vers un autre pays
Qu'on appelle paradis
C'est dans son souvenir que je vis.

Et je pense aussitôt à ma mère
Avec son teint de porcelaine
Toujours le sourire aux lèvres
Et les yeux remplis de rêves
J'espère que là-haut où elle est
Elle peut encore sourire fidèle
A tout ce qu'elle a été, sagesse
Et qu'elle vive dans cette lumière
En attendant, que je lui revienne... Ma mère.


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Je cours


Comment lui dire que je l'aime
Sans craindre de le perdre
Lui, mon ami d'enfance
Qui m'a bercée tendrement
D'une amitié entière.

A pas de velours, je l'observe
Sans lui avouer le secret
Qui s'éparpille dans mon sang
A flots d'amour éperdument
Par je ne sais quel mystère.

Et je cours à perdre haleine
Sous la chaleur d'un désert
Quand il n'y a plus que des prières
Pour le faire rentrer dans mes rêves
Je cours, je cours et encore
Le souffle coupé dans l'effort.

L'amour en moi que je n'ai pas cherché
Grandit les marches de l'aimé
Sous les pavés du temps
Que nous avons gravis ensembles
A coups de rires d'adolescents ébouriffés.

Tout me perd d'interdites vérités
Quand Cupidon, d'une flèche passionné
A lancé l'air de l'enchantement
Dites-moi à quand la délivrance
S'il ne devait jamais m'aimer.

Et je cours à perdre haleine
Sous la chaleur d'un désert
Quand il n'y a plus que des prières
Pour le faire rentrer dans mes rêves
Je cours, je cours et encore
Le souffle coupé dans l'effort.


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Il dit


Que fait-il ?
Que pense-t-il ?
Aujourd'hui
Là-bas sans moi.

Qui voit-il ?
Qui aime-t-il ?
Dans la nuit
Trop loin de moi.

Il dit que nous deux, c'est fini
Qu'on n'avait plus rien à se dire
Mais qu'on restera des amis
Si tu le veux, c'est possible
Il dit les mots que je déteste
Sans comprendre que je l'aime
Que j'ai mal, que j'en crève
A l'ombre de ses fenêtres.

Que j'ai mal !
Que j'ai froid !
Dans le soir
Ici, sans lui.

Qui voyage
Dans ses draps
Le naufrage
Si près de lui ?

Il dit que c'est mieux ainsi
Qu'il n'y avait rien pour nous retenir
Juste au-revoir et merci
Surtout, prends soin de ta vie
Il dit que rien n'est pareil
Et que l'amour nous entraîne
Sur d'autres rêves qui s'éveillent
Et moi je l'aime en secret.

C'es la vie
Qui décide
De poursuivre
Sa voie.

Je souris
Et je glisse
Sans bruit
Dans le soir.

C'est normal
D'avoir mal
Quand mes larmes
Tombent pour lui.

Ce n'est pas grave
Ça passera
Plus tard
Vers l'oubli.


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Victoire sur une ombre


J'ai rangé le passé
Dans sa prison
Les souvenirs blessés
Dans un tiroir
Pour enfermer le prénom
Qui m'a déchiré.

Victoire sur une ombre.

Et j'ai jeté la clé
Dans un buisson
Des rêves délivrés
D'avoir eu mal
De bousculer les songes
A peine réveillés.

Victoire sur une ombre.

Puis j'ai fermé les yeux
L'heure était de vivre
Ainsi j'ai mis le feu
Pour que tout cicatrise.
Victoire sur une ombre.

Au piège de ses caresses
Des blessures profondes
J'ai semé les promesses
Qui n'étaient que tricheuses
Couvertes de mensonges
D'une étrange tendresse.

Victoire sur une ombre.

Pour étouffer les regrets
Bouquets d'épines et de ronces
J'ai lavé les hivers
Cachés au fond de mes yeux
Pour retrouver la raison
Faire de ma vie un soleil.

Victoire sur une ombre.

Pour inventer le merveilleux
Parce que l'heure était de vivre
J'ai mis ce qu'il y avait de mieux
Pour m'allier à la vie
Ça y est, je suis sur l'autre rive.

Victoire sur une ombre.


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Sombre histoire


Autour de moi, tout est sombre
Le noir frissonne sur une ombre
Et ma vie déraisonne
N'y a-t-il donc personne
Pour dire que j'existe.

Hier a l'odeur d'une prison
Quand le présent succombe
Sous le poids du chagrin
Brisé sur le chemin
Aux portes de Venise.

Comme un soleil d'hiver
Qui veut toucher le ciel
De peur qu'un orage
Déchire tous les nuages
Pour étouffer la vie.

Comme une nuit trop blanche
Sous l'errance du silence
A la recherche de l'autre
Qui a fait une pause
A l'heure de minuit.

Qui peut murmurer mon prénom
Au clair d'une passion
Que l'espoir fredonne
Un instant qui se donne
Juste pour guérir.

Je sais que la terre est ronde
Et qu'il existe d'autres saisons
Pour ne pas croire au destin
Au hasard d'une main
Sans gondole qui chavire.

Comme un soleil d'hiver
Qui supporte la grêle
Du temps qui se masque
Je survivrai à la glace
Des caprices de la pluie.

Comme une nuit trop blanche
De l'absence de l'amant
Pour effleurer ma peau
Du souffle de l'aube
Je l'attendrai captive
En attendant qu'il m'arrive
Qu'il m'arrive.


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Douleur de femme


Dans la douleur des femmes de courage
Au seuil de déchirer leur corps
Dans un dernier effort de l'âme
Pour l'enfant, nouveau-né.

Blessure qui ne saigne jamais
Dans le cœur soulagé de la mère.

J'entends les larmes délaissées
J'écoute la vie se marquer
D'un seul cri pour trouver
L'air qu'il lui faut respirer.

Dans la douleur des femmes tombées
Au pied d'un ciel d'éternité
Dans la mémoire de ce monde
Du triomphe des eaux de l'enfant.

Blessure qui ne saigne jamais
Dans le cœur soulagé de la mère.

J'entends la mère le protéger
Je vois ses yeux le dévoiler
A chaque instant, le rassurer
D'une gestuelle, l'effleurer.

Dans la douleur des femmes bouleversées
Après l'effort d'avoir donné
La vie sans être brisées
Du duel d'amour apprivoisé
Pour toucher du cœur l'extrême
Soulagement d'avoir gagné.

La vérité
D'aimer.

Blessure qui ne saigne jamais
Dans le cœur soulagé de la mère.
Blessure qui ne saigne jamais
Dans le cœur soulagé de la mère.
Blessure qui ne saigne jamais
Dans le cœur soulagé de la mère.


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Au pays des mirages


J'ai vu le sang de mes veines
Se mélanger à mes larmes
Et chaque parcelle de ma peau
N'était plus que de l'eau
Solitude et regrets
D'un passé de toi
En traversant ma mémoire
Les souvenirs ont brisé le verre
Qui protégeait mon visage
Face à l'aube
Des vallées de sanglots
Pour me perdre
Sur tes pas
Au pays des mirages
Où la terre
Est un présent de rien
Comme un bateau
Sans sirène ni refrain
D'un parcours
Sans destin
Pour traverser le soir
Sans aucun écho
D'une eau d'émeraude
D'aquarelle et d'oiseaux
Et l'horizon indomptable
Couché sur le dos
M'appelle et me regarde
D'éternels lendemains
Bien trop loin
De ce que j'aimais
Tout au travers de toi
Comment faire une pause
A l'ombre de mes maux
Quand ton corps est lumière
Des chandelles de l'histoire
Qu'est-ce qu'il me reste à moi
Dans le sortilège
D'être à toi.


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Le train


Mon amour ce soir, toi et moi,
Nous avons rendu les armes.
Grande défaite, dans ce combat,
L'amertume invisible de nos larmes
Se perd dans ce hall de gare.

Nous n'avons pas su lutter,
Le destin nous a frappés
Et nous voici le cœur brisé.
S'égraineront combien d'autres regrets
Avant de pouvoir tout balayer ?

Le train s'avance lentement...
Tu vois, il vient me reprendre.
Notre amour s'éloigne du présent,
Aurons-nous la force d'apprendre
De ne plus jamais faire confiance
A ceux qui, pour couronnement,
Profite de cette séparation émouvante ?
Je pars maintenant, le train maintenant.

Gardons, en nous, les souvenirs
De notre amour, beau dans la nuit.
La seule image, qui mérite
D'être effacée et qu'on piétine,
Est celle qui nous a détruit.

Nous n'avons pas su être rebelles,
Rebelles pour sauver tous nos rêves.
Je laisse le destin redéfaire
Ce qu'il avait bâti hier,
Soyons heureux pour ne pas tout perdre.

Le train s'avance lentement...
Tu vois, il vient me reprendre.
Notre amour s'éloigne du présent
Aurons-nous la force d'apprendre
De ne plus jamais faire confiance
A ceux qui le couronnement
Profite de cette séparation émouvante ?
Je pars maintenant, le train maintenant.


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Un bout de vérité


J'entends les faux sourires
Je vois les nuits sans masque
J'écoute avec ennui
Les heures qui se prélassent
Je sais le goût de l'ombre
Et celle de la lumière
Au milieu des mensonges
La vérité sommeille
Qui a dit que survivre
Etait le plus beau des rêves
Et qu'il fallait des ailes de vivre
Pour ne surtout pas mourir
Des cendres d'autres ciels
Qui nous voulaient mortels.

J'entends des rires d'accords
Je vois le jour qui glisse
Pour renaître plus fort
Des rayons de la vie
Je sais les mots sans voix
Qui n'ont pas pris leur tour
Au milieu du vacarme
Qu'ont provoqué les loups
La vérité d'ici
Est partout la même.

Rien ne sert de courir
Sur cette pauvre terre
Bien trop tôt d'arriver
Au temps qui s'effeuille
De nous retrouver
Encore un peu plus seul
Au seuil de l'âme
Où nous attend la mort
C'est l'envers et l'endroit
Chacun a son rôle
C'était écrit sur le fil
De l'innocence des êtres
Mais personne n'a su lire
Les étoiles du ciel
A chacun sa guerre
Moi, j'ai trouvé la paix.


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LES CHANDELLES BLANCHES


Je me sens si seule
L'océan est en pleur
L'horizon m'appartient
Et toi tu es si loin
De tous mes lendemains.

Et mon amie, la vie
Ce soir m'a fait vieillir
D'une ride, d'une larme
Qui ne parle que de toi
Quand silence nous sépare.

Seules les chandelles blanches
Petite délivrance
D'un sourire qui attend
Les moissons d'océans
Comme dans la légende
Des surfeurs d'argent
Seules les chandelles blanches
Sous la flamme de mes sentiments
Comme moi attendent
Le retour de l'amant
Dans mes nuits denses.

Sous la douceur du sable
S'évanouissent mes larmes
La lande, seul témoin
Au creux de mon chagrin
Vient me tenir la main.

Et mon amie la nuit
Ce soir me fait rougir
D'une pensée de nous
Qui ne parle que de vous
Perdu pour toujours.

Sous les chandelles blanches
C'est à nous que je pense
Petite délivrance
Pour mon cœur qui attend
Le retour de l'amant
Si blanc de transparence
Sous des chandelles blanches
Près des vagues doucement
Effleurant ma peau lentement
De son amour qui danse
Pour des moissons grandes.


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Week-end en semaine


Je passe des week-ends seule
Des semaines à t'attendre
Des jours à pleurer mon cœur
Des nuits à écouter le silence.

Je sais que tu as ta femme
Tes enfants, ton boulot
Que vos nuits sont de marbre
Mais moi, je t'ai dans la peau.

Pleurer, tu n'en vaux pas la peine
Pourtant dans mon cœur, il grêle
Des bulles de " je t'aime "
D'un vide de tes caresses
Tu joues " la dame aux camélias "
Je n'ai que quelques heures de toi
D'ici, delà, un parfum de nuages
Laissé derrière ton passage.

Je donne ma vie à tes heures
Toi, tu voles mes printemps
Moi, j'ai plus le cœur en fleur
Je veux que quelqu'un m'attende.

J'abandonne le rôle d'être sage
Ma vie, je la veux de rose
Je te laisse retrouver la dame
Qui porte au doigt un anneau d'or.

Pleurer, tu n'en vaux pas la peine
Pourtant dans mon cœur, il grêle
Des bulles de " je t'aime "
D'un vide de tes caresses
Tu joues " la dame aux camélias "
Je n'ai que quelques heures de toi
D'ici, delà, un parfum de nuages
Laissé derrière ton passage.

Au profond de la nuit étoilée
Je ne regrette pas de t'avoir aimé.


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Vie n'est que comédie


C'est une douleur amère
Qui me prend, qui me possède
Qui m'envahit, qui me détruit
Pour faire survivre les souvenirs
Avant le tout dernier rappel.

C'est une guerre contre l'heure
Quand souffrance se veut pleur
L'histoire perd la valeur du temps,
Le cœur submergé de sentiments
Hurle l'absence d'un cri d'horreur.

La vie n'est qu'une comédie
Qui joue, entre jour et nuit,
Une farce imbécile et stupide,
Que seule la mort pourra détruire.
La vie n'est qu'une comédie,
Un rôle entre l'amour et les jours qui survivent,
A la douleur de l'autre enfui
Dans des nuits sombres sans église.

Rien ne vaut d'être vécu
Avoir connu, c'est déjà perdu
Vivre pour survivre aux larmes
Je dis qu'il faut être malade
L'amour je le sais, jamais ne dure, il tue.

Lentement, mais d'un pas franc
Ne laissant plus que les tourments
Au creux d'un cœur qui saigne
D'avoir trop dit " je t'aime "
Avant d'être abîmé par le temps.

La vie n'est qu'une comédie
Qui joue, entre jour et nuit,
Une farce imbécile et stupide,
Que seule la mort pourra détruire.
La vie n'est qu'une comédie,
Un rôle entre l'amour et les jours qui survivent
A la douleur de l'autre enfui
Dans des nuits sombres sans église.


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Citadelle et remparts


Refaire le chemin à l'envers,
Je me demande pourquoi faire ?
Faire naître d'autres misères
Ou revivre d'autres guerres ?
Je ne crois plus à tes promesses !

Tu voudrais tout recommencer
Une nouvelle chance se donner
D'amour et tout réinventer
Effacer le passé blessé
Mon joli cœur, j'ai trop pleuré !

Je sais qu'il est déjà trop tard
A quoi bon reprendre des départs
Quand tu es toujours en retard
Ma vie est une citadelle de cristal
Entourée de milliers de remparts
Une citadelle entourée de remparts... De remparts.

Les mots ne veulent plus rien dire
J'ai fermé les yeux pour m'enfuir
J'ai tellement cru en ton sourire
Mais tu ne savais que mentir
Tu n'as jamais cessé de courir.

Loin de toi, j'irai cueillir le bonheur
Tu aimes bien trop les jolies fleurs
Don Juan, tu resteras à tes heures
Tu ne vaux plus la peine que je pleure
J'ai donné et je m'époumone.

Je sais qu'il est déjà trop tard
A quoi bon reprendre des départs
Quand tu es toujours en retard
Ma vie est une citadelle de cristal
Entourée de milliers de remparts
Une citadelle, entourée de remparts... De remparts.


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J'oublierai la guerre


A la recherche du soleil
Poussé par le vent de mes rêves
Trouver ailleurs la liberté
D'un passé enchaîné
Pour tout réinventer.

Que lumière efface mes larmes
Et que mes yeux voyagent
A tout ce qu'il me reste
Je saurai sourire à l'ivresse
D'une autre étincelle.

Et j'oublierai la guerre
La haine et la colère
Dans mon cœur qui saigne
J'effacerai le passé de mes veines
Poussé par l'envie de renaître
Oublier à jamais la guerre
Qui avait étouffé la paix.

A la recherche d'une autre vie
Mon regard ne sera plus triste
J'existerai parmi les heures
La nature est si belle en couleur
C'est un cadeau sans fureur.

Vivant face au temps
En oubliant le silence
Devenir la nuit et le jour
La douceur d'un seul amour
Si jamais, si jamais elle me touche.

Et j'oublierai la guerre
La haine et la colère
Dans mon cœur qui saigne
J'effacerai le passé de mes veines
Poussé par l'envie de renaître
Oublier à tout jamais la guerre
Qui avait étouffé la paix.


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