Tu dis que c’est mieux ailleurs
Qu’ailleurs, t’attends le bonheur
Celui qui pousse avec les fleurs
Lointain jardin, tout en couleur.
Tu dis toujours qu’ici c’est l’hiver
Qu’ailleurs tu veux prendre l’air
Essayer la lumière, goutter au soleil
Qui sait peut-être trouver le rêve.
Méfie-toi pourtant du vent
Celui qui pousse la vie d’avant
A force d’aiguilles tourbillonnantes
Plus vite encore que le temps
Méfie-toi pourtant du chant
Celui de l’air celui qui prend
Quelques fois, oublie de rendre
La paix pour une autre souffrance...
Tu dis que tu veux voir la vie
Celle qui caresse et celle qui sourit
De muguet blanc de bois fleuri
Sous des dentelles de petite fille.
Tu dis qu’ici c’est toujours pareil
Qu’ailleurs quelqu’un d’autre t’appelle
Prends garde de ne pas brûler tes ailes
Pour un rêve au goût d’irréel.
Méfie pourtant du vent
Celui qui pousse la vie d’avant
A force d aiguilles tourbillonnantes
Plus vite encore que le temps
Méfie-toi pourtant du chant
Celui de l’air celui qui prend
Quelques fois, oublie de rendre
La paix pour une autre souffrance.
Méfie-toi pourtant du vent
Celui qui part impudemment
Des visages lointains du temps
Que tu ne pourras plus reprendre
Méfie-toi pourtant du chant
Celui d une voix douce qui prend
Et qui jamais ne veux rendre
La vie d avant, la vie pourtant...