Version du 4 avril 2004




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Alliance
Puisque
Y croire
Petit Papillon
Compagnon de vie
Hélène et Clara
Lettre à l'absente
Calomnie
Ne me suis pas
Je me souviens
Nos quinze ans
Je suis
J'arracherai
Mon bric-à-brac
Croire et espérer
Blessures d'un homme
Lettre de sang
choisir son sauvetage
Avant de te connaître
Mon amour grand
Un mauvais chapitre
Un peu moins sale
Des rêves anciens
Juste une pensée
Pas vraiment ça
Le temps s'évade
Symphonie du rêve


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ALLIANCE


Valérie GROSJEAN


Des paroles de chansons
déposées à la SACEM.














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Alliance


Dix années douces et belles d'attente
Sur une promesse d'amour
Faite par delà le temps
Et les printemps du jour
Du jour d'il y a dix ans
Quand il m'a dit bonjour.

C'était l'hiver ensoleillé
Dans son regard de bronze
J'y ai découvert le passionné
L'autre face du monde
Celle qui reste cachée
A la quête d'un frisson.

Alliance, acte discret et sincère
A l'abri des regards indiscrets
D'une jalousie d'autrui
Alliance, pacte d'amour dans l'éternel
Filet d'or au doigt qui caresse
La certitude de s'aimer toute une vie.

Dix années à s'aimer, à s'attendre
Sur une promesse de nous
Faite par-dessus le temps
Où les heures s'enroulent
Du bien-être des amants
A la poésie des fous.

Bien au-delà des rêves survolés
Nos corps enlacés qui se fondent
Toucher du bout des doigts, l'ivresse abandonnée
Qui attendait patiemment nos deux prénoms
Pour nous marier d'éternité
De s'aimer dans la ronde... Du monde.

Alliance, acte discret et sincère
A l'abri des regards indiscrets
D'une jalousie sur nos vies
Alliance, pacte d'amour sans vieillesse
Filet d'or au doigt qui caresse
La profondeur des sentiments qui survivent
Bien au-delà de ce qui paraît
Parce que l'amour, c'est lui
Puisque l'amour, c'est moi
Ensemble, vivons les jours de nous.


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Puisque


Puisque tu me manques
Puisque tu n'es pas là
Puisque le temps du monde
S'élance jusqu'à moi
Pour me prendre tout bas.

J'irai sans dire un mot
Sur les frontières du soir
Prier que le ciel arrose
Une eau de larmes sur toi
La même eau que mes cris.

Quand en moi je n'ai plus
Que les miettes d'une guerre
Dans batailles perdues
Pour nous garder heureux.

J'avais tant à nous donner
Dans le vivant des heures
Que jalousait le bonheur
De moqueries en douceur
Qui nous bercent le cœur
Avant que tu ne jettes l'ombre
Qui m'enferma sans couleur
Juste à côté des douleurs
Qui ont fait faner le fleur
Celle qui nous croyait passion.

Puisque tu as tout balayé
Puisque tu as brûlé l'azur
Puisque tu m'as déraciné
Sous un ciel de lune
Regardes, je suis tombé.

Au pied de ton drapeau
J'ai déposé la rose
Rose qui n'a plus d'espoir
D'avoir été fauchée à la lame.

Comment faire pour me retrouver
Dans ce désert de sable nu
Où j'ai presque perdu pied
Entre le nord et le sud
Je ne sais plus qui est moi.


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Y croire


J'aimerais croire à demain
Au jour qui se lève
Pour annoncer l'été câlin
D'un soleil qui caresse
La peau satin
De se laisser matin.

J'aimerais vraiment y croire
A la nuit qui s'efface
Pour me laisser la place
D'y mettre un bout de tout
D'amour.

Je voudrais croire au destin
Le cuivre indien des rêves
Qui survit au chemin
Sans démon qui s'élève
Pour me tirer la main
M'entraîner vers l'abyme.

J'aimerais vraiment m'asseoir
Sur un lit d'étoiles
Et croire aux histoires
D'y mettre un bout de tout
De moi, d'amour.

Je voudrais croire à demain
Au jour qui s'éveille
Pour dessiner un refrain
Qui réveillera le faible
De ce qui me maintient
Les pieds et poings chagrins.

J'aimerais vraiment voir
L'horizon dans mes larmes
Et croire aux images
D'y mettre un bout de tout
De tout, d'amour
D'y mettre un bout de jour
De moi, d'amour
D'y mettre un bout de tout
D'un nous, toujours.


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Petit Papillon


A la nuit tombé, vêtue d'une simple robe
Mettant en valeur sa ligne parfaite
Des musiciens animaient la soirée
Nuit placée sous le signe de la détente
Elle était belle d'un sourire tissé d'or
Dans ces yeux, des étoiles discrètes
J'étais sous le charme de l'aimer
D'un amour aussi vrai que fracassant.

La vie n'est pas toujours ce qu'on voudrait qu'elle soit
J'ai cru mourir d'amour pour elle
Sans savoir maîtriser les heures du temps
Il n'y avait qu'elle pour qui je voulais vivre
Malheureusement elle ne me voyait pas
Sous le faux jour des lumières
J'avais juste oublié simplement
Que je n'étais qu'un papillon de nuit.

J'ai tourbillonné jusqu'à m'étourdir
Pourquoi étais-je donc si petit
J'aurais tant voulu être celui
Qui l'invita d'un sourire sur la piste
J'ai lissé mes ailes de vivre
Tourbillonné jusqu'au bout de la nuit
Pour qu'elle me regarde moi aussi
Mais j'étais vraiment vraiment trop petit.

A l'aube qui ne rompit pas le sort
De n'être qu'un papillon qui sommeille
D'une nuit mouvementée de l'aimé
J'avais les ailes transparentes d'avance
Dans la pénombre qui lentement s'évapore
Sans qu'une fée réalisa mon rêve
Celui d'être un homme pour l'éternité
Mon vœu d'être grand restera dans l'errance.

Qu'elle drôle d'idée d'avoir eu dans le soir
Que de rêver de me poser sur elle
Moi qui ne suis qu'un papillon du temps
Le temps de quelques nuits fragiles
Qui m'éloigne loin vers le large
D'une réalité d'entre terre et ciel
Puisque je ne deviendrais jamais grand
Dans l'éphémère de ma vie qui m'entraîne pour mourir.

J'ai tourbillonné jusqu'à m'étourdir
Pourquoi étais-je donc si petit
J'aurais tant voulu être celui
Qui l'invita d'un sourire sur la piste
J'ai lissé mes ailes de vivre
Tourbillonné jusqu'au bout de la nuit
Pour qu'elle me regarde moi aussi
Mais j'étais vraiment vraiment trop petit.


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Compagnon de vie


J'ai eu le cœur fontaine
Et les yeux porcelaine
En souvenir de toi
Mon compagnon de vie
Qui savait m'attendrir.

Le cristal de mes larmes
Se reflète au miroir
Des joies passées fragiles
Qui loin, ont disparues
Nouvelle demeure d'azur.

J'espère que tout là-haut
Dans ton nouveau royaume
Celui des animaux
La lumière des autres
Guideront l'émeraude
D'un horizon plus beau
Pour toi, mon ami, mon drapeau.

J'ai le cœur malheureux
Et les yeux douloureux
En mémoire du regard
Que j'aimais te lire
Dans le silence d'être amis.

Le brouillard de mes larmes
S'échoue au hasard de nulle part
Je marche sans bruit dans le vide
Et ton absence me voit perdu
C'est pire qu'une déchirure.

J'espère que tout là-haut
Dans ton nouveau royaume
Celui des animaux
La lumière des autres
Guideront l'émeraude
D'un horizon plus beau
Pour toi, mon ami, mon drapeau.

Que mes prières t'accompagnent
Jusqu'à ta dernière demeure
Que mon amour pour toi
Te guide de douceur.


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Hélène et Clara


Incontournable fruit du hasard
Elle est venue, Clara
Dans le monde seul d'Hélène
Comme une pluie de soleil
Pour faire naître son cœur
D'un mélange de bonheur.

Duel sous un ciel de feu
Sur des chemins hasardeux
Leurs mains scellées à jamais
De confidences de femmes sereines
D'une émouvante composition
Qui ne porte que deux prénoms.

Hélène, Clara à la poursuite du vent
Sous tempête de neige en souffrance
Hélène lui a donné chair et sang
Pour combattre les démons des tourments
Clara, l'étreinte d'une seconde de siècle
Dans la spirale d'un charnel
Clara, c'est son étoile, son parfum d'extrême
C'est sa mémoire, son histoire, le secret... D'Hélène.

L'introuvable amour des deux femmes
Dans une guerre trop lasse
Se sont rejointe sans pareil
L'inégalable dans leurs veines
S'est transformé de lueurs
D'une lumière d'intérieur.

Promesses offertes dans leurs yeux
Hélène et Clara sont heureuses
Ne faisant qu'une sans frontière
Dans la fureur de vivre entière
Chef d'œuvre d'amour et d'horizon
La mère et l'enfant sont devenue... Le monde.

Hélène à la poursuite du temps
Sous des nuages de neige blanche
Hélène lui a donné son sang
Dans un écrin de firmament
Clara, l'enfant d'une seconde de siècle
A fait le futur de rêve
Clara, c'est l'étoile et le cœur d'une mère
Une mémoire, une histoire, un secret... D'Hélène.


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Lettre à l'absente


Déjà dix ans que tu n'es plus
Toi que je n'ai jamais revue
Si belle dans tes habits de lune
Que même les étoiles te jalousent
Tu étais ce qu'il y avait de plus doux
Dans la tendresse et les gestes d'amour.

Je t'ai aimé plus que tout maman
Souvent d'un amour transparent
Pardon pour toutes ces heures d'absence
Le temps, je sais ne se rattrape pas
Mais je te garde en mémoire
Comme on garde son âme, son âme.

Je t'écris les mots de mon sang
Mes larmes sont celle de l'absente
Tu ne liras jamais les phrases
Qui s'étalent sur ce papier brouillard
D'ici, tu es trop loin là-bas
Je t'écris les mots sans délivrance
Lettre d'amour, lettre à l'absente.

Tu m'as donné tout l'amour d'une mère
Celui que l'on n'oublie jamais
Qui souvent me brûle les veines
De ne pas avoir toujours su
Te rendre ce bonheur étendu
Qui nous unissait sans retenu.

Pardonne-moi maman pour tout le mal
Que je t'ai fait sans le vouloir
Sans cesse, je n'ai aimé que toi
Même si je ne te l'ai jamais dit
Tu es la plus belle des églises
Dans le plus beau de mes souvenirs.

Je t'écris les mots du silence
Mes larmes, le sang de l'absente
Tu ne liras jamais les phrases
D'ici, tu es trop loin là-bas
Je n'arrive plus à te voir
Et tous ces maux sans délivrance
Lettre d'amour, lettre à l'absente
Elles sont à toi, ces phrases parties trop tôt de moi.


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Calomnie


La calomnie du monde de l'incompréhension
D'un regard et d'un doigt levé accusateur
Vers ceux qui, dans la nuit, restent cachés
Parce qu'ils sont différents dans leur façon d'aimer.

Vous, tous ces juges sans visage et sans nom
Qui criez fort à l'impureté de nos cœurs
Dites-nous votre réalité donnée
Celle que vous croyez monopole de vérités.

Donnez-nous juste un bout de rêve
Pour ne pas mourir de vos échecs
N'avez-vous donc qu'une âme amère
Pour sans cesse, jeter la pierre
C'est avec la haine de vos veines
Qu'ici nous construirons une forteresse
Donnez-nous juste un droit de rêve
Et laissez tomber vos guerres de chimères.

La calomnie, c'est du noir de charbon
Qui tâche en nous laissant l'odeur
Du mépris que vous aimez respirer
D'un goût certain, pour mieux nous torturer.

Vous tous, ici, qui n'avez pas fait le monde
Seriez-vous Dieu pour juger le meilleur
D'entre moralité de vivre en liberté
A l'aube de nous vouloir enchaîner.

Donnez-nous juste un bout de rêve
Pour ne pas mourir de vos échecs
N'avez-vous donc qu'une âme amère
Pour sans cesse, jeter la pierre
C'est avec la haine de vos veines
Qu'ici nous construirons une forteresse
Donnez-nous juste un droit de rêve
Et laissez tomber vos guerres de chimères.

Ne venez pas tout piétiner de votre loi
Ne faites pas de nous des martyrs
Laissez-nous vivre, simplement face à face.


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Ne me suis pas


Si le jour devient sale
Et la nuit trop blanche
Si la mer devient noire
Et le ciel sans lune
Si mes larmes sont de sang
A mes cris de silence.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas sombrer
Avec moi, d'une folie bercée.

Si ma bouche se ferme
Et que mes mains racontent
L'histoire de mes rêves
Perdue dans la solitude
D'un monde sans prénom
Où s'est égarée mon ombre.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas te glisser
Avec moi, tout déchirer.

Si ma vie devient lourde
Et trop légère, ma mort
Si mon cœur devient sourd
Et mon regard, un mur
Si mes espoirs s'endorment
A mes veines sans révolte.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas tomber
Avec moi, dans l'irréalité.

Si mon corps se déchire
Et que mon âme se meurt
D'une mémoire trop furtive
Qui ne parle presque plus
A l'autre, sans couleur
Dis-toi que je n'aurai plus peur.

Il te faudra me quitter
Pour ne pas sombrer
Où moi, j'aurai coulé
Il te faudra m'abandonner
Pour ne pas glisser
Où je me suis découpé
D'une autre réalité.


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Je me souviens


Je me souviens du silence dans la maison
Et le goût de mes larmes sur mes frisons
Dépassant les limites de l'inadmissible
Des mots que tu n'as jamais dits.

Je me souviens de l'absence d'un prénom
Et le goût de mes cris dans la pénombre
Dépassant l'au-delà de la nuit
Pour me découvrir encore plus petite.

Je me souviens d'une douleur amère
Dans la solitude de mes veines
Où je me suis noyé sans toi
Dans l'immensité grand du soir.

J'étais la personne la plus seule au monde
Dans le néant qui vagabonde
Je n'ai jamais retrouvé la ronde
De l'amour et de la passion
J'étais devenu l'ombre de mon ombre
Un grain de sable sur le monde
Aux jours des nuits qui se confondent
J'étais de celles qui renoncent.

Je me souviens du silence des murs
Sous le poids du chagrin et de l'amertume
Pourquoi survivre à celui qui vient de mourir
Puisque sa fuite a tout enseveli.

Je me souviens de l'absence qui lutte
Sous le poids d'un océan d'écume
Pourquoi la mort est-elle aussi vive
Sur le rasoir de la vie.

Je me souviens d'avoir éteint la lumière
Juste avant que sommeil me prenne
A la rencontre de ton voyage
Du bout des doigts, j'ai touché ton visage.

J'étais la personne la plus seule au monde
Dans le néant qui vagabonde
Je n'ai jamais retrouvé la ronde
De l'amour et de la passion
J'étais devenu l'ombre de mon ombre
Un grain de sable sur le monde
Aux jours des nuits qui se confondent
J'étais de celles qui renoncent.

Anticipé sa mort
Est pire que la mort elle-même.


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Nos quinze ans


LUI   Te souviens-tu de nos quinze ans
         Assis sur le bord de la mer
         A se demander combien de printemps
         Notre amour restera fidèle
         Nous n'étions plus des enfants
         Du moins, ce qu'en disaient nos rêves.

ELLE   Je me souviens de nos quinze ans
            Et dans mon cœur, lorsque j'y pense
            Je voudrais tant revenir en arrière
            Revivre nos nuits d'amour si émouvantes
            Ces éternelles promesses, tendresse
            Le jour où je suis devenue tienne.

ELLE ET LUI   Nous n'aurons plus jamais quinze ans
                D'autres amants s'aiment à notre place
                Sur le sable de cette plage
                Où nous avons connu l'amour voyage
                Bercés par le bruit lent des vagues
                C'était il y a longtemps déjà
                Nous n'aurons plus jamais quinze ans... Quinze ans.

LUI   C'est vrai que le temps a passé
          Mais tous nos souvenirs sont restés
          Te dire, ma femme, je t'ai aimée
          Comme personne n'aurait su t'aimer
          Elle est ici notre réalité
          Dans la passion d'un amour entier.

ELLE   Je t'ai aimé chaque jour plus fort
            Qu'à nos quinze ans, une nuit dehors
            Où blottie tout contre ton corps
            Je savais quelle était ma force
            C'est dans tes bras que j'ai grandi encore
            De bonheur en seconde, tu étais mon île au trésor.

ELLE ET LUI   Nous n'aurons plus jamais quinze ans
                D'autres amants s'aiment à notre place
                Sur le sable de cette plage
                Où nous avons connu l'amour voyage
                Bercés par le bruit lent des vagues
                C'était il y a longtemps déjà
                Nous n'aurons plus jamais quinze ans... Quinze ans.


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Je suis


Ne chercher surtout pas à prévoir mes réactions
Vous auriez toutes les chances de vous tromper
Je ne suis ni ange ni démon
Juste l'insaisissable clarté
Que vous n'avez pas su voir dans l'ombre.

J'ai parcouru les plaines de ce monde
Traversé les déserts secs et assoiffés
Navigué sur des eaux d'opales trop profondes
Pour ne trouver qu'une terre déchirée
Que vous avez plongé de pénombre.

Je ne suis que le reflet du temps
L'horloge de votre conscience
Je ne suis ni rose ni coupant
De votre décadence
Je suis juste la souffrance
Le miroir de votre violence
L'odeur de votre sang
De ce qui reste vivant.

Ne cherchez pas à nier de mensonges
Vous risqueriez de vous brûler
Je ne suis ni juge ni prison
Juste l'insaisissable révolté
Dans votre haine de feu immonde.

J'ai voyagé des millions d'horizons
Brisé des murs que vous aviez montés
J'ai assisté aux guerres sous les bombes
Je n'y ai vu que des larmes versées
Je m'appelle la vie, voici mon nom.

Je suis le reflet vivant
De votre inconscience
Je suis la glace et le brûlant
De votre déchéance
Je suis la souffrance
Le miroir de votre sang
J'ai lutté pour la délivrance
De ce qui reste vivant
Je suis la vie et vous la souffrance.


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J'arracherai


Si je survis à l'hiver
Qui enveloppe mon corps
De glace et de neige
Si je survis au soleil
Qui me brûle, me dévore
Pour me coucher à terre.

J'arracherai le sort
Qui s'étant dans mes veines
Pour que la vie se donne
J'arracherai les torts
Les raisons, les regrets
Je marcherai encore.

A force de prières
De murmurer l'effort
L'indigo de renaître
Avec une âme entière
Pour un autre décor
Sans aucune poussière.

J'arracherai le sort
Pour que tu me reviennes
Au passé qui s'endort
J'arracherai les torts
Que demain se réveille
Je marcherai encore
Pour que tu me retiennes.

Si je déjoue l'enfer
Où mon cœur s'endort
De ne plus voir le ciel
C'est pour que tu m'aimes
Aussi loin que l'aurore
Nous prêtera ses ailes.

J'arracherai le sort
Qui s'est planté dans mes veines
Au passé qui s'endort
J'arracherai les torts
Des passions, des regrets
Je marcherai encore
Pour que tu me reprennes.


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Mon bric-à-brac


Je ne veux pas connaître la sentence
Des sentiments qui glissent dans l'errance
Je sais que j'aurai mal d'avance
Sous des larmes de souffrances.

Je ne veux plus vivre l'illusion
D'une vie qui oublie les passions
Qui se fondent dans l'horizon
Quand se meurent les saisons.

Je ne veux pas survivre à nous
D'une promesse que tu m'as faite un jour
D'un murmure sur ta bouche
Que j'ai cru pour toujours.

Un bric-à-brac de toi
J'ai le cœur qui éclate
C'est un fric frac
D'amour écarlate
Dans le tic tac
Du temps qui s'efface.

Un cheval de bois à bascule
Dans ma mémoire qui bouscule
Le silence de la solitude
Où je me suis perdu.

J'ai l'âme et le cœur chagrin
De notre amour défunt
L'ombre de nous me tient la main
Pour m'entraîner sans lendemain.

Dans la foule de mes souvenirs
J'y vois partout ton sourire
Dans la blancheur de mes nuits
Le soleil s'est endormi.

Un bric-à-brac de toi
J'ai le cœur qui éclate
C'est un fric frac
D'amour qui s'en va
Dans le tic tac
Du temps qui s'égare
Puisque toi plus moi
Moi plus rien sans toi
Dans les heures qui passent
Me laissant seul sur place.


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Croire et espérer


LUI   Il aurait fallu que tu m'apprennes
          A ne pas te mentir
          Pour qu'un jour tu me surprennes
          Au soir, te trahir.

ELLE   Il aurait fallu que tu m'écoutes
             Dans mes silences
             Moi, j'ai fait fausse route
             Je suis en errance
             J'avais des rêves pour nous deux
             Mais l'amour a quitté tes yeux
             Sous un ciel de feu...

ENSEMBLE   Sous un ciel de feu.

ELLE   Quand moi je t'aime encore
             Toi, tu ne m'aimes plus
             J'ai si froid dans mon corps
             Que je ne souris plus.
ET LUI   Quand moi, je t'aime moins fort
                 Toi, tu m'aimes un peu plus
                Tu as si froid dans ton corps
                Que tu ne souris plus.

ENSEMBLE   Un cœur pour deux
          Ce n'est pas assez
          Pour croire et espérer
          Être toujours heureux.

J'aurais dû partir avant l'orage
Des pluies d'été
Pour ne pas voir sur ton visage
Les larmes coulées.

J'aurais dû fuir avant le naufrage
Sentiments sombrés
Nous n'atteindrons pas ensemble le rivage
L'amour s'est noyé
J'avais des rêves pour nous
Et foi en l'amour
Pour aimer toujours...

ENSEMBLE   Pour aimer toujours.

ELLE   Quand moi je t'aime encore
             Toi, tu ne m'aimes
             J'ai si froid dans mon corps
             Que je ne souris plus.
ET LUI   Quand moi, je t'aime moins fort
                Toi, tu m'aimes un peu plus
                Tu as si froid dans ton corps
                Que tu ne souris plus.

ENSEMBLE   Un cœur pour deux
                Ce n'est pas assez
                Pour croire et espérer
                Être toujours heureux.


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Blessures d'un homme


J'ai croisé son regard
A peine rassuré
Scrutant les nuages
A peine dispersés
J'ai même vu son âme
C'est elle qui m'a fusillée.

Ses pieds et poings liés
Les genoux à terre
M'ont fait me réveiller
Pour comprendre l'enfer
Où il s'était enfermé
Sans retour en arrière.

Qu'elle était grande sa douleur
Que je ne pouvais atteindre
J'ai murmuré en douceur
Des prières pour l'étreindre
Mais il avait trop peur
De me tendre la main
Et j'ai senti son cœur
Se refermer sur le mien.

J'au vu dans le miroir
De ses yeux, l'inavoué
Ce qu'il ne voyait pas
D'avoir été blessé
J'ai même frôlé son visage
D'un souffle pour le réveiller.

Mais il avait déjà sombré
Du côté de se perdre
Je n'ai pas pu le rattraper
Il était bien trop fière
Pour ne rien demander
Et surtout pas de l'aide.

J'ai pris en plein cœur ses malheurs
Sans trouver le point d'une fin
J'en ai crié de douleur
Jusqu'au petit matin
Qui était-il dans la nuit
Je n'en saurais jamais rien
Il n'a laissé qu'une place vide
Et moi, je le cherche en vain
Si vous le croisez dans le soir
S'il vous plait, appelez-moi
Depuis lui je me noie
Dites-lui que je l'attends
A l'endroit des souffrances
De l'autre côté du vent.


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Lettre de sang


Seule enfermée, le cœur déchiré
Je me souviens de toi, de tes caresses
Puis j'imagine que tu m'appelles
Pour renaître sur tes lèvres
Dans mon sommeil tout est réel.

Puis lorsque s'achève la nuit
Le jour explique que c'est fini
Que tu es parti loin d'ici
Vivre une passion magique
En oubliant mon souvenir.

Je t'écris cette lettre de sang
Couverte de larmes mourantes
A l'encre de ma souffrance
Qui brûle de ton silence
Mon cœur a vieilli de vingt ans
En écrivant cette lettre de sang...

Ces mots que tu ne liras jamais
Je ne veux pas te faire de peine
Les phrases resteront en sommeil
Mon semblant de vie et de rêves
Le parfum d'un amour sans pareil.

Je protège tous mes souvenirs
Pour survivre à la vie
Mourir serait trop facile
Je préfère le silence et l'exil
Croire que tout n'est pas fini.

Je t'écris cette lettre de sang
Couverte de larmes mourantes
A l'encre de ma souffrance
Qui brûle de ton silence
Mon cœur a vieilli de vingt ans
En écrivant cette lettre de sang...


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Choisir son sauvetage


Si longtemps ton regard
S'est plongé dans l'émeraude
De mes yeux
Je l'ai vu, que cherches-tu ?
L'as-tu trouvé ?
Tu as voulu toucher notre amour
Que j'avais gardé au chaud
D'un seul feu
Tu as eu peur de te brûler
Aussi, tu as baissé les yeux
Te souvenant qu'hier encore
Tu y faisais naufrage
En entrevoyant la vérité
Tu as eu peur de l'affronter
Comment faire pour s'abandonner
Et rêver quand on est
À demi noyé.
Puis, tu m'as embrassé
Tu as baissé les armes
En guerrier de l'amour
Tu as posé un genou à terre
À mon grand étonnement
Tu as rendu ton armure
En me couvrant de " je t'aime "
Tu as tout retrouvé
Comme si rien ne s'était arrêté
Tu t'y es jeté
À cœur et à corps
Perdu sans avoir peur
Tu as saisi la bouée
Que je t'avais lancée
Pour ne plus être otage
D'un passé qui faisait mal
En choisissant ton sauvetage
Tu as atteint le rivage
Et notre plage de sable
À présent, mon amour
Nous sommes du même voyage.


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Avant de te connaître


Je prendrai tout de toi
Les cicatrices que l'on voit
Celles qui ne se voient pas
Plus présentes, je crois.

Je te prendrai belle ou laide
Puisque déjà je t'aime
Au travers de tes lettres
Avant de te connaître.

Je prendrai tout tes défauts
Même si se sont les plus gros
La qualité de tes mots
Valent plus que les autres
Ils suffiront sur ma peau.

De toi, je ne veux rien exiger
Nous trouverons la sécurité
Sans calcul, sans arrières pensées
Pour nous éclabousser.

Dans mon cœur, il fait clair
À en voir le soleil
Tu pourras t'y réchauffer
Comme sous un nouveau ciel
Et cette flamme qui veille
De t'aimer sans pareil
Tu ne pourras la souffler
Sinon, jamais la retrouver.

Quitteras-tu ton manteau de misère
Pour vivre dans ma lumière
Je t'embrasse fort et sincère
À bientôt, je l'espère
Mon inconnue, belle.


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Mon amour grand


Il y a des murmures
Des prières
Quelques bougies éteintes
Sur la pierre
Où passe à peine
Une faible lumière
Du matin.

Il y a la solitude
Assoiffée
Prête à se jeter
De l'autre côté
De ces murs trop glacés
Pour aller respirer
L'odeur des pins.

Quand il n'y a plus que moi
Au couché des étoiles
Dans ce brouillard de larmes
Qui n'en finit pas.

Il y a des souvenirs
Étranglés
Complicité avouée
Indélébile et torturée
Pour m'assommer
De vouloir te garder
Toujours entre mes mains.

Il y a cette mémoire
Sans pause
Qui colle à ma peau
Tel un fantôme
Qui aire sans repos
Sur mon chemin.

Il y a la souffrance
Les regrets
Et les mots qui se taisent
De discours de chimères
Quand rien n'est plus pareil
Jusqu'à la couleur du ciel
Qui ressent le chagrin.

Envole-toi mon amour grand
Reprends tes ailes d'argent
Ici je garde notre amour
Pour qu'il devienne un jour
Un autre rendez-vous
Du destin... Pour nous.


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Un mauvais chapitre


Puisqu'il est trop tard
Dans ce désert de sable
De poussières qui volent vers l'oubli
Puisqu'il faut reprendre
Un train qui s'élance
Pour nous consumer loin d'ici
De ce quai immense
Où forcément l'adieu nous domine
Puisque c'est ailleurs
Qu'iront mourir les heures
Découvrir d'autres joies anonymes
Loin de moi.

J'ai des morceaux de rêves dans mes veines
Blottis contre la nuit
Pour empêcher les blessures
De grandir ma peine
Et tout ce que je déteste
L'après du silence et la solitude
Trop bruyante.

Entre des heures qui balancent
L'invraisemblable trot tôt
De finir
L'histoire de nos vies
Ce mauvais chapitre
Comme un roman noir
Sans autre destin
Que de mourir.

Même s'il ne me reste de toi
Qu'une trace de tes pas
Au milieu des douleurs
Où j'ai planté mes pleurs
Pour fleurir les saisons
Qui n'ont pas su retenir
L'horizon de ton âme.

Dans ton voyage, garde mon image
Ici, là-bas, puisque tu pars
Puisque les nuits s'endorment
À l'ombre de mes paupières
Faites encore des prières
Pour me donner la force
Le courage d'autres ciels
Pour ne pas bousculer
L'eau de mes larmes salées.


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Un peu moins sale


Courir encore
Jusqu'à tomber
À bout de force
Dériver
Quelques secondes
Qui ont cédé
Sous la raison
Assassiné.

Qu'est ce qu'il faut dire
À ceux qui tremblent
Des blessures de la vie
Quand même le temps
Repousse à plus tard
L'espace d'y voir
Un peu moins sale
Dans ce brouillard.

Perdre les jours
Sans caution
Qui s'en vont
Malgré tout
Crier l'urgence
Inconsciemment
De se défendre
Des tourments.

Qu'est ce qu'on peu dire
Quand tout fait mal
Qu'après la pluie
De la mémoire
Revient l'espoir
D'autres regards
L'instant d'y voir
Un peu moins sale
Quoi qu'il advienne
Le temps qui passe
Oublier la grêle
À chaque fois.

Que ce n'est plus la peine
De comprendre et savoir
Pourquoi ils saignent
À chaque pas
Qui les bannit
D'être vivant
Quand tout se brise
D'éternellement.

Toi solitude
Laide et fragile
Juste au dessus
Des jours mobiles
Vertige au noir
Que l'on efface
Tes traces
C'était fatal
Que tu comprennes
Qu'il n'y a pas
Que des chaînes
À nos âmes.


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Des rêves anciens


Des sourires auxquels on repense
Des regards qu'on voudrait reprendre
Juste une heure avec violence
Qui gommeraient l'absence.

Des rêves anciens d'amour
Des mots qui nous frôlent en silence
Pour souffler sur les jours
De mélancolie d'inconscience
Comme un lac qui s'étend.

Des gestes aveugles et sourds
Des larmes d'horizons plus grands
Comme un coup de foudre
Qui nous touche le ventre
D'émotions d'importance

Des images dans notre mémoire
C'est le cadeau du temps
Et le passé qui passe
Au hasard du présent
Qui s'invente un voyage
De souvenirs brûlants
Et quoi que l'on fasse
Quelques secondes s'étendent
Dans l'espace qui nous prend.

Des sourires auxquels on repense
Des regards qu'on voudrait surprendre
Juste une heure, un moment
Un instant sans violence
Qui gommerait l'absence.

Des rêves anciens qui se déroulent
Des mots murmurés qui s'engouffrent
À la pointe de nous
Des passions bouleversantes
Transformées de silence.


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Juste une pensée


Je voulais simplement te dire
Que derrière son sourire
Il y avait des larmes sans fin.

Dans le silence de ses lettres
Qu'elle écrit en secret
Pour les déchirer au matin.

Sur son cœur tout chiffonné
Des souvenirs de t'aimer
Ta photo dans les mains.

Je ne te dis pas de l'appeler
Ni même d'aller la retrouver
Juste une pensée, tu vois, c'est rien.

Je sais qu'elle a perdu la foi
Pour découvrir la colère et la hargne
Depuis que tu n'es plus là.

Dans ces nuits blanches, c'est l'hiver
Une différence de soleil
Parce qu'elle ne pense qu'à toi.

Je voudrais simplement te dire
Qu'elle a du mal à survivre
Ses yeux ne cherchent que les tiens.

Dans l'insolence de ses rêves
J'entends le murmure des prières
Qu'elle conjugue au chagrin.

Je te dis juste qu'elle est blessée
Que je ne peux pas l'aider
Toi seul étais son refrain
Sa longueur, son moteur, son destin
Je ne te dis pas de culpabiliser
Ni même d'aller la consoler
Juste une pensée, tu vois, c'est rien
Au creux de tes mains
Une pensée et c'est bien
C'est tout et c'est rien.

Si des regrets te martèlent
Et que toi aussi tu l'aimes
Lance-moi un s.o.s
Je sonnerai les tempêtes
Qui guérissent les querelles
Réfléchis bien, je t'aime mon frère.


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Pas vraiment ça


Le cœur à la dérive
Le regard immobile
J'imagine la nuit
Suspendu à un fil.

Des lumières qui s'éteignent
Et d'autres qui s'éveillent
Pour l'amour ou l'angoisse
Qui sait, peut-être pas.

Je regarde la foule
S'engouffrer dans des tours
Où plus rien ne respire
L'instant d'un sursis.

Et je compte les heures
Où il n'y a plus personne
Pour tromper le malheur
Que je voulais menteur
Insignifiant et seul
Pour taire la douleur
Qui cogne dans mon cœur.

J'imagine que cette vie
N'est pas vraiment la mienne
Qu'il suffit de mourir
Pour de nouveau renaître.

Quand un mauvais génie
A fait sa valise
Juste merci au revoir
Nous deux, c'était pas vraiment ça.

J'ai cru en l'amour
Lui, n'était que discours
A l'ombre de tout
Je regarde la foule
Pour noyer mes pensées
Et tout réinventer
Comme dans les comtes de fées
Où j'aimais respirer
Juste avant de l'aimer
Juste avant de sombrer
Dans la folie du vide
De l'esprit de la nuit.


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Le temps s'évade


Toi qui es née en septembre
À l'ombre d'un été brûlant
Pour respirer la vie
C'est ta caution d'avenir
Qu'ils ont tracée pour toi
Du côté des étoiles
Pour qu'elles puissent éclairer
Tes nuits enchantées.

Toi, tendrement que l'on berce
D'une mélodie nouvelle
La tête cerclée de boucles
Si belle et si rousse
Toi qui souris aux anges
Captive de leurs chants
Ce sont des jours heureux
Bénis sans doute par les dieux.

Tu grandis domptée et rebelle
Et la rousseur de ta crinière
Se mélange à l'esprit sauvage
Comme un galop de cheval
Il ne te manque rien
Tu as la grâce au féminin
Tu es le feu et la tempête
Le calme bleu du ciel.

Toi qui grandis au soleil
L'adolescence te martèle
Tu es soumise et révoltée
Dans ce monde de grands
Pour découvrir les romances
Que tu as lu avec passion
À longueur de raison.

Te voici une femme parfaite
La nature t'a faite belle
De trésors et d'amour
Jusqu'au rose de tes joues
Et tu danses encore, et tu danses
À côté de tes juste vingt ans
Et le flambeau de tes yeux
Fait des jalouses et des malheureux.

Quelque peu éprouvée par le temps
Qui n'a semé que du vent
Sur ton cœur l'amour est absent
Et le fantôme de tes printemps
Vient creuser les blessures
Du silence d'être nue
Sans personne dans tes bras
Pour remplir ton regard.

Surtout ne te retourne pas
Le temps déjà s'évade
Il est trop tard.


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Symphonie du rêve


Un geste immobile, une lueur qui s'achève
Révolté, douloureux au fond du regard
Le silence des mots qui blesse
Qui ne finiront pas la phrase.

Le temps apprivoisé qui sommeil
Des saisons qui n'en finissent pas
Et le sang des colères qui saignent
Comme si c'était son dernier combat.

Une mémoire enfermée au creux de notre âme
Un rêve qui s'achève par trop de brouillard
Sous le poids des heures quotidiennes
Éprouvée par des milliers d'orages.

Des sourires bouleversants qu'on a pas su séduire
Des regrets turbulents qu'on a pas pu détruire
La romance est captive autant que fugitive
La solitude lui ressemble aussi.

La vie ne s'apprend pas sans souffrance
Les expériences me l'ont bien expliqué
Chaque fausse note est un pas en avant
Même si la musique est un peu décalée.

Il nous reste la symphonie du rêve
En attendant l'être qui saura nous aimer
Aussi longtemps qu'il y aura dans le ciel
Des étoiles pour défendre le soir
Lumineuses d'espoir
Dans le noir.

Où nous aurons froid.


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