21 août 2005             Pour avoir un texte sans fond.



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Briser le secret
Une escale
Essayer encore
Croisade du soir
Que me reste-t-il ?
Voyage du soir
Émotion
La clé de l'âme
Amour, passion
Les marques du passé
Il est déjà trop tard
Clown triste
Revivre en arrière
Je n'ai pas la force
La vie sublime
Uune seconde âme
L'image de lui
Dites-moi où le trouver ?
Quelqu'un d'autre
Me laisse pas là
J'en ai vu souvent
Comme un animal perdu
L'inachevé
Si tout n'était rien
Parfum d'automne
À l'horizon du rêve


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UNE ESCALE




Valérie GROSJEAN





Valérie est en escale, dans la froide ville de Troyes.
Elle rêve de soleil, de plages blanches, de cocotiers
et, surtout, d'amour !
Mais, avant de réaliser ce rêve, il lui faut réussir
dans ce monde impitoyable de la chanson française.
Gageons qu'elle en a les moyens
Et que son rêve deviendra vite une réalité !

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BRISER LE SECRET


Je voudrais lever le secret
Qui a planté nos vies
A l'aube des lumières
D'un amour interdit.

Je voudrais coucher la guerre
Arracher les barreaux
Qui nous encerclent
Des bourreaux.

Briser les chaînes
Qui nous retiennent
Briser les haines
Qui nous harcèlent.

Que tout nous soit égal
De toi et de moi
Sans aucune frontière.

Je voudrais lever les regrets
Des silences éternels
D'une seconde, d'un siècle
Pour nous libérer
Des vendanges de mensonges
Au long métrage
Sur notre passion
A différences d'âges.

Briser les chaînes
Qui nous retiennent
Briser les haines
Qui nous harcèlent.

Que tout nous soit égal
De toi et de moi
Sans aucune barrière.

L'intégral de nos veines
Réclame l'amour sans loi
De vingt ans qui séparent
Ta naissance à ma vie
Qu'on nous laisse nos rêves
De s'aimer dans le soir
Puisqu'elle est là, l'histoire
Charnelle d'infinis.

Briser les chaînes
Qui nous retiennent
Briser les haines
Qui nous harcèlent.


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UNE ESCALE


Puisque tu sais les rêves perdus
A jamais, portés disparus
Quand elle a tout déchiré
Sur un fond marine en Méditerranée
Puisque le duel de ton âme
A écrit l'ombre de tes larmes
Ici et là, un peu partout
Pour l'influence d'un autre cœur.

L'heure est de faire une escale
Pour laisser la souffrance
S'allonger sur le sable
D'un océan délivrance.

C'est le sauvetage de l'impossible
D'une guerre lasse pour t'endormir
T'as besoin d'un nouveau soleil
Pour réchauffer la rivière de tes veines
Endort-toi de cette croisade
Les loups sont derrière le miroir
Pour te laisser aux lois du temps
Faire d'un passé, un présent.

L'heure est de faire une escale
Pour laisser la souffrance
S'allonger sur le sable
D'un océan émouvant.

Puisque tu sais les rêves déchus
En proie à la solitude
Quand elle s'est retirée
D'une soif de priorité
Puisque le cœur est à l'orage
Des sentiments d'un court métrage
Laisse la louve aux vautours
Demain est un autre jour.

L'heure est de faire une escale
Pour laisser la souffrance
S'allonger sur le sable
D'un sentiment délivrance… Emouvant.


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ESSAYER ENCORE


Un rendez-vous au bout du fil
Comme une porte de secours
Sauvetage de l'impossible
D'influence d'amour
Quand on a peur d'y croire
On y va sans tatouage
Nu jusque dans le regard
Que l'autre nous habille
Le cœur et l'esprit
D'une vérité divine
Heureux enfin de vivre.

Essayer encore et encore
De se dire que l'amour
Deviendra le plus fort
Au bout de chaque jour
Sans couloir de la mort
Pour nous mettre à genoux.

Un regard qui me parle
Une voix sans blessure
Qui ouvrent mes entrailles
Pour tuer la solitude
Et ce masque de cire
Qui me faisait si mal
Sombre vers l'oubli
Pour rallumer mon âme.

Un rendez-vous insolite
Dans la peur qui me touche
A l'envie de guérir
La douleur qui est sourde
D'un passé qui s'étale
Face à moi un visage
Que je ne connais pas
Et qui pourtant me sourit
D'une envie de survivre
C'est l'amour qui supplie
De m'ouvrir la nuit.

Essayer encore et encore
De se dire que l'amour
Deviendra le plus fort
Au bout de chaque jour
Sans couloir de la mort
Pour nous mettre à genoux.


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CROISADE DU SOIR


Pour toi
J'arracherai les interdits
Pour planter les désirs
De toi, de moi
Dans l'absolu
A longueur de ce qu'il y'a de mieux
Pour nous deux
L'amour en otage.

Prisonnière dans mes bras
Sous les draps
Vaincre le naufrage
Pour toucher les récifs d'émeraude
Que dessinent les étoiles.

A la croisade du soir
Au programme des astres
Nous deviendrons cette guerre secrète
D'égal à charnel.

Tu seras ma raison de sourire
L'insaisissable d'y croire
Pour survivre
A l'incontournable froid des jours
D'hiver de glace
Que le temps réclame
Chaque fois
Que l'automne sous le vent
A le regard errant
A fleur de peau
De perdre ses couleurs
Sous un ciel trop haut
Qui ne voit pas ses larmes.

A la croisade du soir
Au programme des astres
Nous deviendrons cette bataille d'ivresse
D'égal à charnel.
A la croisade d'y croire
Au programme de te voir
Nous deviendrons la fièvre
D'une guerre secrète.


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QUE ME RESTE-T-IL ?


Et les heures qui défilent
Faisant mourir les jours
Du temps qui s'en fiche
Romanesque par-dessus tout
Quand le soir déshabille
Le naufrage de vous
Fantôme de mes nuits.

A moi, qu'est ce qu'il me reste
Dans la spirale
Des rêves qui se déchaînent
D'une horde sauvage
Pour me laisser à terre
Dans vos bras
Que je me relève
D'être lasse.

J'ai la fureur de vivre
De sublimes tabous
Dans le corps et l'esprit
Des frontières de nous
Que j'imagine libres
D'une escale de vous
Pour me tenir en vie
D'un impossible amour.

J'ai le goût de l'extrême
Dans l'engrenage
Des rêves qui m'enchaînent
Dans ma mémoire.

Toutes ces heures sans sommeil
Pleines d'audace
Quand vous êtes mon secret
Sans le savoir
J'ai l'envie de vos lèvres
Ur mon âme
Oh, combien je vous aime
Sans vous voir.

Et le temps qui s'étire
Me laisse à genoux
De ne pouvoir vous dire
Les sentiments que j'éprouve
Vous, qui m'avez séduite
Pour me frapper d'amour
Sans un mot, un sourire
Venez à mon secours.


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VOYAGE DU SOIR


L'histoire sans corps
Remonte les eaux
Sous l'effort
D'épreuves sur le dos.

Voyage
Au milieu du soir
Pour trouver l'azur
D'un horizon de mots.

Je connais l'invisible
Des regrets et des fautes
Et bien d'autres choses
Qui en moi se déchaînent
Sans jamais une pause
De rêves
Au bruit sourd de l'écho
Qui résonne le moins beau
Jusqu'au lever de l'aube
D'émouvantes querelles
D'une guerre secrète.

C'est de l'eau
Qui explose
En fardeau
Sur mes épaules.

Voyage
Au milieu du soir
Pour trouver l'azur
D'un soleil qui réchauffe.

Je connais les lumières
Qui m'ont fait défaut
L'amour n'était pas
Priorité du temps
Il a fait une pause
Pour me laisser sans voix
Et j'apprends du présent
La bataille d'y survivre.

Voyage
Au milieu du soir
Pour trouver l'azur
D'un horizon de mots qui réchauffent.


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ÉMOTION


L'émotion du silence
A longueur de temps
Se mélange de grains
Au cœur de la tourmente
Marqué par l'urgence
Du jour qui s'éteint
D'intégrale printemps
A l'âge d'influence
Où tout est reconnu
De fausses certitudes.

Vendanges de feu dans le cœur
Palette de couleurs
Juste quelques heures
Où vagabonde douceur
Avant d'incontournables pleurs.

L'émotion de l'absence
Bataille hallucinante
D'horizon sans lueur
Que jeunesse surprend
Dans l'instant de comprendre
Que l'amour est chef d'œuvre
Douloureux combat
D'indiscrétion du mal
Qui s'installe parfois
Pour vous mettre en cage.

Vendanges de feu dans le cœur
Palette de couleurs
Juste quelques heures
Où vagabonde douceur
Avant d'incontournables pleurs.

Le temps est une avance
De percutions étranges
Celui qui saura aimer
Dira qu'une étoile est née
Vous aviez des masques
Pour tromper la spiral
Des faiseurs d'images
Mais la vie est un art.

Le passé est saccadé
Le présent oppressant
Mais le futur murmure déjà
L'enchantement des rois.


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LA CLÉ DE L'ÂME


Aucune histoire d'amour
N'a évité l'urgence
Quel que soit la mémoire
Y'a toujours une note
Un carillon qui sonne
D'une seconde de halte.

L'amour est trésor de la terre
Une présence charnelle
Méfies-toi des images
Qu'on te balance le soir
Sur TV on y croit
La vie, c'est pas ça.

Ce n'est pas normal
D'avoir mal
T'en vas pas comme ça
Même si tout s'endort
Des rêves que t'as fait
Y'a encore la riposte
D'y croire…

Il y aura toujours des récifs
Pour tourmenter la vie
Tu verras, tu t'y feras
Et l'introuvable amour
Attend que tu le trouves
Il existe partout
L'espoir.

Ne mets pas la vie sur pause
Il y aura toujours autre chose
Pour te remonter du passé
Sans adieu au poète
Crois-moi.

Ce n'est pas normal
D'avoir mal
T'en vas pas comme ça
Même si tout s'endort
Des rêves que t'as fait
Y'a encore la riposte
D'y croire…

La vie est une course
Un défi chaque jour
Elle est la clé de l'âme
Avant celle de l'histoire.


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AMOUR, PASSION


Je brûlerai tes nuits
Pour mieux te bercer
Avec diligence
De t'aimer
Perdu dans l'urgence
De te retrouver.

Et j'éparpillerai tes nuits
Pour mieux te séduire
Comprendre, t'apprivoiser
D'un ambitieux de nous
Talent de vivre.

Je deviendrai cette lueur
Fugitive du regard
Autant que de valeurs
Qu'elle aura pour moi
Dans tes bras.

Je rallumerai tes nuits
Si tout devait s'endormir
D'un profond sommeil
Pour mourir
Je ferai la lumière
Pour que tout nous revienne.

Mélodie d'amour
Se déchaîne à tes pieds
Garde-moi captif
Des sentiments profonds
Qui m'aspirent.

Te voici, ma mémoire
A l'intérieur de moi
Mon histoire, mon emblème
Ma richesse d'être à toi
Trop tard.

Je survivrai à tes nuits
Délicat, sans faiblir
Des soirs
A te frôler
Des passions qui désarment
De t'aimer.


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LES MARQUES DU PASSÉ


Les marques du passé
Étourdi de se souvenir
De la fatalité
Qui se joue de critique.

Quand l'odeur de la nuit
Se brise sur ma peau
J'ai le parfum de fuir
Le goût de tes fardeaux.

Le prix d'un cœur blessé
De coulisses en rumeurs
M'a désarmée
Dans ce court métrage
Où tu m'as enfermée
M'a rendu sale
De t'aimer.

Ton âme a des turbulences
Quelque chose de poison
Dans l'histoire que t'as inventée
T'es le roi des menteurs.

Le prix d'un cœur blessé
Dans la tourmente des heures
M'a déchirée
Toi le faiseur d'images
Tu m'as sacrifiée
Dans ton engrenage
De paumé.

C'est moi, celle qui a quitté
Bien sûr que tu as menti
Pour mieux rire masquer
La vérité d'ici.

A quoi bon tout salir
De mépris et de mots
Nous deux, c'était fini
Pauvre petit matcho
T'es vraiment qu'un zéro.


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IL EST DÉJÀ TROP TARD


Puisque le temps nous est compté
Et qu'il se fait meurtrier
Réduit au silence des mots
Anonymes et pourtant tous égaux
Puisque le soleil est de glace
Et que le train quitte la gare
J'écrirai les phrases de l'amour
Que t'as semées un peu partout.

Je sais qu'il est déjà trop tard
Et si tôt les douleurs
Je sais ce qu'ils font mal
Les chagrins du cœur.

Je ne connais pas l'avenir
Ni le goût de ces autres nuits
Mais je sais la solitude
Dans ce corps où je suis perdu
Mémoire a le toucher délicat
Quand tout me parle de toi
C'est le futur qui a peur
Noyé au milieu des heures.

Je sais qu'il est déjà trop tard
Et si loin le bonheur
Je sais ce qu'est le combat
Au champs des douleurs.

Puisque le temps nous est compté
Et qu'il te faut t'en aller
Avant le cristal de l'aube
Pendant que la nuit se repose.

Puisque l'amour n'a plus de place
Pour moi dans tes bagages
J'écrirai les mots de ta bouche
Que j'aurai murmuré sans doute.

Je sais qu'il est déjà trop tard
Et si tôt la douleur
Je sais ce qui me fera mal
Aux souvenirs du cœur.


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CLOWN TRISTE


Tous et toutes, ils me regardent tous
Je vois leurs yeux, leurs rires
Sur leurs visages
A moi, ils ne me donnent pas d'âge
Pour eux, je suis le clown heureux
Mais ils ne savent pas lire dans mes yeux
Oh, s'ils voyaient, ce serait douloureux.

Ma souffrance immensément lourde
Déchirée par trop de racines
Sur mon âme
Pour que personne ne la voit
Cachée au fond, c'est affreux
De mon regard frileux
Oh, s'ils voyaient, ce ne serait que du feu.

C'est une révolte qui m'enflamme
Et que des larmes retiennent
Pour m'empêcher de brûler
Volcan de lave peu couvé
Le clown sait cacher son cœur
Au milieu de leurs bonheurs
Pour ne pas voir le malheur.

Si demain je devais croire
Ces autres rires qu'on soulève
Que quelqu'un vienne arracher
Les blessures qui sont plantées
Pour me laver des douleurs
Qui se creusent dans les heures
Laissant grandir la peur.

Si l'un d'eux pouvait me lire
Quelques secondes d'ici
Peut-être fermerait-il le livre
Qui m'a gardé captif
Dans ces lignes.


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REVIVRE EN ARRIÈRE


Qu'elle est lourde l'absence
A l'ombre des silences
Quand mon regard s'expose
Au reflet de l'eau
Où nous étions avant
Les amants du printemps.

C'est si près et si loin
Pourtant, je me souviens
Des caresses, des mots
Murmurés sur ma peau
Au soleil de tes mains
Quand nous ne faisions qu'un.

J'aimerais revenir en arrière
Revivre ce qui est aujourd'hui
Le goût des souvenirs
Qui me berce tout bas
De regrets et de rires
Où j'aime me débattre
Rebelle, tout en étant soumise.

Les années différentes
T'ont gardé pourtant
Un regard vers l'aube
Sans jamais faire une pause
Des mémoires de l'enfance
Quand nous avions quinze ans.

Qui sait si le destin
Au caprice d'un matin
Sonnait le glas des pauvres
Pour nous revoir bientôt
Sous un été brun
Fait d'épice et de thym.

J'aimerais revenir en arrière
Revivre ce qui est aujourd'hui
Le goût des souvenirs
Qui me berce tout bas
De regrets et de rires
Où j'aime me débattre
Rebelle, tout en étant soumise.


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JE N'AI PAS LA FORCE


J'ai tant de rage à vivre
Ces jours loin de toi
Quand l'amour me supplie
De garder mon courage
Pour combattre l'ennemi
Où toi, tu n'es pas là.

Je voudrais ces barrières
Pour te garder près de moi
Un instant qui bouleverse
Le manque de te voir
Mais dis-moi comment faire
Pour retrouver ta trace.

Moi je n'ai pas la force
De ces lions en cage
Il me faut tant d'effort
Pour ouvrir la porte
Qui nous fait obstacle.

Et tous ces coups de griffes
Que la vie nous balance
Faire tomber la pluie
Sur le corps des amants
Comment ne pas mourir
Quand se moque le temps.

J'ai le cœur à l'envers
Bousculé par le vent
A la peur de te perdre
Des secondes qui s'élancent
Trop loin de mes rêves
Pour me garder vivante.

Moi je n'ai pas la force
De ces lions en cage
Il me faut tant d'effort
Pour ouvrir la porte
Qui nous fait obstacle
Quand la douleur me transporte
Pour me garder otage
D'un manque de toi
M'aimeras tu encore ?


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LA VIE SUBLIME


Ne regarde pas en arrière
Tu ne sais pas qui t'y attend
Laisse tes yeux au présent
L'avenir est droit devant
C'est la vie à l'endroit
Qui soulève les barrières.

Si quelques fois les regrets
Rongent le silence du soir
N'imagine pas que là-bas
C'est plus joli qu'ici-bas
Passé est un mot de trop
Derrière toi, c'est l'hiver.

Ne jamais dire ensuite
Ça ne veut rien dire
L'instant, c'est l'avenir
Que le destin dessine
Ne jamais dire ensuite
Puisque la vie sublime
Le vouloir de vivre
Ceux qui en ont envie.

Écoute le printemps qui s'éveille
Il caresse tendrement
Les éprouvés du temps
Bousculé par les vents
De terribles orages
Entre larmes et poussière.

Sens le parfum de la terre
C'est l'odeur de ton âme
Qui vogue de sillage
Pour retrouver sa place
Et faire du jour nouveau
Une cathédrale de rêves.

Ne jamais dire ensuite
Ça ne veut rien dire
L'instant, c'est l'avenir
Que le destin dessine
Ne jamais dire ensuite
Puisque la vie sublime
Le vouloir de vivre
Ceux qui en ont envie.


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UNE SECONDE ÂME


Je ne voulais pas ce dernier regard
J'ai aperçu des images et des larmes
Vu ce qui ne devait pas se voir
Connu ce qui devait rester secret
J'ai parlé, j'ai crié, j'ai pleuré
Il n'y avait plus rien à faire
J'étais déjà sur l'autre rivage.

Un sourire qui s'efface
Une lumière qui éteint le soir
Et quelqu'un d'autre que moi
Referme la fenêtre
D'où je venais de sombrer
De quelques pas en arrière
Je n'étais plus là.

J'en ai vu des souffrances
Dans leurs yeux pleins d'errance
Quand la mort se balance
Qu'elle vous tient, qu'elle vous prend
Comme elle a pris mon présent
Qu'est-ce qu'il reste de vivant
D'une étreinte filante.

Je les vois, ils ne m'entendent pas
Et le froid m'entoure dans ses bras
Pour m'entraîner de l'autre côté du soir
Comment leurs dire " je vous aime "
Que j'ai cueilli l'autre réalité
Qu'il fallait tout faire taire
Ailleurs, on se retrouvera.

Une larme qui s'étale
Sur un souvenir de moi
Désormais, je n'aurai plus mal
De ce qui dévorait ma chair
Amis, famille qui pleuraient
Sachez que j'ai trouvé la paix
Laissez-moi sortir de l'histoire
J'ai refermé le livre du soir.

La vie n'arrivait plus à m'approcher
Alors je l'ai laissée m'abandonner.


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L'IMAGE DE LUI


Elle plane dans le soir, son âme
Sur les reflets de l'eau
Avec ce regard d'autrefois
L'image de lui
Elle lui raconte des histoires
Et le goût de sa peau
D'un souvenir qui passe
L'image de lui.

Elle arrive de nulle part
Et elle court à perdre haleine
Pour encore apercevoir
L'image de lui
Elle l'entraîne chaque fois
Sue ces autres frontières
Que je ne connais pas
L'image de lui.

Et elle manie les silences
D'un regard sur le temps
A la rencontre du vent
L'image lui parle
Comme une autre présence
Fasciné par l'étrange
Fantôme de la conscience
D'images de lui.

Elle plane, la solitude du soir
Depuis qu'il n'est plus là
Et les violons sur le piano
Racontent la valse de vivre
Qui les emporta
Loin de son regard
D'un degré plus haut
Les amants de la nuit.

Elle, dans l'insolite de son âge
Croit qu'il reviendra la voir
Ça fait déjà trente années
Qu'elle s'est laissée mourir
Sans s'en apercevoir
A l'attendre chaque fois
Que le jour se retournait
Pour la laisser à l'invisible.


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DITES-MOI OU LE TROUVER


En solitaire, abandonné de tous
Le silence m'étouffe
Perdu au milieu de tout
La peur couvre mes cris
Couché au pied de la vie
Reste petite église
Pour éclairer mes nuits.

Est-ce que c'est pareil partout
Des larmes qui coulent
Sur des regrets trop lourds
Quand j'ai perdu sa trace
Sous la pluie d'un orage
Et qu'il ne restait que moi
Au milieu de nulle part.

Dites-moi où le trouver
L'avez-vous vu tombé
A-t-il besoin de moi
Pour continuer l'histoire
Dites-moi où le chercher
Je ne sais que l'aimer
Je ne veux que l'aimer.

Je marcherai encore et toujours
Jusqu'au bout du parcours
J'effacerai les doutes
Pour le faire revenir
Je cueillerai la vie
Et planterai la nuit
Pour le voir me sourire.

J'aurai le langage des sourds
Et l'oreille qui écoute
Pour faire pousser l'amour
Je deviendrai miroir
L'étoile de l'espoir
Le reflet de son âme
Pour qu'il me regarde.

Dites-moi où le trouver
L'avez-vous entendu m'appeler
A-t-il besoin de moi
Pour achever l'oracle
Dites-moi où le chercher
Je ne sais que l'aimer
Je ne veux que l'aimer.

Je deviendrai cette autre qu'il ne connaît pas
Pour sceller notre peau d'un velours du soir.


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QUELQU'UN D'AUTRE


Quand mémoire passe son temps
A se perdre dans l'avant
D'un passé faiseur d'ombres
Fantôme se hissant sur le pont
Des mots tombés dans l'eau
Partis mourir
Quelqu'un d'autre.

L'histoire ancienne et vulnérable
Remonte les courants du soir
Pour étouffer l'émeraude
Que l'horizon dépose
D'un vaste champs d'osmose
Au fond du regard
Quelqu'un d'autre.

Le vent, d'un souffle chaud
Murmure sur sa peau
L'écrin d'un jour nouveau
Qu'elle enferme jusqu'à l'aube
Parce qu'il n'y a rien de plus beau
Que le souvenir rebelle
Quelqu'un d'autre.

Le fond de ses yeux est étrange
Comme si tout était transparent
Sans regret, sans fardeau
Sans l'ombre d'une angoisse
Quelqu'un d'autre.

Quelqu'un d'autre la retient
Quelqu'un qui lui tend la main
Que voit-elle, que pense t'elle
Dans l'absence qui la traverse
En parlant seule au silence
Elle ressemble à l'étrange
Qui la transporte hors du temps
Quelqu'un d'autre
Quelqu'un d'autre.


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ME LAISSE PAS LA


C'est un monde sans couleur quand tu t'éloignes
Après toi, qu'est-ce qu'il reste
Au milieu des nuits froides
Divorcé de tes bras.

Et mon cœur tombe de haut
C'est l'automne qui le garde
Dans ses feuilles de misère
Sans hasard au destin.

Je reste là, cloué devant l'effort
Du regard
Pour te survivre.

Je connais le goût des larmes sur mes joues
Elles coulent sans moi
Puisqu'elles ont besoin de toi
Pour ne plus noyer le soir sans âme.

Il y a des rires et des chagrins
Qui traversent ma mémoire
Et qu'il est long le chemin
Qui me ramènera vers toi
Existe-t-il une autre terre
Où tu sauras me voir
Sans adieu pour le large.

Pourquoi ne pas croire à ces vieilles histoires
Que les anciens racontent d'un souffle de voix
Aux enfants sages, la vie d'un amour d'autrefois
Qui fut bien plus fort que n'importe quoi
Et que leur esprit murmure à voix basse.

Ne me laisse pas là, planté devant le sort
Je n'ai que toi
Quand les nuits se déchirent.


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J'EN AI VU SOUVENT


J'en ai vu tombées des collines
Et des lendemains sans trace
Couverts d'un manteau de pluie
Sous le signe d'un orage
Pour d'autres latitudes
Qui s'est trompé de rue.
J'en ai croisé des matins de souffrance
Où les regrets se cachaient sous la peau
Pour allumer le feu
De ce qu'il restait de vivant
Sans dire un seul mot de trop.

Souvent, j'ai couru sur les dunes
Crier au monde l'amer de l'inconnu
Souvent moi aussi je me suis perdu
Dans ces larmes de certitude
Quand l'espoir avait disparu.

Qui des deux avait raison ou tort
De dire que la douleur s'évapore
A l'ombre des jours, au soleil de la nuit
Pour en sortir invisible
Effacer tous les moins sûrs
Et déposer le fardeau
Qui pesait lourd sur le dos
Pour grimper tout là-haut
Pousser le ciel des épaules
Que la lumière nous dépose
Ses rayons d'une vie nouvelle
D'un soleil nouveau.

Souvent, j'ai couru sur les dunes
Crier au monde l'amer de l'inconnu
Souvent moi aussi je me suis perdu
Dans ces larmes de certitude
Quand l'espoir avait disparu.

Sur les blonds épis de blé
Le souffle d'été a passé
Et j'ai glissé mes doigts
D'un avenir d'y croire.


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COMME UN ANIMAL PERDU


J'en ai brûlé des jours
Et des nuits sans accord
Où jamais, c'est toujours
Sur des matins qui dorment
J'en ai semé des ombres
Qui n'avaient pas de nom
Où la sueur de mon front
Voulait que je tombe
J'en ai supporté des douleurs
Qui m'on déchiré
Le corps et le cœur
Pour m'apprivoiser
J'ai goûté à l'amer
Au réveil de mon corps
Touché par les regrets
Des bas-fonds du sort.

Comme un animal, je me sentais perdu
Avec pour seule image
Le souvenir de toi
Dans l'amour que tu ne voulais plus.

J'ai croisé la souffrance
A en être damné
D'une mémoire d'avant
Qui m'a déraciné
Loin de notre azur
Pour survoler l'étrange
Sentiment qui n'est plus
Que t'as jeté au temps
Comme on lance une pierre
Trop lourde sur le ventre
Pour me laisser à terre
Sans autre testament
Que celui du silence
Ou les rêves pour nous deux
Sont devenus absents
Livides dans tes yeux.

Comme un animal, je me sentais perdu
Avec pour seule image
Le souvenir de toi
Dans l'amour que tu ne voulais plus.

Quand on veut tuer un animal
Il suffit de crier sans moral
Qu'il a la peste.


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L'INACHEVÉ


Je ne sais plus quoi dire
Dans ce silence qui saigne
Aux souvenirs de nous
L'éternité s'en fiche
Il n'y a plus rien à faire
C'est la vie qui s'enroule.

De notre amour défunt
A l'ombre de mon corps
Pour me tenir la main
D'une dernière force.

Je sais qu'avec le temps
J'apprendrai à sourire
Dans ce dernier reflet
J'y jetterai la souffrance
Qui m'a rendu livide
Fait de glace et de chair.

De notre amour défunt
A l'aube qui s'endort
Je laisserai demain
Me construire un trésor.

Je sais que la vie s'égoutte
Entre ici et là-bas
Et que les nuits sans force
Marcheront sur nous
A l'ombre de mes pas
Où tu respires encore.

De notre amour défunt
A l'aurore qui s'efforce
De me tendre la main
Pour me faire vivre encore
Loin de ce qui me retient
Des chandelles de ton corps
Que la terre maintient
Comme une île au trésor
Qui ne cherche plus rien
Que le repos du sort.

Je sais qu'il ne faut pas garder
En soi l'inachevé
Pour le laisser s'en aller
Là-bas, de l'autre côté
Rejoindre l'éternité.


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SI TOUT N'ÉTAIT RIEN


Et si l'amour était irréel
Une ombre au-dessus des rêves
Couchée tout contre la nuit
Pour survivre à la vie
De l'autre côté des dunes
Où le vide fait l'obscure
Pour nous empêcher de voir
L'autre goût de l'espoir.

Si la vie n'était que souffrance
Jeu de hasard et de feu
Pour se jouer des amants
Qui se consume dans le soir
De chercher le fabuleux
Pour toucher le merveilleux.

Si le temps n'était que du vent
Des heures sans autre destin
Apprivoisé dans l'errance
Pour encore nous faire croire
A de faux lendemains
Sans seconde de rien.

Si tout n'était que transparence
Pour qu'on se perde dedans
A bout de chair et de sang
Sans question ni pourquoi
Du début d'avoir mal
Face à tant d'indifférence.

Je ne crois pas que le ciel
Nous maintienne tous en enfer
L'amour est bien plus puissant
Que l'amertume qui me prend
Pour me bercer d'ignorance
Quand la douleur me crève
Le cœur et l'âme d'irréel.


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PARFUM D'AUTOMNE


J'en ai rencontré des jours et des nuits d'errance
Depuis toi, je ne vois plus le soleil
J'en ai touché des épines de souffrance
Qui m'on percer la peau faisant couler mes veines
En touchant mon corps.

Je ne sais plus les routes de l'impossible
Ébloui par des vents de sable
J'en ai fermé les yeux
Pour ne plus respirer la pluie
Qui fouettait mon visage faisant taire mes larmes.

Et l'automne a son parfum qui s'endort
De me faire vivre une vie encore
Oui, l'automne sous des millions d'efforts
S'évapore dans des rêves qui s'endorment
Quand je n'ai plus de force.

J'ai arraché les racines amères des oubliés
Pour déraciner l'empreinte de t'aimer
C'était comme un défi, une porte d'urgence
J'ai creusé la terre et trouvé le néant
Sur mon corps d'écorces.

Ne pouvant enterrer l'arc-en-ciel de toi
Je me suis résigné à vivre d'ombrages
Les souvenirs sont plus forts que moi
J'aimerais pourtant que dieu me regarde
Ici-bas l'amour m'a laissé en cage.

Et l'automne a son parfum qui s'endort
De me faire vivre une vie encore
Oui, l'automne sous des millions d'efforts
S'évapore dans des rêves qui s'endorment
Quand je n'ai plus de force.


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À L'HORIZON DU RËVE


L'horizon a ton regard
De mystère.

Quand le vent sur la plaine
T'emporte vers le rêve
Qui t'enroule.

Je te sens vivante
Et si bien
Les yeux vers l'azur
Plongé dans ton âme.

Tu n'aimes que le soleil
En maudissant les nuages
De fabriquer l'ombre
Qui tombe sur toi.

Et tu deviens lointaine
Le cœur de porcelaine
Sous les brises du temps
Tu t'imagines des ailes
Pour survoler la terre
Retrouver les courants
Qui montent jusqu'au ciel
Et te sentir plus grande
Par-delà les lumières
Toucher du bout des lèvres
Cette liberté qui sommeille
D'un profond silence
Qui attend qu'on réveille
L'heure de la délivrance
Pour grimper les sommets
De ces mille déesses
Qui savent qui tu es
Dans les songes que tu fais
La vie t'attend derrière
Ces barrières qui dérangent
Envole-toi dans le rêve
Je lisserai tes ailes
Pour que tu me reviennes
Plus grande et plus femme
D'un autre regard.


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