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UNE ESCALE
Valérie GROSJEAN
Je voudrais lever le secret Qui a planté nos vies A l'aube des lumières D'un amour interdit. Je voudrais coucher la guerre Arracher les barreaux Qui nous encerclent Des bourreaux. Briser les chaînes Qui nous retiennent Briser les haines Qui nous harcèlent. Que tout nous soit égal De toi et de moi Sans aucune frontière. Je voudrais lever les regrets Des silences éternels D'une seconde, d'un siècle Pour nous libérer Des vendanges de mensonges Au long métrage Sur notre passion A différences d'âges. Briser les chaînes Qui nous retiennent Briser les haines Qui nous harcèlent. Que tout nous soit égal De toi et de moi Sans aucune barrière. L'intégral de nos veines Réclame l'amour sans loi De vingt ans qui séparent Ta naissance à ma vie Qu'on nous laisse nos rêves De s'aimer dans le soir Puisqu'elle est là, l'histoire Charnelle d'infinis. Briser les chaînes Qui nous retiennent Briser les haines Qui nous harcèlent. revenir au début
Puisque tu sais les rêves perdus A jamais, portés disparus Quand elle a tout déchiré Sur un fond marine en Méditerranée Puisque le duel de ton âme A écrit l'ombre de tes larmes Ici et là, un peu partout Pour l'influence d'un autre cœur. L'heure est de faire une escale Pour laisser la souffrance S'allonger sur le sable D'un océan délivrance. C'est le sauvetage de l'impossible D'une guerre lasse pour t'endormir T'as besoin d'un nouveau soleil Pour réchauffer la rivière de tes veines Endort-toi de cette croisade Les loups sont derrière le miroir Pour te laisser aux lois du temps Faire d'un passé, un présent. L'heure est de faire une escale Pour laisser la souffrance S'allonger sur le sable D'un océan émouvant. Puisque tu sais les rêves déchus En proie à la solitude Quand elle s'est retirée D'une soif de priorité Puisque le cœur est à l'orage Des sentiments d'un court métrage Laisse la louve aux vautours Demain est un autre jour. L'heure est de faire une escale Pour laisser la souffrance S'allonger sur le sable D'un sentiment délivrance… Emouvant. revenir au début
Un rendez-vous au bout du fil Comme une porte de secours Sauvetage de l'impossible D'influence d'amour Quand on a peur d'y croire On y va sans tatouage Nu jusque dans le regard Que l'autre nous habille Le cœur et l'esprit D'une vérité divine Heureux enfin de vivre. Essayer encore et encore De se dire que l'amour Deviendra le plus fort Au bout de chaque jour Sans couloir de la mort Pour nous mettre à genoux. Un regard qui me parle Une voix sans blessure Qui ouvrent mes entrailles Pour tuer la solitude Et ce masque de cire Qui me faisait si mal Sombre vers l'oubli Pour rallumer mon âme. Un rendez-vous insolite Dans la peur qui me touche A l'envie de guérir La douleur qui est sourde D'un passé qui s'étale Face à moi un visage Que je ne connais pas Et qui pourtant me sourit D'une envie de survivre C'est l'amour qui supplie De m'ouvrir la nuit. Essayer encore et encore De se dire que l'amour Deviendra le plus fort Au bout de chaque jour Sans couloir de la mort Pour nous mettre à genoux. revenir au début
Pour toi J'arracherai les interdits Pour planter les désirs De toi, de moi Dans l'absolu A longueur de ce qu'il y'a de mieux Pour nous deux L'amour en otage. Prisonnière dans mes bras Sous les draps Vaincre le naufrage Pour toucher les récifs d'émeraude Que dessinent les étoiles. A la croisade du soir Au programme des astres Nous deviendrons cette guerre secrète D'égal à charnel. Tu seras ma raison de sourire L'insaisissable d'y croire Pour survivre A l'incontournable froid des jours D'hiver de glace Que le temps réclame Chaque fois Que l'automne sous le vent A le regard errant A fleur de peau De perdre ses couleurs Sous un ciel trop haut Qui ne voit pas ses larmes. A la croisade du soir Au programme des astres Nous deviendrons cette bataille d'ivresse D'égal à charnel. A la croisade d'y croire Au programme de te voir Nous deviendrons la fièvre D'une guerre secrète. revenir au début
Et les heures qui défilent Faisant mourir les jours Du temps qui s'en fiche Romanesque par-dessus tout Quand le soir déshabille Le naufrage de vous Fantôme de mes nuits. A moi, qu'est ce qu'il me reste Dans la spirale Des rêves qui se déchaînent D'une horde sauvage Pour me laisser à terre Dans vos bras Que je me relève D'être lasse. J'ai la fureur de vivre De sublimes tabous Dans le corps et l'esprit Des frontières de nous Que j'imagine libres D'une escale de vous Pour me tenir en vie D'un impossible amour. J'ai le goût de l'extrême Dans l'engrenage Des rêves qui m'enchaînent Dans ma mémoire. Toutes ces heures sans sommeil Pleines d'audace Quand vous êtes mon secret Sans le savoir J'ai l'envie de vos lèvres Ur mon âme Oh, combien je vous aime Sans vous voir. Et le temps qui s'étire Me laisse à genoux De ne pouvoir vous dire Les sentiments que j'éprouve Vous, qui m'avez séduite Pour me frapper d'amour Sans un mot, un sourire Venez à mon secours. revenir au début
L'histoire sans corps Remonte les eaux Sous l'effort D'épreuves sur le dos. Voyage Au milieu du soir Pour trouver l'azur D'un horizon de mots. Je connais l'invisible Des regrets et des fautes Et bien d'autres choses Qui en moi se déchaînent Sans jamais une pause De rêves Au bruit sourd de l'écho Qui résonne le moins beau Jusqu'au lever de l'aube D'émouvantes querelles D'une guerre secrète. C'est de l'eau Qui explose En fardeau Sur mes épaules. Voyage Au milieu du soir Pour trouver l'azur D'un soleil qui réchauffe. Je connais les lumières Qui m'ont fait défaut L'amour n'était pas Priorité du temps Il a fait une pause Pour me laisser sans voix Et j'apprends du présent La bataille d'y survivre. Voyage Au milieu du soir Pour trouver l'azur D'un horizon de mots qui réchauffent. revenir au début
L'émotion du silence A longueur de temps Se mélange de grains Au cœur de la tourmente Marqué par l'urgence Du jour qui s'éteint D'intégrale printemps A l'âge d'influence Où tout est reconnu De fausses certitudes. Vendanges de feu dans le cœur Palette de couleurs Juste quelques heures Où vagabonde douceur Avant d'incontournables pleurs. L'émotion de l'absence Bataille hallucinante D'horizon sans lueur Que jeunesse surprend Dans l'instant de comprendre Que l'amour est chef d'œuvre Douloureux combat D'indiscrétion du mal Qui s'installe parfois Pour vous mettre en cage. Vendanges de feu dans le cœur Palette de couleurs Juste quelques heures Où vagabonde douceur Avant d'incontournables pleurs. Le temps est une avance De percutions étranges Celui qui saura aimer Dira qu'une étoile est née Vous aviez des masques Pour tromper la spiral Des faiseurs d'images Mais la vie est un art. Le passé est saccadé Le présent oppressant Mais le futur murmure déjà L'enchantement des rois. revenir au début
Aucune histoire d'amour N'a évité l'urgence Quel que soit la mémoire Y'a toujours une note Un carillon qui sonne D'une seconde de halte. L'amour est trésor de la terre Une présence charnelle Méfies-toi des images Qu'on te balance le soir Sur TV on y croit La vie, c'est pas ça. Ce n'est pas normal D'avoir mal T'en vas pas comme ça Même si tout s'endort Des rêves que t'as fait Y'a encore la riposte D'y croire… Il y aura toujours des récifs Pour tourmenter la vie Tu verras, tu t'y feras Et l'introuvable amour Attend que tu le trouves Il existe partout L'espoir. Ne mets pas la vie sur pause Il y aura toujours autre chose Pour te remonter du passé Sans adieu au poète Crois-moi. Ce n'est pas normal D'avoir mal T'en vas pas comme ça Même si tout s'endort Des rêves que t'as fait Y'a encore la riposte D'y croire… La vie est une course Un défi chaque jour Elle est la clé de l'âme Avant celle de l'histoire. revenir au début
Je brûlerai tes nuits Pour mieux te bercer Avec diligence De t'aimer Perdu dans l'urgence De te retrouver. Et j'éparpillerai tes nuits Pour mieux te séduire Comprendre, t'apprivoiser D'un ambitieux de nous Talent de vivre. Je deviendrai cette lueur Fugitive du regard Autant que de valeurs Qu'elle aura pour moi Dans tes bras. Je rallumerai tes nuits Si tout devait s'endormir D'un profond sommeil Pour mourir Je ferai la lumière Pour que tout nous revienne. Mélodie d'amour Se déchaîne à tes pieds Garde-moi captif Des sentiments profonds Qui m'aspirent. Te voici, ma mémoire A l'intérieur de moi Mon histoire, mon emblème Ma richesse d'être à toi Trop tard. Je survivrai à tes nuits Délicat, sans faiblir Des soirs A te frôler Des passions qui désarment De t'aimer. revenir au début
Les marques du passé Étourdi de se souvenir De la fatalité Qui se joue de critique. Quand l'odeur de la nuit Se brise sur ma peau J'ai le parfum de fuir Le goût de tes fardeaux. Le prix d'un cœur blessé De coulisses en rumeurs M'a désarmée Dans ce court métrage Où tu m'as enfermée M'a rendu sale De t'aimer. Ton âme a des turbulences Quelque chose de poison Dans l'histoire que t'as inventée T'es le roi des menteurs. Le prix d'un cœur blessé Dans la tourmente des heures M'a déchirée Toi le faiseur d'images Tu m'as sacrifiée Dans ton engrenage De paumé. C'est moi, celle qui a quitté Bien sûr que tu as menti Pour mieux rire masquer La vérité d'ici. A quoi bon tout salir De mépris et de mots Nous deux, c'était fini Pauvre petit matcho T'es vraiment qu'un zéro. revenir au début
Puisque le temps nous est compté Et qu'il se fait meurtrier Réduit au silence des mots Anonymes et pourtant tous égaux Puisque le soleil est de glace Et que le train quitte la gare J'écrirai les phrases de l'amour Que t'as semées un peu partout. Je sais qu'il est déjà trop tard Et si tôt les douleurs Je sais ce qu'ils font mal Les chagrins du cœur. Je ne connais pas l'avenir Ni le goût de ces autres nuits Mais je sais la solitude Dans ce corps où je suis perdu Mémoire a le toucher délicat Quand tout me parle de toi C'est le futur qui a peur Noyé au milieu des heures. Je sais qu'il est déjà trop tard Et si loin le bonheur Je sais ce qu'est le combat Au champs des douleurs. Puisque le temps nous est compté Et qu'il te faut t'en aller Avant le cristal de l'aube Pendant que la nuit se repose. Puisque l'amour n'a plus de place Pour moi dans tes bagages J'écrirai les mots de ta bouche Que j'aurai murmuré sans doute. Je sais qu'il est déjà trop tard Et si tôt la douleur Je sais ce qui me fera mal Aux souvenirs du cœur. revenir au début
Tous et toutes, ils me regardent tous Je vois leurs yeux, leurs rires Sur leurs visages A moi, ils ne me donnent pas d'âge Pour eux, je suis le clown heureux Mais ils ne savent pas lire dans mes yeux Oh, s'ils voyaient, ce serait douloureux. Ma souffrance immensément lourde Déchirée par trop de racines Sur mon âme Pour que personne ne la voit Cachée au fond, c'est affreux De mon regard frileux Oh, s'ils voyaient, ce ne serait que du feu. C'est une révolte qui m'enflamme Et que des larmes retiennent Pour m'empêcher de brûler Volcan de lave peu couvé Le clown sait cacher son cœur Au milieu de leurs bonheurs Pour ne pas voir le malheur. Si demain je devais croire Ces autres rires qu'on soulève Que quelqu'un vienne arracher Les blessures qui sont plantées Pour me laver des douleurs Qui se creusent dans les heures Laissant grandir la peur. Si l'un d'eux pouvait me lire Quelques secondes d'ici Peut-être fermerait-il le livre Qui m'a gardé captif Dans ces lignes. revenir au début
Qu'elle est lourde l'absence A l'ombre des silences Quand mon regard s'expose Au reflet de l'eau Où nous étions avant Les amants du printemps. C'est si près et si loin Pourtant, je me souviens Des caresses, des mots Murmurés sur ma peau Au soleil de tes mains Quand nous ne faisions qu'un. J'aimerais revenir en arrière Revivre ce qui est aujourd'hui Le goût des souvenirs Qui me berce tout bas De regrets et de rires Où j'aime me débattre Rebelle, tout en étant soumise. Les années différentes T'ont gardé pourtant Un regard vers l'aube Sans jamais faire une pause Des mémoires de l'enfance Quand nous avions quinze ans. Qui sait si le destin Au caprice d'un matin Sonnait le glas des pauvres Pour nous revoir bientôt Sous un été brun Fait d'épice et de thym. J'aimerais revenir en arrière Revivre ce qui est aujourd'hui Le goût des souvenirs Qui me berce tout bas De regrets et de rires Où j'aime me débattre Rebelle, tout en étant soumise. revenir au début
J'ai tant de rage à vivre Ces jours loin de toi Quand l'amour me supplie De garder mon courage Pour combattre l'ennemi Où toi, tu n'es pas là. Je voudrais ces barrières Pour te garder près de moi Un instant qui bouleverse Le manque de te voir Mais dis-moi comment faire Pour retrouver ta trace. Moi je n'ai pas la force De ces lions en cage Il me faut tant d'effort Pour ouvrir la porte Qui nous fait obstacle. Et tous ces coups de griffes Que la vie nous balance Faire tomber la pluie Sur le corps des amants Comment ne pas mourir Quand se moque le temps. J'ai le cœur à l'envers Bousculé par le vent A la peur de te perdre Des secondes qui s'élancent Trop loin de mes rêves Pour me garder vivante. Moi je n'ai pas la force De ces lions en cage Il me faut tant d'effort Pour ouvrir la porte Qui nous fait obstacle Quand la douleur me transporte Pour me garder otage D'un manque de toi M'aimeras tu encore ? revenir au début
Ne regarde pas en arrière Tu ne sais pas qui t'y attend Laisse tes yeux au présent L'avenir est droit devant C'est la vie à l'endroit Qui soulève les barrières. Si quelques fois les regrets Rongent le silence du soir N'imagine pas que là-bas C'est plus joli qu'ici-bas Passé est un mot de trop Derrière toi, c'est l'hiver. Ne jamais dire ensuite Ça ne veut rien dire L'instant, c'est l'avenir Que le destin dessine Ne jamais dire ensuite Puisque la vie sublime Le vouloir de vivre Ceux qui en ont envie. Écoute le printemps qui s'éveille Il caresse tendrement Les éprouvés du temps Bousculé par les vents De terribles orages Entre larmes et poussière. Sens le parfum de la terre C'est l'odeur de ton âme Qui vogue de sillage Pour retrouver sa place Et faire du jour nouveau Une cathédrale de rêves. Ne jamais dire ensuite Ça ne veut rien dire L'instant, c'est l'avenir Que le destin dessine Ne jamais dire ensuite Puisque la vie sublime Le vouloir de vivre Ceux qui en ont envie. revenir au début
Je ne voulais pas ce dernier regard J'ai aperçu des images et des larmes Vu ce qui ne devait pas se voir Connu ce qui devait rester secret J'ai parlé, j'ai crié, j'ai pleuré Il n'y avait plus rien à faire J'étais déjà sur l'autre rivage. Un sourire qui s'efface Une lumière qui éteint le soir Et quelqu'un d'autre que moi Referme la fenêtre D'où je venais de sombrer De quelques pas en arrière Je n'étais plus là. J'en ai vu des souffrances Dans leurs yeux pleins d'errance Quand la mort se balance Qu'elle vous tient, qu'elle vous prend Comme elle a pris mon présent Qu'est-ce qu'il reste de vivant D'une étreinte filante. Je les vois, ils ne m'entendent pas Et le froid m'entoure dans ses bras Pour m'entraîner de l'autre côté du soir Comment leurs dire " je vous aime " Que j'ai cueilli l'autre réalité Qu'il fallait tout faire taire Ailleurs, on se retrouvera. Une larme qui s'étale Sur un souvenir de moi Désormais, je n'aurai plus mal De ce qui dévorait ma chair Amis, famille qui pleuraient Sachez que j'ai trouvé la paix Laissez-moi sortir de l'histoire J'ai refermé le livre du soir. La vie n'arrivait plus à m'approcher Alors je l'ai laissée m'abandonner. revenir au début
Elle plane dans le soir, son âme Sur les reflets de l'eau Avec ce regard d'autrefois L'image de lui Elle lui raconte des histoires Et le goût de sa peau D'un souvenir qui passe L'image de lui. Elle arrive de nulle part Et elle court à perdre haleine Pour encore apercevoir L'image de lui Elle l'entraîne chaque fois Sue ces autres frontières Que je ne connais pas L'image de lui. Et elle manie les silences D'un regard sur le temps A la rencontre du vent L'image lui parle Comme une autre présence Fasciné par l'étrange Fantôme de la conscience D'images de lui. Elle plane, la solitude du soir Depuis qu'il n'est plus là Et les violons sur le piano Racontent la valse de vivre Qui les emporta Loin de son regard D'un degré plus haut Les amants de la nuit. Elle, dans l'insolite de son âge Croit qu'il reviendra la voir Ça fait déjà trente années Qu'elle s'est laissée mourir Sans s'en apercevoir A l'attendre chaque fois Que le jour se retournait Pour la laisser à l'invisible. revenir au début
En solitaire, abandonné de tous Le silence m'étouffe Perdu au milieu de tout La peur couvre mes cris Couché au pied de la vie Reste petite église Pour éclairer mes nuits. Est-ce que c'est pareil partout Des larmes qui coulent Sur des regrets trop lourds Quand j'ai perdu sa trace Sous la pluie d'un orage Et qu'il ne restait que moi Au milieu de nulle part. Dites-moi où le trouver L'avez-vous vu tombé A-t-il besoin de moi Pour continuer l'histoire Dites-moi où le chercher Je ne sais que l'aimer Je ne veux que l'aimer. Je marcherai encore et toujours Jusqu'au bout du parcours J'effacerai les doutes Pour le faire revenir Je cueillerai la vie Et planterai la nuit Pour le voir me sourire. J'aurai le langage des sourds Et l'oreille qui écoute Pour faire pousser l'amour Je deviendrai miroir L'étoile de l'espoir Le reflet de son âme Pour qu'il me regarde. Dites-moi où le trouver L'avez-vous entendu m'appeler A-t-il besoin de moi Pour achever l'oracle Dites-moi où le chercher Je ne sais que l'aimer Je ne veux que l'aimer. Je deviendrai cette autre qu'il ne connaît pas Pour sceller notre peau d'un velours du soir. revenir au début
Quand mémoire passe son temps A se perdre dans l'avant D'un passé faiseur d'ombres Fantôme se hissant sur le pont Des mots tombés dans l'eau Partis mourir Quelqu'un d'autre. L'histoire ancienne et vulnérable Remonte les courants du soir Pour étouffer l'émeraude Que l'horizon dépose D'un vaste champs d'osmose Au fond du regard Quelqu'un d'autre. Le vent, d'un souffle chaud Murmure sur sa peau L'écrin d'un jour nouveau Qu'elle enferme jusqu'à l'aube Parce qu'il n'y a rien de plus beau Que le souvenir rebelle Quelqu'un d'autre. Le fond de ses yeux est étrange Comme si tout était transparent Sans regret, sans fardeau Sans l'ombre d'une angoisse Quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'autre la retient Quelqu'un qui lui tend la main Que voit-elle, que pense t'elle Dans l'absence qui la traverse En parlant seule au silence Elle ressemble à l'étrange Qui la transporte hors du temps Quelqu'un d'autre Quelqu'un d'autre. revenir au début
C'est un monde sans couleur quand tu t'éloignes Après toi, qu'est-ce qu'il reste Au milieu des nuits froides Divorcé de tes bras. Et mon cœur tombe de haut C'est l'automne qui le garde Dans ses feuilles de misère Sans hasard au destin. Je reste là, cloué devant l'effort Du regard Pour te survivre. Je connais le goût des larmes sur mes joues Elles coulent sans moi Puisqu'elles ont besoin de toi Pour ne plus noyer le soir sans âme. Il y a des rires et des chagrins Qui traversent ma mémoire Et qu'il est long le chemin Qui me ramènera vers toi Existe-t-il une autre terre Où tu sauras me voir Sans adieu pour le large. Pourquoi ne pas croire à ces vieilles histoires Que les anciens racontent d'un souffle de voix Aux enfants sages, la vie d'un amour d'autrefois Qui fut bien plus fort que n'importe quoi Et que leur esprit murmure à voix basse. Ne me laisse pas là, planté devant le sort Je n'ai que toi Quand les nuits se déchirent. revenir au début
J'en ai vu tombées des collines Et des lendemains sans trace Couverts d'un manteau de pluie Sous le signe d'un orage Pour d'autres latitudes Qui s'est trompé de rue. J'en ai croisé des matins de souffrance Où les regrets se cachaient sous la peau Pour allumer le feu De ce qu'il restait de vivant Sans dire un seul mot de trop. Souvent, j'ai couru sur les dunes Crier au monde l'amer de l'inconnu Souvent moi aussi je me suis perdu Dans ces larmes de certitude Quand l'espoir avait disparu. Qui des deux avait raison ou tort De dire que la douleur s'évapore A l'ombre des jours, au soleil de la nuit Pour en sortir invisible Effacer tous les moins sûrs Et déposer le fardeau Qui pesait lourd sur le dos Pour grimper tout là-haut Pousser le ciel des épaules Que la lumière nous dépose Ses rayons d'une vie nouvelle D'un soleil nouveau. Souvent, j'ai couru sur les dunes Crier au monde l'amer de l'inconnu Souvent moi aussi je me suis perdu Dans ces larmes de certitude Quand l'espoir avait disparu. Sur les blonds épis de blé Le souffle d'été a passé Et j'ai glissé mes doigts D'un avenir d'y croire. revenir au début
J'en ai brûlé des jours Et des nuits sans accord Où jamais, c'est toujours Sur des matins qui dorment J'en ai semé des ombres Qui n'avaient pas de nom Où la sueur de mon front Voulait que je tombe J'en ai supporté des douleurs Qui m'on déchiré Le corps et le cœur Pour m'apprivoiser J'ai goûté à l'amer Au réveil de mon corps Touché par les regrets Des bas-fonds du sort. Comme un animal, je me sentais perdu Avec pour seule image Le souvenir de toi Dans l'amour que tu ne voulais plus. J'ai croisé la souffrance A en être damné D'une mémoire d'avant Qui m'a déraciné Loin de notre azur Pour survoler l'étrange Sentiment qui n'est plus Que t'as jeté au temps Comme on lance une pierre Trop lourde sur le ventre Pour me laisser à terre Sans autre testament Que celui du silence Ou les rêves pour nous deux Sont devenus absents Livides dans tes yeux. Comme un animal, je me sentais perdu Avec pour seule image Le souvenir de toi Dans l'amour que tu ne voulais plus. Quand on veut tuer un animal Il suffit de crier sans moral Qu'il a la peste. revenir au début
Je ne sais plus quoi dire Dans ce silence qui saigne Aux souvenirs de nous L'éternité s'en fiche Il n'y a plus rien à faire C'est la vie qui s'enroule. De notre amour défunt A l'ombre de mon corps Pour me tenir la main D'une dernière force. Je sais qu'avec le temps J'apprendrai à sourire Dans ce dernier reflet J'y jetterai la souffrance Qui m'a rendu livide Fait de glace et de chair. De notre amour défunt A l'aube qui s'endort Je laisserai demain Me construire un trésor. Je sais que la vie s'égoutte Entre ici et là-bas Et que les nuits sans force Marcheront sur nous A l'ombre de mes pas Où tu respires encore. De notre amour défunt A l'aurore qui s'efforce De me tendre la main Pour me faire vivre encore Loin de ce qui me retient Des chandelles de ton corps Que la terre maintient Comme une île au trésor Qui ne cherche plus rien Que le repos du sort. Je sais qu'il ne faut pas garder En soi l'inachevé Pour le laisser s'en aller Là-bas, de l'autre côté Rejoindre l'éternité. revenir au début
Et si l'amour était irréel Une ombre au-dessus des rêves Couchée tout contre la nuit Pour survivre à la vie De l'autre côté des dunes Où le vide fait l'obscure Pour nous empêcher de voir L'autre goût de l'espoir. Si la vie n'était que souffrance Jeu de hasard et de feu Pour se jouer des amants Qui se consume dans le soir De chercher le fabuleux Pour toucher le merveilleux. Si le temps n'était que du vent Des heures sans autre destin Apprivoisé dans l'errance Pour encore nous faire croire A de faux lendemains Sans seconde de rien. Si tout n'était que transparence Pour qu'on se perde dedans A bout de chair et de sang Sans question ni pourquoi Du début d'avoir mal Face à tant d'indifférence. Je ne crois pas que le ciel Nous maintienne tous en enfer L'amour est bien plus puissant Que l'amertume qui me prend Pour me bercer d'ignorance Quand la douleur me crève Le cœur et l'âme d'irréel. revenir au début
J'en ai rencontré des jours et des nuits d'errance Depuis toi, je ne vois plus le soleil J'en ai touché des épines de souffrance Qui m'on percer la peau faisant couler mes veines En touchant mon corps. Je ne sais plus les routes de l'impossible Ébloui par des vents de sable J'en ai fermé les yeux Pour ne plus respirer la pluie Qui fouettait mon visage faisant taire mes larmes. Et l'automne a son parfum qui s'endort De me faire vivre une vie encore Oui, l'automne sous des millions d'efforts S'évapore dans des rêves qui s'endorment Quand je n'ai plus de force. J'ai arraché les racines amères des oubliés Pour déraciner l'empreinte de t'aimer C'était comme un défi, une porte d'urgence J'ai creusé la terre et trouvé le néant Sur mon corps d'écorces. Ne pouvant enterrer l'arc-en-ciel de toi Je me suis résigné à vivre d'ombrages Les souvenirs sont plus forts que moi J'aimerais pourtant que dieu me regarde Ici-bas l'amour m'a laissé en cage. Et l'automne a son parfum qui s'endort De me faire vivre une vie encore Oui, l'automne sous des millions d'efforts S'évapore dans des rêves qui s'endorment Quand je n'ai plus de force. revenir au début
L'horizon a ton regard De mystère. Quand le vent sur la plaine T'emporte vers le rêve Qui t'enroule. Je te sens vivante Et si bien Les yeux vers l'azur Plongé dans ton âme. Tu n'aimes que le soleil En maudissant les nuages De fabriquer l'ombre Qui tombe sur toi. Et tu deviens lointaine Le cœur de porcelaine Sous les brises du temps Tu t'imagines des ailes Pour survoler la terre Retrouver les courants Qui montent jusqu'au ciel Et te sentir plus grande Par-delà les lumières Toucher du bout des lèvres Cette liberté qui sommeille D'un profond silence Qui attend qu'on réveille L'heure de la délivrance Pour grimper les sommets De ces mille déesses Qui savent qui tu es Dans les songes que tu fais La vie t'attend derrière Ces barrières qui dérangent Envole-toi dans le rêve Je lisserai tes ailes Pour que tu me reviennes Plus grande et plus femme D'un autre regard. revenir au début |
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