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Accès aux Textes : Alliance Puisque Y croire Petit Papillon Compagnon de vie Hélène et Clara Lettre à l'absente Calomnie Ne me suis pas Je me souviens Nos quinze ans Je suis J'arracherai Mon bric-à-brac Croire et espérer Blessures d'un homme Lettre de sang choisir son sauvetage Avant de te connaître Mon amour grand Un mauvais chapitre Un peu moins sale Des rêves anciens Juste une pensée Pas vraiment ça Le temps s'évade Symphonie du rêve Retour à la page d'accueil. |
ALLIANCE
Valérie GROSJEAN
Dix années douces et belles d'attente Sur une promesse d'amour Faite par delà le temps Et les printemps du jour Du jour d'il y a dix ans Quand il m'a dit bonjour. C'était l'hiver ensoleillé Dans son regard de bronze J'y ai découvert le passionné L'autre face du monde Celle qui reste cachée A la quête d'un frisson. Alliance, acte discret et sincère A l'abri des regards indiscrets D'une jalousie d'autrui Alliance, pacte d'amour dans l'éternel Filet d'or au doigt qui caresse La certitude de s'aimer toute une vie. Dix années à s'aimer, à s'attendre Sur une promesse de nous Faite par-dessus le temps Où les heures s'enroulent Du bien-être des amants A la poésie des fous. Bien au-delà des rêves survolés Nos corps enlacés qui se fondent Toucher du bout des doigts, l'ivresse abandonnée Qui attendait patiemment nos deux prénoms Pour nous marier d'éternité De s'aimer dans la ronde... Du monde. Alliance, acte discret et sincère A l'abri des regards indiscrets D'une jalousie sur nos vies Alliance, pacte d'amour sans vieillesse Filet d'or au doigt qui caresse La profondeur des sentiments qui survivent Bien au-delà de ce qui paraît Parce que l'amour, c'est lui Puisque l'amour, c'est moi Ensemble, vivons les jours de nous. revenir au début
Puisque tu me manques Puisque tu n'es pas là Puisque le temps du monde S'élance jusqu'à moi Pour me prendre tout bas. J'irai sans dire un mot Sur les frontières du soir Prier que le ciel arrose Une eau de larmes sur toi La même eau que mes cris. Quand en moi je n'ai plus Que les miettes d'une guerre Dans batailles perdues Pour nous garder heureux. J'avais tant à nous donner Dans le vivant des heures Que jalousait le bonheur De moqueries en douceur Qui nous bercent le cœur Avant que tu ne jettes l'ombre Qui m'enferma sans couleur Juste à côté des douleurs Qui ont fait faner le fleur Celle qui nous croyait passion. Puisque tu as tout balayé Puisque tu as brûlé l'azur Puisque tu m'as déraciné Sous un ciel de lune Regardes, je suis tombé. Au pied de ton drapeau J'ai déposé la rose Rose qui n'a plus d'espoir D'avoir été fauchée à la lame. Comment faire pour me retrouver Dans ce désert de sable nu Où j'ai presque perdu pied Entre le nord et le sud Je ne sais plus qui est moi. revenir au début
J'aimerais croire à demain Au jour qui se lève Pour annoncer l'été câlin D'un soleil qui caresse La peau satin De se laisser matin. J'aimerais vraiment y croire A la nuit qui s'efface Pour me laisser la place D'y mettre un bout de tout D'amour. Je voudrais croire au destin Le cuivre indien des rêves Qui survit au chemin Sans démon qui s'élève Pour me tirer la main M'entraîner vers l'abyme. J'aimerais vraiment m'asseoir Sur un lit d'étoiles Et croire aux histoires D'y mettre un bout de tout De moi, d'amour. Je voudrais croire à demain Au jour qui s'éveille Pour dessiner un refrain Qui réveillera le faible De ce qui me maintient Les pieds et poings chagrins. J'aimerais vraiment voir L'horizon dans mes larmes Et croire aux images D'y mettre un bout de tout De tout, d'amour D'y mettre un bout de jour De moi, d'amour D'y mettre un bout de tout D'un nous, toujours. revenir au début
A la nuit tombé, vêtue d'une simple robe Mettant en valeur sa ligne parfaite Des musiciens animaient la soirée Nuit placée sous le signe de la détente Elle était belle d'un sourire tissé d'or Dans ces yeux, des étoiles discrètes J'étais sous le charme de l'aimer D'un amour aussi vrai que fracassant. La vie n'est pas toujours ce qu'on voudrait qu'elle soit J'ai cru mourir d'amour pour elle Sans savoir maîtriser les heures du temps Il n'y avait qu'elle pour qui je voulais vivre Malheureusement elle ne me voyait pas Sous le faux jour des lumières J'avais juste oublié simplement Que je n'étais qu'un papillon de nuit. J'ai tourbillonné jusqu'à m'étourdir Pourquoi étais-je donc si petit J'aurais tant voulu être celui Qui l'invita d'un sourire sur la piste J'ai lissé mes ailes de vivre Tourbillonné jusqu'au bout de la nuit Pour qu'elle me regarde moi aussi Mais j'étais vraiment vraiment trop petit. A l'aube qui ne rompit pas le sort De n'être qu'un papillon qui sommeille D'une nuit mouvementée de l'aimé J'avais les ailes transparentes d'avance Dans la pénombre qui lentement s'évapore Sans qu'une fée réalisa mon rêve Celui d'être un homme pour l'éternité Mon vœu d'être grand restera dans l'errance. Qu'elle drôle d'idée d'avoir eu dans le soir Que de rêver de me poser sur elle Moi qui ne suis qu'un papillon du temps Le temps de quelques nuits fragiles Qui m'éloigne loin vers le large D'une réalité d'entre terre et ciel Puisque je ne deviendrais jamais grand Dans l'éphémère de ma vie qui m'entraîne pour mourir. J'ai tourbillonné jusqu'à m'étourdir Pourquoi étais-je donc si petit J'aurais tant voulu être celui Qui l'invita d'un sourire sur la piste J'ai lissé mes ailes de vivre Tourbillonné jusqu'au bout de la nuit Pour qu'elle me regarde moi aussi Mais j'étais vraiment vraiment trop petit. revenir au début
J'ai eu le cœur fontaine Et les yeux porcelaine En souvenir de toi Mon compagnon de vie Qui savait m'attendrir. Le cristal de mes larmes Se reflète au miroir Des joies passées fragiles Qui loin, ont disparues Nouvelle demeure d'azur. J'espère que tout là-haut Dans ton nouveau royaume Celui des animaux La lumière des autres Guideront l'émeraude D'un horizon plus beau Pour toi, mon ami, mon drapeau. J'ai le cœur malheureux Et les yeux douloureux En mémoire du regard Que j'aimais te lire Dans le silence d'être amis. Le brouillard de mes larmes S'échoue au hasard de nulle part Je marche sans bruit dans le vide Et ton absence me voit perdu C'est pire qu'une déchirure. J'espère que tout là-haut Dans ton nouveau royaume Celui des animaux La lumière des autres Guideront l'émeraude D'un horizon plus beau Pour toi, mon ami, mon drapeau. Que mes prières t'accompagnent Jusqu'à ta dernière demeure Que mon amour pour toi Te guide de douceur. revenir au début
Incontournable fruit du hasard Elle est venue, Clara Dans le monde seul d'Hélène Comme une pluie de soleil Pour faire naître son cœur D'un mélange de bonheur. Duel sous un ciel de feu Sur des chemins hasardeux Leurs mains scellées à jamais De confidences de femmes sereines D'une émouvante composition Qui ne porte que deux prénoms. Hélène, Clara à la poursuite du vent Sous tempête de neige en souffrance Hélène lui a donné chair et sang Pour combattre les démons des tourments Clara, l'étreinte d'une seconde de siècle Dans la spirale d'un charnel Clara, c'est son étoile, son parfum d'extrême C'est sa mémoire, son histoire, le secret... D'Hélène. L'introuvable amour des deux femmes Dans une guerre trop lasse Se sont rejointe sans pareil L'inégalable dans leurs veines S'est transformé de lueurs D'une lumière d'intérieur. Promesses offertes dans leurs yeux Hélène et Clara sont heureuses Ne faisant qu'une sans frontière Dans la fureur de vivre entière Chef d'œuvre d'amour et d'horizon La mère et l'enfant sont devenue... Le monde. Hélène à la poursuite du temps Sous des nuages de neige blanche Hélène lui a donné son sang Dans un écrin de firmament Clara, l'enfant d'une seconde de siècle A fait le futur de rêve Clara, c'est l'étoile et le cœur d'une mère Une mémoire, une histoire, un secret... D'Hélène. revenir au début
Déjà dix ans que tu n'es plus Toi que je n'ai jamais revue Si belle dans tes habits de lune Que même les étoiles te jalousent Tu étais ce qu'il y avait de plus doux Dans la tendresse et les gestes d'amour. Je t'ai aimé plus que tout maman Souvent d'un amour transparent Pardon pour toutes ces heures d'absence Le temps, je sais ne se rattrape pas Mais je te garde en mémoire Comme on garde son âme, son âme. Je t'écris les mots de mon sang Mes larmes sont celle de l'absente Tu ne liras jamais les phrases Qui s'étalent sur ce papier brouillard D'ici, tu es trop loin là-bas Je t'écris les mots sans délivrance Lettre d'amour, lettre à l'absente. Tu m'as donné tout l'amour d'une mère Celui que l'on n'oublie jamais Qui souvent me brûle les veines De ne pas avoir toujours su Te rendre ce bonheur étendu Qui nous unissait sans retenu. Pardonne-moi maman pour tout le mal Que je t'ai fait sans le vouloir Sans cesse, je n'ai aimé que toi Même si je ne te l'ai jamais dit Tu es la plus belle des églises Dans le plus beau de mes souvenirs. Je t'écris les mots du silence Mes larmes, le sang de l'absente Tu ne liras jamais les phrases D'ici, tu es trop loin là-bas Je n'arrive plus à te voir Et tous ces maux sans délivrance Lettre d'amour, lettre à l'absente Elles sont à toi, ces phrases parties trop tôt de moi. revenir au début
La calomnie du monde de l'incompréhension D'un regard et d'un doigt levé accusateur Vers ceux qui, dans la nuit, restent cachés Parce qu'ils sont différents dans leur façon d'aimer. Vous, tous ces juges sans visage et sans nom Qui criez fort à l'impureté de nos cœurs Dites-nous votre réalité donnée Celle que vous croyez monopole de vérités. Donnez-nous juste un bout de rêve Pour ne pas mourir de vos échecs N'avez-vous donc qu'une âme amère Pour sans cesse, jeter la pierre C'est avec la haine de vos veines Qu'ici nous construirons une forteresse Donnez-nous juste un droit de rêve Et laissez tomber vos guerres de chimères. La calomnie, c'est du noir de charbon Qui tâche en nous laissant l'odeur Du mépris que vous aimez respirer D'un goût certain, pour mieux nous torturer. Vous tous, ici, qui n'avez pas fait le monde Seriez-vous Dieu pour juger le meilleur D'entre moralité de vivre en liberté A l'aube de nous vouloir enchaîner. Donnez-nous juste un bout de rêve Pour ne pas mourir de vos échecs N'avez-vous donc qu'une âme amère Pour sans cesse, jeter la pierre C'est avec la haine de vos veines Qu'ici nous construirons une forteresse Donnez-nous juste un droit de rêve Et laissez tomber vos guerres de chimères. Ne venez pas tout piétiner de votre loi Ne faites pas de nous des martyrs Laissez-nous vivre, simplement face à face. revenir au début
Si le jour devient sale Et la nuit trop blanche Si la mer devient noire Et le ciel sans lune Si mes larmes sont de sang A mes cris de silence. Il te faudra me quitter Pour ne pas sombrer Avec moi, d'une folie bercée. Si ma bouche se ferme Et que mes mains racontent L'histoire de mes rêves Perdue dans la solitude D'un monde sans prénom Où s'est égarée mon ombre. Il te faudra me quitter Pour ne pas te glisser Avec moi, tout déchirer. Si ma vie devient lourde Et trop légère, ma mort Si mon cœur devient sourd Et mon regard, un mur Si mes espoirs s'endorment A mes veines sans révolte. Il te faudra me quitter Pour ne pas tomber Avec moi, dans l'irréalité. Si mon corps se déchire Et que mon âme se meurt D'une mémoire trop furtive Qui ne parle presque plus A l'autre, sans couleur Dis-toi que je n'aurai plus peur. Il te faudra me quitter Pour ne pas sombrer Où moi, j'aurai coulé Il te faudra m'abandonner Pour ne pas glisser Où je me suis découpé D'une autre réalité. revenir au début
Je me souviens du silence dans la maison Et le goût de mes larmes sur mes frisons Dépassant les limites de l'inadmissible Des mots que tu n'as jamais dits. Je me souviens de l'absence d'un prénom Et le goût de mes cris dans la pénombre Dépassant l'au-delà de la nuit Pour me découvrir encore plus petite. Je me souviens d'une douleur amère Dans la solitude de mes veines Où je me suis noyé sans toi Dans l'immensité grand du soir. J'étais la personne la plus seule au monde Dans le néant qui vagabonde Je n'ai jamais retrouvé la ronde De l'amour et de la passion J'étais devenu l'ombre de mon ombre Un grain de sable sur le monde Aux jours des nuits qui se confondent J'étais de celles qui renoncent. Je me souviens du silence des murs Sous le poids du chagrin et de l'amertume Pourquoi survivre à celui qui vient de mourir Puisque sa fuite a tout enseveli. Je me souviens de l'absence qui lutte Sous le poids d'un océan d'écume Pourquoi la mort est-elle aussi vive Sur le rasoir de la vie. Je me souviens d'avoir éteint la lumière Juste avant que sommeil me prenne A la rencontre de ton voyage Du bout des doigts, j'ai touché ton visage. J'étais la personne la plus seule au monde Dans le néant qui vagabonde Je n'ai jamais retrouvé la ronde De l'amour et de la passion J'étais devenu l'ombre de mon ombre Un grain de sable sur le monde Aux jours des nuits qui se confondent J'étais de celles qui renoncent. Anticipé sa mort Est pire que la mort elle-même. revenir au début
LUI Te souviens-tu de nos quinze ans Assis sur le bord de la mer A se demander combien de printemps Notre amour restera fidèle Nous n'étions plus des enfants Du moins, ce qu'en disaient nos rêves. ELLE Je me souviens de nos quinze ans Et dans mon cœur, lorsque j'y pense Je voudrais tant revenir en arrière Revivre nos nuits d'amour si émouvantes Ces éternelles promesses, tendresse Le jour où je suis devenue tienne. ELLE ET LUI Nous n'aurons plus jamais quinze ans D'autres amants s'aiment à notre place Sur le sable de cette plage Où nous avons connu l'amour voyage Bercés par le bruit lent des vagues C'était il y a longtemps déjà Nous n'aurons plus jamais quinze ans... Quinze ans. LUI C'est vrai que le temps a passé Mais tous nos souvenirs sont restés Te dire, ma femme, je t'ai aimée Comme personne n'aurait su t'aimer Elle est ici notre réalité Dans la passion d'un amour entier. ELLE Je t'ai aimé chaque jour plus fort Qu'à nos quinze ans, une nuit dehors Où blottie tout contre ton corps Je savais quelle était ma force C'est dans tes bras que j'ai grandi encore De bonheur en seconde, tu étais mon île au trésor. ELLE ET LUI Nous n'aurons plus jamais quinze ans D'autres amants s'aiment à notre place Sur le sable de cette plage Où nous avons connu l'amour voyage Bercés par le bruit lent des vagues C'était il y a longtemps déjà Nous n'aurons plus jamais quinze ans... Quinze ans. revenir au début
Ne chercher surtout pas à prévoir mes réactions Vous auriez toutes les chances de vous tromper Je ne suis ni ange ni démon Juste l'insaisissable clarté Que vous n'avez pas su voir dans l'ombre. J'ai parcouru les plaines de ce monde Traversé les déserts secs et assoiffés Navigué sur des eaux d'opales trop profondes Pour ne trouver qu'une terre déchirée Que vous avez plongé de pénombre. Je ne suis que le reflet du temps L'horloge de votre conscience Je ne suis ni rose ni coupant De votre décadence Je suis juste la souffrance Le miroir de votre violence L'odeur de votre sang De ce qui reste vivant. Ne cherchez pas à nier de mensonges Vous risqueriez de vous brûler Je ne suis ni juge ni prison Juste l'insaisissable révolté Dans votre haine de feu immonde. J'ai voyagé des millions d'horizons Brisé des murs que vous aviez montés J'ai assisté aux guerres sous les bombes Je n'y ai vu que des larmes versées Je m'appelle la vie, voici mon nom. Je suis le reflet vivant De votre inconscience Je suis la glace et le brûlant De votre déchéance Je suis la souffrance Le miroir de votre sang J'ai lutté pour la délivrance De ce qui reste vivant Je suis la vie et vous la souffrance. revenir au début
Si je survis à l'hiver Qui enveloppe mon corps De glace et de neige Si je survis au soleil Qui me brûle, me dévore Pour me coucher à terre. J'arracherai le sort Qui s'étant dans mes veines Pour que la vie se donne J'arracherai les torts Les raisons, les regrets Je marcherai encore. A force de prières De murmurer l'effort L'indigo de renaître Avec une âme entière Pour un autre décor Sans aucune poussière. J'arracherai le sort Pour que tu me reviennes Au passé qui s'endort J'arracherai les torts Que demain se réveille Je marcherai encore Pour que tu me retiennes. Si je déjoue l'enfer Où mon cœur s'endort De ne plus voir le ciel C'est pour que tu m'aimes Aussi loin que l'aurore Nous prêtera ses ailes. J'arracherai le sort Qui s'est planté dans mes veines Au passé qui s'endort J'arracherai les torts Des passions, des regrets Je marcherai encore Pour que tu me reprennes. revenir au début
Je ne veux pas connaître la sentence Des sentiments qui glissent dans l'errance Je sais que j'aurai mal d'avance Sous des larmes de souffrances. Je ne veux plus vivre l'illusion D'une vie qui oublie les passions Qui se fondent dans l'horizon Quand se meurent les saisons. Je ne veux pas survivre à nous D'une promesse que tu m'as faite un jour D'un murmure sur ta bouche Que j'ai cru pour toujours. Un bric-à-brac de toi J'ai le cœur qui éclate C'est un fric frac D'amour écarlate Dans le tic tac Du temps qui s'efface. Un cheval de bois à bascule Dans ma mémoire qui bouscule Le silence de la solitude Où je me suis perdu. J'ai l'âme et le cœur chagrin De notre amour défunt L'ombre de nous me tient la main Pour m'entraîner sans lendemain. Dans la foule de mes souvenirs J'y vois partout ton sourire Dans la blancheur de mes nuits Le soleil s'est endormi. Un bric-à-brac de toi J'ai le cœur qui éclate C'est un fric frac D'amour qui s'en va Dans le tic tac Du temps qui s'égare Puisque toi plus moi Moi plus rien sans toi Dans les heures qui passent Me laissant seul sur place. revenir au début
LUI Il aurait fallu que tu m'apprennes A ne pas te mentir Pour qu'un jour tu me surprennes Au soir, te trahir. ELLE Il aurait fallu que tu m'écoutes Dans mes silences Moi, j'ai fait fausse route Je suis en errance J'avais des rêves pour nous deux Mais l'amour a quitté tes yeux Sous un ciel de feu... ENSEMBLE Sous un ciel de feu. ELLE Quand moi je t'aime encore Toi, tu ne m'aimes plus J'ai si froid dans mon corps Que je ne souris plus. ET LUI Quand moi, je t'aime moins fort Toi, tu m'aimes un peu plus Tu as si froid dans ton corps Que tu ne souris plus. ENSEMBLE Un cœur pour deux Ce n'est pas assez Pour croire et espérer Être toujours heureux. J'aurais dû partir avant l'orage Des pluies d'été Pour ne pas voir sur ton visage Les larmes coulées. J'aurais dû fuir avant le naufrage Sentiments sombrés Nous n'atteindrons pas ensemble le rivage L'amour s'est noyé J'avais des rêves pour nous Et foi en l'amour Pour aimer toujours... ENSEMBLE Pour aimer toujours. ELLE Quand moi je t'aime encore Toi, tu ne m'aimes J'ai si froid dans mon corps Que je ne souris plus. ET LUI Quand moi, je t'aime moins fort Toi, tu m'aimes un peu plus Tu as si froid dans ton corps Que tu ne souris plus. ENSEMBLE Un cœur pour deux Ce n'est pas assez Pour croire et espérer Être toujours heureux. revenir au début
J'ai croisé son regard A peine rassuré Scrutant les nuages A peine dispersés J'ai même vu son âme C'est elle qui m'a fusillée. Ses pieds et poings liés Les genoux à terre M'ont fait me réveiller Pour comprendre l'enfer Où il s'était enfermé Sans retour en arrière. Qu'elle était grande sa douleur Que je ne pouvais atteindre J'ai murmuré en douceur Des prières pour l'étreindre Mais il avait trop peur De me tendre la main Et j'ai senti son cœur Se refermer sur le mien. J'au vu dans le miroir De ses yeux, l'inavoué Ce qu'il ne voyait pas D'avoir été blessé J'ai même frôlé son visage D'un souffle pour le réveiller. Mais il avait déjà sombré Du côté de se perdre Je n'ai pas pu le rattraper Il était bien trop fière Pour ne rien demander Et surtout pas de l'aide. J'ai pris en plein cœur ses malheurs Sans trouver le point d'une fin J'en ai crié de douleur Jusqu'au petit matin Qui était-il dans la nuit Je n'en saurais jamais rien Il n'a laissé qu'une place vide Et moi, je le cherche en vain Si vous le croisez dans le soir S'il vous plait, appelez-moi Depuis lui je me noie Dites-lui que je l'attends A l'endroit des souffrances De l'autre côté du vent. revenir au début
Seule enfermée, le cœur déchiré Je me souviens de toi, de tes caresses Puis j'imagine que tu m'appelles Pour renaître sur tes lèvres Dans mon sommeil tout est réel. Puis lorsque s'achève la nuit Le jour explique que c'est fini Que tu es parti loin d'ici Vivre une passion magique En oubliant mon souvenir. Je t'écris cette lettre de sang Couverte de larmes mourantes A l'encre de ma souffrance Qui brûle de ton silence Mon cœur a vieilli de vingt ans En écrivant cette lettre de sang... Ces mots que tu ne liras jamais Je ne veux pas te faire de peine Les phrases resteront en sommeil Mon semblant de vie et de rêves Le parfum d'un amour sans pareil. Je protège tous mes souvenirs Pour survivre à la vie Mourir serait trop facile Je préfère le silence et l'exil Croire que tout n'est pas fini. Je t'écris cette lettre de sang Couverte de larmes mourantes A l'encre de ma souffrance Qui brûle de ton silence Mon cœur a vieilli de vingt ans En écrivant cette lettre de sang... revenir au début
Si longtemps ton regard S'est plongé dans l'émeraude De mes yeux Je l'ai vu, que cherches-tu ? L'as-tu trouvé ? Tu as voulu toucher notre amour Que j'avais gardé au chaud D'un seul feu Tu as eu peur de te brûler Aussi, tu as baissé les yeux Te souvenant qu'hier encore Tu y faisais naufrage En entrevoyant la vérité Tu as eu peur de l'affronter Comment faire pour s'abandonner Et rêver quand on est À demi noyé. Puis, tu m'as embrassé Tu as baissé les armes En guerrier de l'amour Tu as posé un genou à terre À mon grand étonnement Tu as rendu ton armure En me couvrant de " je t'aime " Tu as tout retrouvé Comme si rien ne s'était arrêté Tu t'y es jeté À cœur et à corps Perdu sans avoir peur Tu as saisi la bouée Que je t'avais lancée Pour ne plus être otage D'un passé qui faisait mal En choisissant ton sauvetage Tu as atteint le rivage Et notre plage de sable À présent, mon amour Nous sommes du même voyage. revenir au début
Je prendrai tout de toi Les cicatrices que l'on voit Celles qui ne se voient pas Plus présentes, je crois. Je te prendrai belle ou laide Puisque déjà je t'aime Au travers de tes lettres Avant de te connaître. Je prendrai tout tes défauts Même si se sont les plus gros La qualité de tes mots Valent plus que les autres Ils suffiront sur ma peau. De toi, je ne veux rien exiger Nous trouverons la sécurité Sans calcul, sans arrières pensées Pour nous éclabousser. Dans mon cœur, il fait clair À en voir le soleil Tu pourras t'y réchauffer Comme sous un nouveau ciel Et cette flamme qui veille De t'aimer sans pareil Tu ne pourras la souffler Sinon, jamais la retrouver. Quitteras-tu ton manteau de misère Pour vivre dans ma lumière Je t'embrasse fort et sincère À bientôt, je l'espère Mon inconnue, belle. revenir au début
Il y a des murmures Des prières Quelques bougies éteintes Sur la pierre Où passe à peine Une faible lumière Du matin. Il y a la solitude Assoiffée Prête à se jeter De l'autre côté De ces murs trop glacés Pour aller respirer L'odeur des pins. Quand il n'y a plus que moi Au couché des étoiles Dans ce brouillard de larmes Qui n'en finit pas. Il y a des souvenirs Étranglés Complicité avouée Indélébile et torturée Pour m'assommer De vouloir te garder Toujours entre mes mains. Il y a cette mémoire Sans pause Qui colle à ma peau Tel un fantôme Qui aire sans repos Sur mon chemin. Il y a la souffrance Les regrets Et les mots qui se taisent De discours de chimères Quand rien n'est plus pareil Jusqu'à la couleur du ciel Qui ressent le chagrin. Envole-toi mon amour grand Reprends tes ailes d'argent Ici je garde notre amour Pour qu'il devienne un jour Un autre rendez-vous Du destin... Pour nous. revenir au début
Puisqu'il est trop tard Dans ce désert de sable De poussières qui volent vers l'oubli Puisqu'il faut reprendre Un train qui s'élance Pour nous consumer loin d'ici De ce quai immense Où forcément l'adieu nous domine Puisque c'est ailleurs Qu'iront mourir les heures Découvrir d'autres joies anonymes Loin de moi. J'ai des morceaux de rêves dans mes veines Blottis contre la nuit Pour empêcher les blessures De grandir ma peine Et tout ce que je déteste L'après du silence et la solitude Trop bruyante. Entre des heures qui balancent L'invraisemblable trot tôt De finir L'histoire de nos vies Ce mauvais chapitre Comme un roman noir Sans autre destin Que de mourir. Même s'il ne me reste de toi Qu'une trace de tes pas Au milieu des douleurs Où j'ai planté mes pleurs Pour fleurir les saisons Qui n'ont pas su retenir L'horizon de ton âme. Dans ton voyage, garde mon image Ici, là-bas, puisque tu pars Puisque les nuits s'endorment À l'ombre de mes paupières Faites encore des prières Pour me donner la force Le courage d'autres ciels Pour ne pas bousculer L'eau de mes larmes salées. revenir au début
Courir encore Jusqu'à tomber À bout de force Dériver Quelques secondes Qui ont cédé Sous la raison Assassiné. Qu'est ce qu'il faut dire À ceux qui tremblent Des blessures de la vie Quand même le temps Repousse à plus tard L'espace d'y voir Un peu moins sale Dans ce brouillard. Perdre les jours Sans caution Qui s'en vont Malgré tout Crier l'urgence Inconsciemment De se défendre Des tourments. Qu'est ce qu'on peu dire Quand tout fait mal Qu'après la pluie De la mémoire Revient l'espoir D'autres regards L'instant d'y voir Un peu moins sale Quoi qu'il advienne Le temps qui passe Oublier la grêle À chaque fois. Que ce n'est plus la peine De comprendre et savoir Pourquoi ils saignent À chaque pas Qui les bannit D'être vivant Quand tout se brise D'éternellement. Toi solitude Laide et fragile Juste au dessus Des jours mobiles Vertige au noir Que l'on efface Tes traces C'était fatal Que tu comprennes Qu'il n'y a pas Que des chaînes À nos âmes. revenir au début
Des sourires auxquels on repense Des regards qu'on voudrait reprendre Juste une heure avec violence Qui gommeraient l'absence. Des rêves anciens d'amour Des mots qui nous frôlent en silence Pour souffler sur les jours De mélancolie d'inconscience Comme un lac qui s'étend. Des gestes aveugles et sourds Des larmes d'horizons plus grands Comme un coup de foudre Qui nous touche le ventre D'émotions d'importance Des images dans notre mémoire C'est le cadeau du temps Et le passé qui passe Au hasard du présent Qui s'invente un voyage De souvenirs brûlants Et quoi que l'on fasse Quelques secondes s'étendent Dans l'espace qui nous prend. Des sourires auxquels on repense Des regards qu'on voudrait surprendre Juste une heure, un moment Un instant sans violence Qui gommerait l'absence. Des rêves anciens qui se déroulent Des mots murmurés qui s'engouffrent À la pointe de nous Des passions bouleversantes Transformées de silence. revenir au début
Je voulais simplement te dire Que derrière son sourire Il y avait des larmes sans fin. Dans le silence de ses lettres Qu'elle écrit en secret Pour les déchirer au matin. Sur son cœur tout chiffonné Des souvenirs de t'aimer Ta photo dans les mains. Je ne te dis pas de l'appeler Ni même d'aller la retrouver Juste une pensée, tu vois, c'est rien. Je sais qu'elle a perdu la foi Pour découvrir la colère et la hargne Depuis que tu n'es plus là. Dans ces nuits blanches, c'est l'hiver Une différence de soleil Parce qu'elle ne pense qu'à toi. Je voudrais simplement te dire Qu'elle a du mal à survivre Ses yeux ne cherchent que les tiens. Dans l'insolence de ses rêves J'entends le murmure des prières Qu'elle conjugue au chagrin. Je te dis juste qu'elle est blessée Que je ne peux pas l'aider Toi seul étais son refrain Sa longueur, son moteur, son destin Je ne te dis pas de culpabiliser Ni même d'aller la consoler Juste une pensée, tu vois, c'est rien Au creux de tes mains Une pensée et c'est bien C'est tout et c'est rien. Si des regrets te martèlent Et que toi aussi tu l'aimes Lance-moi un s.o.s Je sonnerai les tempêtes Qui guérissent les querelles Réfléchis bien, je t'aime mon frère. revenir au début
Le cœur à la dérive Le regard immobile J'imagine la nuit Suspendu à un fil. Des lumières qui s'éteignent Et d'autres qui s'éveillent Pour l'amour ou l'angoisse Qui sait, peut-être pas. Je regarde la foule S'engouffrer dans des tours Où plus rien ne respire L'instant d'un sursis. Et je compte les heures Où il n'y a plus personne Pour tromper le malheur Que je voulais menteur Insignifiant et seul Pour taire la douleur Qui cogne dans mon cœur. J'imagine que cette vie N'est pas vraiment la mienne Qu'il suffit de mourir Pour de nouveau renaître. Quand un mauvais génie A fait sa valise Juste merci au revoir Nous deux, c'était pas vraiment ça. J'ai cru en l'amour Lui, n'était que discours A l'ombre de tout Je regarde la foule Pour noyer mes pensées Et tout réinventer Comme dans les comtes de fées Où j'aimais respirer Juste avant de l'aimer Juste avant de sombrer Dans la folie du vide De l'esprit de la nuit. revenir au début
Toi qui es née en septembre À l'ombre d'un été brûlant Pour respirer la vie C'est ta caution d'avenir Qu'ils ont tracée pour toi Du côté des étoiles Pour qu'elles puissent éclairer Tes nuits enchantées. Toi, tendrement que l'on berce D'une mélodie nouvelle La tête cerclée de boucles Si belle et si rousse Toi qui souris aux anges Captive de leurs chants Ce sont des jours heureux Bénis sans doute par les dieux. Tu grandis domptée et rebelle Et la rousseur de ta crinière Se mélange à l'esprit sauvage Comme un galop de cheval Il ne te manque rien Tu as la grâce au féminin Tu es le feu et la tempête Le calme bleu du ciel. Toi qui grandis au soleil L'adolescence te martèle Tu es soumise et révoltée Dans ce monde de grands Pour découvrir les romances Que tu as lu avec passion À longueur de raison. Te voici une femme parfaite La nature t'a faite belle De trésors et d'amour Jusqu'au rose de tes joues Et tu danses encore, et tu danses À côté de tes juste vingt ans Et le flambeau de tes yeux Fait des jalouses et des malheureux. Quelque peu éprouvée par le temps Qui n'a semé que du vent Sur ton cœur l'amour est absent Et le fantôme de tes printemps Vient creuser les blessures Du silence d'être nue Sans personne dans tes bras Pour remplir ton regard. Surtout ne te retourne pas Le temps déjà s'évade Il est trop tard. revenir au début
Un geste immobile, une lueur qui s'achève Révolté, douloureux au fond du regard Le silence des mots qui blesse Qui ne finiront pas la phrase. Le temps apprivoisé qui sommeil Des saisons qui n'en finissent pas Et le sang des colères qui saignent Comme si c'était son dernier combat. Une mémoire enfermée au creux de notre âme Un rêve qui s'achève par trop de brouillard Sous le poids des heures quotidiennes Éprouvée par des milliers d'orages. Des sourires bouleversants qu'on a pas su séduire Des regrets turbulents qu'on a pas pu détruire La romance est captive autant que fugitive La solitude lui ressemble aussi. La vie ne s'apprend pas sans souffrance Les expériences me l'ont bien expliqué Chaque fausse note est un pas en avant Même si la musique est un peu décalée. Il nous reste la symphonie du rêve En attendant l'être qui saura nous aimer Aussi longtemps qu'il y aura dans le ciel Des étoiles pour défendre le soir Lumineuses d'espoir Dans le noir. Où nous aurons froid. revenir au début |
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